La pollution tue 10.000 Belges par an

n.c.

Mardi 12 février 2008

La pollution tue 10.000 belges par an

Bruxelles prend des mesures : contrôles de vitesse renforcés avec interception immédiate des contrevenants. La Wallonie les maintient. Ces « pics » de pollution révèlent les faiblesses de notre santé et sont un facteur de risque important.

Alerte sur Bruxelles ! Ce mardi sera le troisième jour consécutif au cours duquel les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) dans l’air seront au-dessus des 150 microgrammes par mètre cube. La cellule interrégionale pour l’Environnement (Celine) actionne donc l’alarme : des mesures de prévention doivent entrer en vigueur. La Région bruxelloise demande notamment aux automobilistes de respecter les limitations de vitesse. La répression sera accrue : contrôles de vitesse renforcés avec interception immédiate des contrevenants.

En Wallonie, la phase de pré-alerte lancée jeudi dernier reste d’application en ce qui concerne les particules fines, dans les bassins de Charleroi et de Liège. « Mais pas de quoi s’inquiéter », continue d’affirmer Celine.

Mais à quoi servent réellement ces mesures ponctuelles prises au hasard des pics de pollution ?

Selon Benoît Nemery de Bellevaux, professeur de pneumologie à l’université de Leuven, ces pics de pollution « tuent » environ 1.000 personnes auxquels il faut ajouter 9.000 décès liés à la pollution de base.

Des chiffres très impressionnants mais qu’il ne faut évidemment pas prendre au pied de la lettre : « Il est toujours difficile d’attribuer ces décès à une seule cause, explique ce spécialiste. Ce qui cause la mort, c’est l’infarctus et la pollution est un facteur de risque pour l’infarctus. »

Autre précision : les taux de NO2 que nous connaîtrons aujourd’hui ne sont pas « mortels ». Mais ils témoignent à eux seuls d’une pollution générale qui est, elle, très dangereuse.