La Région wallonne demande des garanties à ArcelorMittal

n.c.

Jeudi 4 mars 2010

La Région wallonne est prête à intervenir financièrement afin qu’ArcelorMittal dispose des quotas C02 nécessaires pour la relance du haut-fourneau B d’Ougrée, prévue le 12 avril, mais réclame des garanties sur le maintien de l’emploi et la réalisation des investissements.

« La Région est prête à rencontrer les attentes d’Arcelormittal si ce qu’elle fait au présent s’inscrit dans un avenir », a commenté le ministre wallon du Budget, André Antoine, jeudi à l’issue d’une rencontre avec les représentants de la CSC et de la CNE.

Les syndicats s’inquiétaient de l’implication régionale dans la relance du chaud liégeois. « Nous avons été rassurés. Nous savons que les budgets sont là et que la Région demandera des garanties », s’est réjoui Jordan Atanasov (CSC) après la réunion à Liège avec les ministres cdH André Antoine et Marie-Dominique Simonet.

Un accord sur l’octroi des quotas avait été conclu le 1er février 2008 entre ArcelorMittal, la Région wallonne et le fédéral lors de la relance du HF6.

L’entreprise réclamait 20 millions de tonnes sur la période 2008-2012. Le fédéral et la Région s’étaient engagés pour la prise en charge de deux tiers des quotas, le dernier tiers étant dégagé par l’entreprise.

ArcelorMittal réclame cette fois 13 millions de tonnes, à un coût d’environ 14 euros la tonne. Aucune somme n’est prévue dans le budget 2010 car lors de la conception du budget, la relance du haut-fourneau n’avait jamais été évoquée.

Mais il y aura un ajustement budgétaire au printemps et « même si ça ne sera pas facile », la Région a promis de débloquer les fonds nécessaires, avec toutefois des conditions. « Des garanties doivent être obtenues avant cela. Notamment au niveau de l’emploi car les syndicats font état de précarité dans les statuts, ainsi qu’au niveau des investissements. Nous devons nous assurer de la pérennité des outils. La Région ne peut plus accorder d’aide sans garantie », a remarqué André Antoine.

Des contacts seront pris très rapidement avec la direction d’ArcelorMittal. Le dossier sera ensuite porté au Fédéral, compétent pour le plan d’allocation des quotas, avant d’être transmis à la commission européenne.

(Belga)