Borzée se cherche un avenir

DRUEZ,NICOLAS

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Vendredi 19 juin 2009

La Roche Une étude pour redéfinir le village de vacances

Un site bucolique, en pleine forêt. Le parti Ecolo y organise chaque été ses « Rencontres écologiques ». Des générations d’enfants ont fréquenté les classes vertes. Le Centre Nature de Borzée, sur les hauteurs de La Roche, est une institution. Elle a le poids de son âge : les bâtiments ont été construits au début des années septante. Modernes, à l’époque. Inadaptés et énergivores, en 2009. « Nous avons besoin d’un plan de redéploiement », souligne le directeur, Jeroen Ooms.

L’état de l’infrastructure n’est pas le seul souci. Il s’accompagne d’une baisse de fréquentation. « Quand les gens font systématiquement les mêmes remarques sur les bâtiments, ça devient un problème commercial », enchaîne, lucide, le directeur.

Depuis dix ans, la CGSP, propriétaire, met la main à la poche pour boucher les trous. Rénover ? Le budget a été chiffré à dix-huit millions d’euros. Énorme. Le syndicat n’a pas les moyens d’assumer l’investissement. « Il existe pourtant un potentiel et la volonté d’aller de l’avant est encore présente. » Confirmation, il y a quelques jours : l’assemblée générale des actionnaires du Centre de vacances a confié à une société, Europraxis Consulting, une double mission. Un : analyser l’activité actuelle et la repositionner. Deux : développer un projet immobilier touristique, avec le hameau de Borzée.

« Seule une étude de fond peut nous apporter des enseignements », précise Jeroen Ooms. Toutes les portes sont ouvertes, y compris la démolition d’une partie des installations. « Nous avons identifié une zone de loisirs de 15 ha, avec des parcelles à bâtir. » Les responsables rêvent d’un pôle mêlant hébergement et tourisme, qui soit durable et novateur. Le consultant a aussi été chargé de dénicher des investisseurs. « Le nouveau dossier devra tenir la route financièrement, conclut Jeroen Ooms. Ce n’est parce que nous avons une vocation sociale que le Centre ne peut pas rapporter d’argent ! »

Classes vertes : animations payantes

Cette fois, la décision est prise : le Centre Nature n’animera plus les classes vertes. Celles-ci représentent encore 20.000 nuitées par an, sur un total de 50.000. « Les écoles désirant venir devront désormais avoir un encadrement complet. Jusqu’ici, l’animation proposée était quasiment gratuite. Nous ne pouvons plus nous le permettre », indique Jeroen Ooms.

L’idée de supprimer les classes vertes avait été évoquée il y quelques mois, mais ce ne sera donc pas tout à fait le cas. Le directeur insiste : « Les écoles sont encore les bienvenues, à la condition d’avoir une équipe qui s’occupe des enfants durant tout le séjour ». (N.D.)