La Wallonie picarde veut son port logistique

KETELAIR,CEDRIC

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Samedi 17 octobre 2009

Aménager le port fluvial de Pecq, l’idée chemine depuis plusieurs années au Port autonome du Centre de l’ouest (Paco). En 2008, un accord était signé avec la Région wallonne et l’intercommunale Ideta pour que celle-ci aménage la zone. « Ce n’était pas une zone prioritaire pour nous, avoue Olivier Bontems, directeur de l’équipement et des infrastructures chez l’Ideta. Nous avons hérité de ce dossier qui est devenu une priorité car il n’existe pas de zone de transbordement portuaire pour les containers sur notre zone aujourd’hui. Dans l’optique du canal Seine-Nord Europe, c’est une belle opportunité pour la Wallonie picarde. » Reste à résoudre le problème du pont des Trous à Tournai.

Autour d’un terrain de 4,8 hectares consacré à l’activité portuaire proprement dite et au transbordement de containers – zone qui sera gérée par le Paco –, sept hectares de terrain, divisé en quatre parcelles seront destinés à accueillir des entreprises spécialisées dans la logistique. Ideta y aménagera une route qui remplacera celle qui longe aujourd’hui l’Escaut. Un budget de sept millions d’euros est prévu pour l’aménagement de cette zone, Ideta investira 20 % de cette somme sur fonds propres.

Au carrefour entre la rue du zoning et la nationale 50, un rond-point sera aménagé par le MET. L’ideta prendra à charge 80 % des travaux qui sont évalués à un million d’euros. Le but étant de permettre aux poids lourds de rejoindre plus facilement l’autoroute A17 via la RN50 et la RN511. Les travaux devraient commencer dès le mois de mars 2010.

Le Paco s’est donné comme objectif de transborder 400.000 tonnes d’inertes annuellement sur ses ports de Pecq et de Vaulx. Deux plateformes sont prévues à Pecq pour transborder 22.500 containers par an. Aujourd’hui, le Paco transborde 5,5 millions de tonnes par an et souhaite atteindre 8,5 millions de tonnes d’ici 2010.

Avec ce projet, la trimodalité en matière de transport sera atteinte. En effet, à quelques kilomètres de là, l’intercommunale IEG possède le dryport bimodal qui permet de transporter des containers par trains.