Laurent soutiendrait les anti-Kadhafi

n.c.

Jeudi 7 avril 2011

Le prince aurait porté soutien à des opposants libyens, écrit La Libre. Il entretiendrait de nombreux contacts diplomatiques à l’insu du Palais et du gouvernement. Ce dernier veut lui faire signer « un contrat » en échange de sa dotation.

Selon la Libre Belgique, le Prince « joue la carte de la diplomatie parallèle », notamment en soutenant les rebelles hostiles au régime du colonel Kadhafi et ce, depuis la Belgique. Il aurait ainsi organisé la semaine dernière à Bruxelles une rencontre pour plaider la cause de diplomates libyens, en poste à l’ambassade de Bruxelles, qui désiraient renverser l’ambassadeur en titre, qui reste fidèle au régime officiel libyen.

« Ces offices diplomatiques parallèles sont menés à l’insu complet du gouvernement belge et du Palais royal », souligne le quotidien. Et le journal d’évoquer de précédents voyages du prince Laurent en Libye et des contacts avec le pouvoir en place, tout d’abord pour un projet de « ceinture verte » pour contrer l’avancée du désert, ensuite pour un projet de construction d’une raffinerie pétrolière qui émet le moins de gaz à effet de serre au monde. Un projet qui tournera court, le Prince et ses amis « perdant gros », ajoute le journal, qui cite un témoin qui parle lui « d’une arnaque complète ». Malgré un avertissement du Premier ministre Yves Leterme, le Prince réitère et se rend au Gabon sans prévenir, où il rencontre le président Ali Bongo, ajoute encore le journal.

Un contrat ou fini la dotation

La controverse autour du voyage du Prince en République Démocratique du Congo (RDC), déconseillé par les Affaires étrangères et le Palais royal, a poussé le gouvernement fédéral à convoquer le Prince dans les prochains jours pour faire le point sur ses voyages.

Le gouvernement fédéral souhaite obtenir du Prince l’engagement « clair, net et précis de ne pas poursuivre d’activités à but commercial », indiquent les quotidiens La Libre Belgique et Het Nieuwsblad, mais également d’avertir au préalable le gouvernement de ses missions à l’étranger et d’y renoncer si le gouvernement s’y oppose. Il est également question d’une interdiction d’émettre des jugements politiques et d’une obligation de représenter « le nom et la renommée du pays ».

Ces engagements seraient endossés par le Prince et signés dans une sorte de contrat en échange du maintien de sa dotation de 312.000 euros. Il ne serait pas question de supprimer une partie de celle-ci. Si le Prince ne respecte pas les règles, ce sera au parlement de prendre l’initiative afin de lui retirer sa dotation.

Selon les quotidiens Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen, un groupe de travail parlementaire serait constitué afin de se pencher sur ce dossier.

(belga)