Le cinéma belge fidèle à Moustier

BODART,CORINNE

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Mercredi 7 mars 2007

Jemeppe Le dernier film de Berliner en ouverture du festival

Sans strass et sans stress, revoilà le festival de Moustier. Au programme, plus que des films : une ambiance.

Le rendez-vous est devenu si familier qu'on a failli oublier de l'annoncer. Pourtant, qu'il serait dommage de ne pas se rendre à Moustier lorsque la salle culturelle Gabrielle Bernard déroule son tapis rouge au Festival du cinéma belge. C'est en effet cinq jours particuliers qui démarrent ce soir. Cinq jours alliant une programmation de qualité, une équipe sympathique et un public généreux. Une recette qui donne à ce rendez-vous, une atmosphère unique.

Nous ne sommes pas les seuls à le penser. Il suffit d'aller lire sur le site internet du festival les dédicaces laissées par certains invités des éditions précédentes (1). « Je n'oublierai pas la rencontre avec le public qui a suivi la projection du Fils. » (Jean-Pierre Dardenne). « Si je devais résumer en un mot le sentiment qui me reste de ce joli petit festival, c'est la gentillesse. » (le réalisateur Harry Cleven).

Puis il y a aussi les mots doux des invités presque permanents du festival, les « Namurois ». Benoît Poelvoorde, Xavier Diskeuve, Benoît Mariage, le monteur Philippe Bourgueil... Parce que le festival de Moustier, c'est aussi ça : une histoire d'amitié et de fidélité.

Une histoire qui ne s'écrirait pas de la même manière si Claude Leclercq n'était pas le président du festival. Au quotidien, il est chargé de promouvoir le cinéma de la Communauté française. Au-delà de son travail, cet homme a la qualité - rare - de s'intéresser vraiment aux artistes en devenir.

Comme en témoigne, s'il en était encore besoin, le clip du festival dont la réalisation a été confiée au jeune et prometteur Jules Eerdekens. Cette qualité, elle ne s'oublie pas.

L'an dernier, pour ne citer que cet exemple, Marie Gillain, ne pouvant être présente pour les trente ans du festival, a participé à la fête en direct par téléphone depuis Paris.

L'homme est fidèle, donc. Les acteurs et réalisateurs belges aussi. On parle de Moustier. On y vient et y revient. On y amène des amis. Cela crée des événements surprises, des invités de plus. Le réseau des complices s'élargit.

Plus de trente ans

de fidélité du public

Cette année, Alain Berliner est attendu mercredi soir pour la projection, en avant-première, de son film J'aurais voulu être un danseur avec entre autres Cécile de France. Et on devrait aussi croiser Olivier Gourmet, Eric-Emmanuel Schmitt ou encore Nicolas Buysse...

Le public ne s'y trompe pas. Depuis plus de trente ans, il vient. Lui aussi avec fidélité. Il sait qu'il ne sera pas assis dans de gros fauteuils confortables mais qu'il pourra parler passionnément avec les acteurs et les réalisateurs après les projections. Il sent qu'il n'est pas dans un festival comme les autres : il a une âme, tout simplement.

(1) http://www.cinemabelge.be

pratique

pratique

Festival. Il se déroule du 7 au 11 mars à la salle culturelle Gabrielle Bernard de Moustier-sur-Sambre.

Jeune public. A noter, pour les plus jeunes, une séance hommage aux 100 ans d'Hergé avec la projection de Tintin et le temple du soleil (le 7/03 à 14 h 30). Ou encore la projection de Pom le poulain d'Olivier Ringer (le 11/03 à 15 h).

Soirée caritative.

Le 8 mars, à partir de 20 heures, soirée caritative au profit des Coteaux Mosans. Au programme, Nue propriété de Joachim Lafosse avec Isabelle Huppert, Jérémie Renier et Yannick Renier.