Le groupe Contact lorgne sur le Maroc

GORISSEN,AGNES

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Mercredi 29 mars 2006

Radio Des projets plein les ondes

Le train-train n'est pas à l'ordre du jour, dans le groupe Contact. On le sait, Francis Lemaire, fondateur et administrateur-délégué du groupe, a décidé, à 50 ans, de lever le pied, de prendre un peu de distance vis-à-vis de ses fonctions. Et, sans doute, de s'offrir un peu de repos. Ce que va lui permettre l'arrivée d'Eric Adelbrecht, bien en cour à RTL (qui détient Contact à 49,4 %).

Mais le bouillonnement ne s'arrête pas là. Après s'être implanté en Europe de l'Est - Roumanie, Bulgarie et Moldavie -, le groupe Contact vise l'Afrique du Nord. Il dépose en effet ce mercredi un projet en réponse à un appel d'offres des autorités marocaines.

Objectif : créer des stations locales de radio pour les jeunes (musique et info), inexistantes pour l'instant. Le projet, qui couvrirait trois régions (Casablanca, Rabat-Salé et Marrakech-Haut-Atlas, soit 13 millions d'habitants), a été élaboré en partenariat avec FC Com, une société marocaine qui détient 25 % des parts du marché de l'affichage publicitaire dans le pays. La décision de Rabat est attendue la semaine prochaine.

Des projets, il y en a aussi du côté de BFM, la radio économique du groupe Contact. D'abord, le podcasting. Le site internet devrait être fin prêt avant les vacances. La possibilité de télécharger des séquences au format MP3 suivrait en septembre. L'idée (encore très, très vague) germe aussi d'implanter BFM en Flandre.

En attendant les fréquences...

Et puis, bien sûr, impossible de ne pas aborder le monstre du Loch Ness qu'est le plan de fréquences. Celui-ci est prêt au cabinet de la ministre Fadila Laanan, il devrait être dévoilé incessamment. Restera alors aux radios à faire part du nombre de fréquences qu'elles souhaitent dans ce schéma - sans être sûres, évidemment, qu'elles l'obtiendront. « Nous en demandons dix à douze, annonce déjà Alain Mahaux, président de BFM - la station en compte actuellement six. Pour couvrir les villes de la dorsale wallonne et de l'axe Bruxelles-Arlon. »

Inutile de préciser que BFM regarde d'un oeil noir la RTBF qui, « à ce jour, a pris une vingtaine de fréquences qui ne lui sont pas attribuées. Déjà qu'elle avait obtenu une part du gâteau publicitaire sans contrepartie au privé... Si on veut la mort du privé, il faut le dire », conclut Mahaux.