Le moral des Belges rechute lourdement
BELGA; THOMAS,PIERRE-HENRI
Mardi 21 février 2012
Le fait du jour
Cet indicateur s’établissait à -16 en janvier. Il avait alors atteint un plancher depuis juillet 2009, mais s’était néanmoins légèrement raffermi en décembre 2011, s’affichant à -12, contre -14 en novembre. Le voilà donc qui poursuit sa chute.
« La baisse de l’indicateur s’explique principalement par un pessimisme nettement plus marqué des consommateurs quant aux perspectives en matière de chômage. Ils s’attendent, en outre, à une détérioration accrue du contexte économique général », détaille la BNB dans un communiqué.
Les ménages anticipent également une dégradation de leurs finances, souligne la Banque nationale. Sur ce point, les Belges ont une image très mauvaise de leur situation financière, aussi mauvaise qu’au plus fort de la crise de l’automne 2008.
Une bonne partie de ce mauvais moral s’explique par la situation de l’emploi : on sait que le bureau du Pan estime que cette année, le chômage devrait repartir à la hausse, pour atteindre 7,5 % de la population active (contre 7,2 % en moyenne l’an dernier), alors que les dernières mesures d’austérité devraient également peser sur le pouvoir d’achat.
Du coup, les Belges font le gros dos et se constituent des réserves : « Ils évaluent leur capacité d’épargne future un peu plus favorablement qu’il y a un mois », note la Banque nationale.

