Le rapport bis est déposé

DRUEZ,NICOLAS; BURGRAFF,ERIC

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Vendredi 8 juin 2007

Luxembourg Il rejoint les directions d'hôpitaux sur les urgences

l'étude fait la synthèse entre un premier rapport et le plan des intercommunales. La coordination hospitalière a du travail !

Les grandes décisions se prendront une fois les élections finies... » Depuis des semaines, le monde politique luxembourgeois repousse le débat sur la restructuration des hôpitaux à l'après-10 juin. De grandes manoeuvres sont annoncées dès mardi prochain, avec une réunion de la coordination hospitalière (CHL). Ses membres découvriront le rapport bis des experts, dont nous dévoilons les grandes lignes. Le monde médical et les directions générales des cliniques sont, eux, tombés d'accord début mai sur un projet, à Durbuy (Le Soir du 25/6). Il prévoit le maintien des quatre sites aigus : Marche, Bastogne, Libramont et Arlon. Etat des lieux.

Le rapport bis des experts. Il devrait être en possession ce vendredi du député provincial aux Soins de santé, Jean-Marie Carrier (PS). Une mission complémentaire avait été demandée aux quatre experts, depuis la publication de leur premier rapport. Leur travail a consisté à chiffrer le plan médical fait en décembre (maintien de sites aigus à Marche, Libramont et Arlon), à examiner la contre-proposition de l'Ifac (Marche et Bastogne) et à intégrer l'accord de Durbuy. Selon nos informations, ce rapport bis se situe dans la lignée du premier. La clinique de Bastogne serait toujours en sursis en tant que site aigu. Elle le serait, d'une part, jusqu'à la réalisation des investissements à Marche et Libramont (extension de bâtiments, transfert de lits...) et, d'autre part, à la mise en place d'une structure efficace d'aide médicale urgente.

Le contre-rapport de l'Ifac. Dans la foulée du premier rapport des experts, l'Ifac (Marche-Bastogne) avait sollicité une contre-expertise. Objectif : évaluer le coût de l'option d'un grand hôpital dans le centre-nord. Cette analyse est bouclée. Elle a été réalisée par la société Ramboll Management. Que dit-elle ? A long terme - 20 à 25 ans -, la suppression des trois sites aigus (Libramont, Marche et Bastogne) est la meilleure solution. Il en coûterait, pour la construction d'un établissement de 450 lits, 80 millions d'euros. Si l'on ajoute les honoraires d'architecte, l'achat des terrains, etc., la facture grimpe à 120 millions. Les trois villes conserveraient une polyclinique, avec un Smur (service mobile d'urgence et de réanimation) et un mini-service d'urgences.

Philippe Courard invite. Les représentants des différentes intercommunales prendront le chemin du ministère des Affaires intérieures, d'ici peu. Philippe Courard (PS) les a convoqués pour une réunion au comité régional d'accompagnement permanent (Crap). Cette instance est chargée du suivi de l'aide donnée via le plan Tonus.