LE RECORD EST PAUVRE MAIS IL FAIT ENVIE EN WALLONIE AVANCE RALENTIE DU CHOMAGE EN PROVINCE DE LIEGE

DEPAS,GUY

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Samedi 25 juin 1994

Le record est pauvre mais il fait envie en Wallonie

Avance ralentie du chômage en province de Liège

En février 1994 par rapport à février 1993, l'augmentation du nombre de demandeurs d'emplois a été de 7,3 % en province de Liège (77.081 unités contre 71.815) alors que, pendant la même période, le chômage s'accroissait de 19,5 % en province de Luxembourg, de 15,6 % dans l'arrondissement de Nivelles, de 12,2 % en Namurois, et de 7,9 % en Hainaut, soit une valeur moyenne de + 12,7 % pour la région entière.

Au pays des aveugles le borgne est-il roi? Si le phénomène s'aggrave sans désemparer en termes absolus, brille cependant une lueur d'espoir en termes relatifs: le ralentissement est constant depuis octobre 1993, les taux revenant de 12,7 % à ce moment à 9,1 % et 7,3 % en janvier et février 1994.

La statistique a donc cessé d'être en phase avec l'impression de marasme que laisse, spécialement dans les deux grands bassins instrirels wallons, l'observation de la conjoncture: voici plusieurs mois, en effet, que Liège et Charleroi se disputent la palme de la moins forte augmentation du chômage en Wallonie.

Le recul du taux de croissance du nombre des demandeurs d'emploi sur base annuelle est constaté dans les quatre arrondissements de notre province. Il est particulièrement marqué dans les régions industrielles à forte densité de population, Liège (51.956 chômeurs ou + 6,4 % en février 1994/février 1993) et Verviers (14.609 unités + 7,7 %). Waremme s'inscrit en troisième position (3.756 personnes + 9,8 %) et Huy conserve la lanterne rouge (6.770 demandeurs + 13,2 %).

Pour les douze mois arrêtés à fin février, le nombre record des chômeurs a été atteint en septembre, sauf à Verviers où il culminait en aout déjà. Depuis, la résorption est générale: 77.081 personnes en quête de travail en février 1994 contre 79.631 en septembre 1993 à l'échelle de la province.

GUY DEPAS