LE ROI ET LA REINE AU 125E ANNIVERSAIRE DU CENTRE DE RECHERCHE AGRONOMIQUE LES CHERCHEURS ONT CREUSE LEUR SILLON,A GEMBLOUX

PETIT,JEAN-PHILIPPE

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Jeudi 13 novembre 1997

Le Roi et la Reine au 125e anniversaire du Centre de recherche agronomique

Les chercheurs ont creusé leur sillon, à Gembloux

Journée d'apothéose pour cette année de célébration du 125e anniversaire du Centre de recherche agronomique de Gembloux. Le roi Albert II et la reine Paola ont rehaussé de leur présence la séance académique qui s'est déroulée, hier, à l'espace Senghor de la Faculté des sciences agronomiques voisine. Les «patrons» du Centre de recherche, Karel Pinxten, ministre de l'Agriculture, et André Flahaut, ministre de la Fonction publique, avaient également fait le déplacement.

Les Souverains ont d'abord eu l'occasion de s'intéresser au travail des chercheurs. Ils ont visité le département de lutte biologique et de ressources phytogénétiques, un des sept départements qui constituent aujourd'hui le Centre de recherche agronomique. Dans ce véritable laboratoire de médecine des plantes, ils ont pu mesurer les progrès réalisés en matière de protection des végétaux contre leurs ennemis naturels. La recherche s'oriente, par exemple, de plus en plus vers une sélection génétique visant à mettre au point des souches de céréales et d'arbres fruitiers plus resistants aux maladies.

Lors de la séance académique proprement dite, Robert Biston, le directeur du Centre de recherche, a rappelé les origines de son institution. Si elle en est aujourd'hui totalement indépendante, c'est bien à l'initiative de l'Institut agricole de Gembloux (la Faculté des sciences agronomiques de nos jours) qu'a été créée, en 1872, la station agricole de Gembloux, première appellation de ce qui allait devenir le Centre de recherche. Sa mission : tenter, à l'aide de la science, de résoudre les problèmes qui se posaient à l'agriculture. Elle n'a cessé de s'étendre depuis pour compter en 1997 un effectif de 400 personnes, dont 80 scientifiques.

Au cours de son siècle et un quart d'existence, le Centre de recherche agronomique a, sans aucun doute, contribué à faire passer l'agriculture belge d'une situation où elle ne parvenait pas à répondre aux besoins du pays aux excédents commerciaux que l'on connaît désormais. Dans un avenir proche, les chercheurs devront tenter d'aider les agriculteurs belges à s'adapter à la mondialisation des marchés. Il revient plus que jamais à la recherche agronomique de les soutenir en les aidant à assurer leur compétitivité et de garantir aux consommateurs une alimentation de qualité, a précisé Robert Biston.

J.-P. P.