Le tourisme d’affaires s’unit en BW

DE VOGELAERE, JEAN-PHILIPPE

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Mercredi 29 septembre 2010

Région Création d’un « Convention Bureau » pour capter les marchés

Quel est le lien entre l’Hôtel Mercure, le Château de Limelette et l’Aula Magna, à Ottignies-Louvain-la-Neuve, le parc Walibi Belgium et l’hôtel Leonardo, à Wavre, la Chambre de commerce et d’industrie du Brabant wallon, à Nivelles, Le Dolce La Hulpe Brussels Hôtel, à La Hulpe, et le Lido et le Château du Lac à Genval ?

Le BWCB ! Ou Brabant wallon Convention Bureau, une nouvelle institution où, une fois n’est pas coutume, le Brabant wallon était à la traîne et qui a pour but, comme dans les autres provinces, de répondre à la demande du tourisme d’affaires par une assistance spécifique et de faciliter la venue ou l’organisation de manifestations professionnelles dans la Jeune Province.

« Dans le paysage wallon, le Brabant wallon fait exception à la règle en ce qui concerne les hôtels d’affaires, avec des grandes capacités d’hébergement, tout comme un nombre considérable d’espaces de réunion ou d’événements, note Daniel Danloy, directeur des produits touristiques au Commissariat général au tourisme. On compte ainsi une vingtaine d’hôtels, classés en majorité en trois ou quatre étoiles et comptant même, avec le Château du Lac le seul, cinq étoiles de Wallonie. Parmi ces hôtels, les 10 plus grands totalisent plus de 1.000 chambres, pour une capacité hôtelière de plus de 2.000 personnes. Et quatre de ces hôtels disposent entre 16 et 37 salles de séminaires. Par cette capacité, le Brabant wallon peut se targuer d’être une destination d’affaires et ne doit pas rougir face à la capitale ! »

Mais d’admettre que les statistiques actuelles ne sont pas fiables et que des nouvelles sont en cours de collecte via l’Observatoire du tourisme wallon. Olivier Meulemans, du Château du Lac, indique cependant que, pour l’hôtel de John Martin, « le tourisme d’affaires représente 65 % du chiffre d’affaires, répartis pour moitié sur les marchés nationaux et internationaux. »

Vendre l’image de la province

Le BWCB a installé ses bureaux dans ceux de la Chambre de commerce à Nivelles, et a reçu un subside de 100.000 euros de la Région wallonne. Le but de la présidente Lutgarde Michielsen, patronne de l’hôtel Mercure, et de la coordinatrice Florence Camus, sera de trouver de nouveaux membres, de finaliser un site Internet et de vivifier le secteur.

Sans concurrence entre les opérateurs ? Pour Philippe Visette, du Dolce, « il faut d’abord vendre l’image du Brabant wallon aux niveaux national et international. C’est comme cela que nous pourrons nous fortifier. » Et comme le conclut Nicolas Lemajeur, du Château de Limette, « pour le reste, à capacité égale, nous devrons toujours faire le jeu de la concurrence entre nous pour l’emporter sur les appels d’offres. C’est comme cela que fonctionne déjà aujourd’hui le tourisme d’affaires. »