LE TOURNOI DE SPRIMONT

VERLEENE,MAURICE

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Samedi 20 octobre 1990

Le 11e championnat de parties rapides de la Ligue francophone de jeu de dames s'est disputé au Damier sprimontois, club dynamique animé par son président, M. Léon Lemaître, et madame, qui n'est pas étrangère à la belle réussite de ce cercle damiste qui a formé tant de jeunes dont le champion de Belgique juniors 1990, Alain Paquot. Grâce à la collaboration du président du Damier ixellois, M. Albert Detaille, les deux clubs se sont jumelés en se rencontrant en match amical à Ixelles et à Sprimont.

CHAMPIONNAT

DE LA LFJD

Sprimont, le 6 octobre 1990 (parties rapides).

Excellence: champion: Patrick Casaril (Damier serésien), 16 points; 2. M. Grégoire, 13; 3. D. Marini, 11 (78); 4. F. Marini, 11 (72); 5. E. Conrad, 10; 6. A. Paquet, 9; etc. (Dix participants en excellence et en division I, 7 en division II.)

Division I: champion: Maarten Coopers (D. Cinquantenaire, Bruxelles), 14; 2. R. Petitjean, 12; 3. N. Michel, 10; 4. A. Flamant, 9; 5. R. De Sousa, 9; etc.

Division II: champion: Abdelhah Rhimi, 10; 2. P. Humblet, 7; 3. L. Grignet, 7; 4. D. Piacenza, etc.

Nouvelles de clubs: Championnats 1990 Damier ixellois: champion: Laurent Ensay, 23; 2. S. de Groot, 22; G. Wilvers, 21, etc. Tournoi Jean-Louis Delbar: 1. Gaston Wilvers, 14 (112); 2. L. Ensay, 14 (111), etc. Damier serésien: champion: Patrick Casaril, 24; 2. à égalité de points: Georges Hübner; etc. Damier tubizien: champion: Jean-Michel Verstaen, 29; 2. Fr. Pesente, 27, etc.

FEUX D'ARTIFICE

M. J. Hubert nous écrit: Les parties des grands maîtres ne démontrent que peu ou pas de belles combinaisons qui font l'admiration des joueurs moyens. Remarque impertinente, mais les maîtres ne tombent pas dans les pièges tendus par des joueurs de leur force, et on voit leurs matches se terminer par une majorité de parties nulles (match Sijbrands - Tchijov: 18 nulles sur 20 parties). Nous rencontrons les plus belles combinaisons parmi les... déci-maîtres comme les appellent parfois les «forts»! Exemple, une partie que nous avions analysée il y a longtemps.

DIAGRAMME 1

Nous assistons à un «feu d'artifice» déclenché par un «sans grade». La partie s'est jouée à Letterbert (P.-B.) entre J. Kleiker (blancs) et J. Kooistra (noirs). Les noirs viennent de jouer (7-12), et les blancs, pour éviter (12-18), ont répondu 28-23; ne se doutant pas du danger, les noirs répondirent (17-28), déclenchant un petit «feu d'artifice»: 39-33 (28-39) 36-31 (19-28) 30-19 (13-24) forcé 32-23 (39-30) 23-19 (14-23) forcé 31-27 (21-32) 37-19 (24-13) 35-4; vraiment superbe, mais... tout s'effondre après le simple (9-14) 4-7 (1-12). Mais reprenons la position du diagramme et nous voyons une autre façon de damer 22-18 (13-44) 43-39 (44-33) 38-29 (24-33) 30-24 (19-39) 40-34 (39-30) 35-2 (33-38) 42-33 (3-8) 2-10 (5-14); encore égalité, mais meilleure position des blancs vu l'affaiblissement de l'aile gauche des noirs. Mais les grands maîtres arrivent à voir la position restante après le «feu d'artifice», et c'est là leur supériorité. Un exemple édifiant: la troisième partie du match Sijbrands - Tchijov. Le Néerlandais joue avec les blancs.

33-28 (19-23) 28-19 (14-23) 39-33 (10-14) 44-39 (5-10) 32-28 (23-32) 37-28 (20-24) 41-37 (17-22) 28-17 (12-21) 33-28 (21-26) 39-33 (16-21) 37-32 (26-37) 42-31 (21-26) 50-44 (26-37) 32-41 (7-12) 44-39 (11-17) 41-37 (6-11) 46-41 (1-6) 37-32 (17-21) 41-37 (21-26) 37-31 (26-37) 32-41 (14-20) 41-37 (10-14) 47-41 (4-10) 37-32 (11-17) 41-37 (17-21).

Position: 14 pions de part et d'autre, noirs: 2, 3, 6, 8, 9, 10, de 12 à 15, 18, 20, 21, 24; blancs: 28, de 32 à 40, 43, 45, 48, 49; ici, Sijbrands a joué 34-29 suivi de (14-19), mais il avait calculé la suite possible sur 34-30 (au lieu de 34-29), et, si les noirs répondent aussi par (14-19), les blancs peuvent damer, mais rappelez-vous notre chronique du 1er septembre, «Une dame?... oui, mais...», et Sijbrands, après un long calcul, conclut que Tchijov pouvait s'en servir à son profit! Voyons ce feu d'artifice: 34-30 (14-19) 28-22 (18-27) 33-29 (24-31) 30-25 (27-38) 25-5; ici les noirs peuvent prendre la dame par (15-20) 5-17 etc.: égalité. Mais il y avait le gain par (9-14!) 36-16 (3-9) 43-32 (19-23) 5-28 (6-11) 16-18 (13-44); voir tout cela sans toucher aux pièces! digne du premier mondial...

PROBLÈME N° 686

DIAGRAMME

par G. Chetler.

Les blancs jouent et gagnent.

SOLUTION N° 685

44-40 (27-29) 28-22 (35-33) 22-2 (34-35) 26-8 (3-12) 2-24 (29-20) 25-3 + (finale samedi).

MAURICE VERLEENE