Les anciens de Bell se mobilisent

DELPLAN,JEAN

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Lundi 18 juin 2012

Wasmes Ils montent des dossiers

Visiblement inquiets pour leur état de santé, les anciens de Bell Téléphone se mobilisent. Ils étaient plus d’une centaine, samedi soir, à la nouvelle réunion d’informations organisée à l’initiative de celles et ceux qui, aujourd’hui, s’inquiètent du fort taux de cancers (près de 20 %) touchant ou ayant touché les anciens membres du personnel.

À l’origine d’une prise de conscience désormais collective, l’ancien délégué CSC Willy Ray explique : « Nous ne sommes pas des spécialistes de la toxicité des produits utilisés ou des lieux dans lesquels nous avons tous travaillé. Donc surtout pas question de tirer des conclusions hâtives ou d’accuser sans preuves. »

Par souci de rigueur et d’indépendance dans leurs démarches, les anciens de Bell ont demandé au docteur Saskia Dekeuninck, de la Maison de la Médecine du Peuple de la Louvière, de gérer le suivi médical de chaque dossier. Celle-ci prévient déjà : « Il faudra démontrer scientifiquement le lien éventuel de cause à effet entre une maladie et les conditions de travail. D’où l’importance de remplir précisément chaque questionnaire en signalant les produits utilisés ».

Quant à l’aspect juridique, il sera pris en charge par Marie-Christine Debeer (CSC). Celle-ci rappelle : « Les démarches auprès du Fonds des Maladies Professionnelles sont longues et très codifiées. Chaque cas sera analysé de façon individualisée. Pas question de songer à une reconnaissance collective d’un éventuel préjudice ».