Les besoins urgents de la Stib

DE MUELENAERE,MICHEL

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Jeudi 11 juin 2009

Il faut y voir comme un symbole… Dans la nuit de mardi à mercredi, les experts de la Stib et de la société française Thales ont testé avec succès une version corrigée du logiciel de gestion du trafic du métro à Bruxelles. Depuis quelques semaines, celui-ci est perturbé par des bugs informatiques compliquant la gestion du trafic et rendant inopérants les panneaux d’information aux voyageurs. « Dès le 17 juin, confirme Luc Bioul, directeur du métro bruxellois, les panneaux vont fonctionner à nouveau. Cela devrait rassurer les voyageurs ».

Désigné tout récemment président de l’Union internationale des Transports publics (UITP), Alain Flausch, le patron de la Stib, ne serait pas loin de voir dans son élection un second symbole. En tout cas la confirmation que partout les sociétés de transport en commun sont poussées par le vent de l’histoire. A la veille des régionales, le top de la Stib rencontrait les principaux partis politiques. Histoire de les tenir informés de ce qui fourmille dans les cartons à projets. Et qui nécessitera non seulement des décisions – parfois courageuses – du prochain gouvernement et du ministre de la Mobilité, mais aussi qui exigera des budgets considérables. Or, de l’argent, Bruxelles en manque. « Et faire appel au privé ne me rassure pas », dit Flausch. Détaillant les projets en matière de tram, un mode de transport « très adapté à une ville comme Bruxelles » (des lignes nouvelles, d’autres prolongées…), de bus (189 bus achetés et des projets sites protégés dans le nord de Bruxelles), le patron de la Stib a redit ses inquiétudes en matière de vitesse commerciale. « Elle se dégrade tous les jours, malgré les investissements. J’attends des mesures radicales du politique », évoquant la création de sites propres (90 % pour les trams, 40 % pour les bus d’ici 2011), la télécommande des

feux et la police de la circulation afin de mieux sanctionner les livraisons en double file.

Dans le métro, avant qu’on ne parle d’extension, les usagers voient apparaître des portiques automatiques. Dix-sept stations seront équipées avant un an. Toutes les 69 stations avant 2013. Ce sera un an avant l’automatisation complète de la ligne 1 (Gare de l’Ouest-Stockel), permettant d’augmenter les fréquences. Un demi-milliard d’euros qu’il reste encore à trouver.