Les francophones préparent leur réplique

n.c.

Lundi 4 octobre 2010

Bart De Wever a déclaré qu’il ne fallait pas avoir peur de repartir de zéro. La N-VA appelle à mettre fin aux discussions dans leur cadre actuel. « Nous refusons de participer à ce jeu enfantin », a dit De Wever. Les trois partis francophones se réunissent pour réagir à ses propos. Vos commentaires en direct

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a lancé lundi un appel « à tous les partis » après le blocage des négociations institutionnelles sous leur forme actuelle. Selon lui, il faut reprendre à zéro la discussion sur la réforme de l’Etat. « Cette histoire se termine », a-t-il dit, même s’il a estimé que tout n’avait pas été réalisé « en vain ». En attendant, le gouvernement chargé des affaires courantes doit continuer à gérer le pays.

« La N-VA ne veut pas d’un mauvais accord, ce n’est pas une option pour nous. Nous refusons de participer à ce jeu enfantin. Il faut remettre les compteurs à zéro, » a déclaré Bart De Wever.

La N-VA avait adressé un ultimatum aux francophones après la publication du rapport intermédiaire du groupe de travail sur la réforme de la loi de financement. Les nationalistes flamands souhaitaient savoir si les francophones entendaient répondre à leur demande de transférer aux Régions une partie substantielle de l’IPP. Nous n’avons obtenu aucune réponse aux questions essentielles que se posent les Flamands, a indiqué Bart De Wever.

Selon le président de la N-VA, certains sont également revenus en arrière à propos de ce qui avait été acquis quant au transfert de compétences. « On est loin des 15 milliards. On est tout au plus à la moitié de ce qui avait été acquis », a-t-il dit en substance.

Bart De Wever a appelé à reprendre la discussion au début, tant sur le contenu que sur la formule et s’est dit « à disposition » à cet égard. Conscient que les négociations prendront du temps, le président de la N-VA a proposé que le gouvernement en affaires courantes continue à gérer le pays.

(avec Belga)