Les « Indignés » de Madrid lèvent le camp

n.c.

Dimanche 12 juin 2011

Après presque un mois de mobilisation, les « Indignés » espagnols ont quitté la Puerta del Sol, non sans promettre de poursuivre leurs actions.

Les « Indignés », ces jeunes Espagnols qui campaient sur la Puerta del Sol à Madrid depuis près d’un mois pour dénoncer le chômage et la corruption politique, ont quitté la place dimanche non sans promettre de poursuivre leur action.

Le mouvement avait commencé le 15 mai par une manifestation avant de s’étendre à d’autres villes d’Espagne mais aussi d’autres pays d’Europe également frappés par la crise, où des centaines de milliers d’autres citoyens se sont retrouvés dans le discours des « Indignés ».

Pendant que de nombreux contestataires participaient au nettoyage de la place, où le campement était installé en face de la mairie de Madrid, certains gagnaient d’autres endroits de la capitale en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Nous ne partons pas, nous nous développons ».

Les autorités espagnoles ont semblé désemparées face aux « Indignés », qui reconnaissent être inspirés par le mouvement en faveur de la démocratie qui balaie l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient depuis le début de l’année.

À Barcelone, fin mai, la police a chargé le camp des protestataires en tirant des balles en caoutchouc, faisant une centaine de blessés.

Samedi, à Madrid, la police également tenté de disperser des manifestants pendant la prestation de serment du maire de la capitale, Alfredo Perez-Rubalcaba, réélu le 22 mai.

Les « Indignés » dénoncent le manque de perspectives dans un pays plongé dans la récession économique depuis bientôt deux ans. Le chômage frappe 21,3 % de la population active en Espagne, taux qui bondit à 35 % pour la tranche des 16-29 ans, y compris pour de nombreux jeunes diplômés.

(AP)