LES JEUNES PRENNENT UN COUP DE MUSEE PEU D'ECOLES L'ECOUTE DES OEUVRES D'ART

VANDENDRIES,JEAN

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Mardi 16 février 1993

Faible participation à l'opération «Jeunes un coup de musée» à Nivelles

Peu d'écoles à l'écoute des oeuvres d'art

Pour la cinquième année, la Fondation Roi Baudouin organise l'opération «les jeunes prennent un coup de musée». Pour la première fois, elle fera arrêt au musée d'Archéologie, d'Art et d'Histoire de Nivelles.

Il ne faut se le cacher: par méfiance ou par crainte de se lancer dans l'inconnu, les écoles n'ont pas répondu avec un enthousiasme délirant et seuls trois établissements du «libre» seront de la partie agissante, le collège Sainte-Gertrude de Nivelles, l'institut de la Vallée Bailly de Braine-l'Alleud et le lycée de Berlaymont à Waterloo.

Le but, soulignent les coordonatrices Brigitte Jousten (Fondation Roi Baudouin), Martine Osterrieth (musée nivellois) et Catherine Dierckx (ASBL «Itinéraires», chargée de la coordination générale), est de favoriser l'accès des jeunes et des adolescents aux musées. Le fait d'être partie prenante à diverses animations est un moyen inhabituel. Puisse-t-il porter ses fruits.

Les jeunes ont découvert quelques richesses de ce musée, qui présente des témoins remarquables du décor d'église au Moyen Age et au dix-huitième siècle, une magnifique collection d'études en terre cuite de Laurent Delvaux, des peintures à l'huile de l'école flamande, une jolie collection d'instruments de musique.

Les mercredi 17 et jeudi 18 mars, ils auront l'occasion de prouver les ressources de leur imagination nourrie à la mamelle du romantisme, ce mouvement qui est mis à l'honneur en 1993 par l'équipe de l'échevin de la Culture Adolphe Triquet.

Après un accueil personnalisé et l'accompagnement des visiteurs à travers le musée, les animations seront menées par une quarantaine de jeunes âgés de quinze à vingt ans. Elles dureront environ une heure.

Les quatre thèmes retenus sont «À l'écoute des oeuvres d'art» (deux «Vierges de pitié» en bois du quinzième siècle), «Notre histoire de Noé» (tapisserie de Bruxelles du seizième siècle), «Les Tribulations de Saint-Jacques» (la statue en bois de Saint-Jacques-le-Majeur en habit de pèlerin, dix-huitième siècle), «Lorsque la musique et le musée rendent la parole aux sculptures» («L'Hiver et le Printemps», un groupe en marbre de Laurent Delvaux).

Le public attendu? Des jeunes, on l'a dit, mais d'autres aussi, qui n'ont sans doute pas davantage l'habitude d'aller hanter ces lieux.

L'opération nécessite un budget oscillant autour des trois millions de francs et elle requiert un investissement humain énorme. Il serait dommage que les «students» aclots boudent des expériences, qui ont fait leurs preuves depuis quatre ans à Bruxelles (Musée du Cinquantenaire) et qui se situeront cette année aussi à Louvain-la-Neuve, Charleroi (musée de l'Industrie) et Mariemont, Marche (musée de la Famenne), Namur (hôtel de Groesbeeck de Croy), Liège (musée d'Art religieux et d'art mosan), Verviers (musée de la Céramique) et Saint-Vith (Eynatmuseum).

J. V. D.