Les jumelles disparues aperçues avec leur père lundi à Marseille

n.c.

Dimanche 6 février 2011

Les jumelles suisses disparues depuis une semaine ont été vues lundi avec leur père à Marseille où il a acheté trois billets pour se rendre en ferry en Corse, ont annoncé dimanche les enquêteurs.

Le corps du père avait été retrouvé vendredi en Italie à la gare de Cerignola (Pouilles, sud), où il s’était donné la mort en se jetant sous un train. « Le père des deux jumelles avait réservé le 31 janvier 2011 (lundi) à Marseille trois billets pour embarquer, le soir-même, en direction de la Corse », a précisé dans un communiqué la police cantonale vaudoise.

« Il était avec ses deux filles, Alessia et Livia, et la voiture retrouvée à Cerignola, en Italie, le 3 février 2011 (jeudi) » a poursuivi la police, ajoutant que le père, Matthias Schepp, avait bien été vu en compagnie de ses deux filles dans une agence de voyage marseillaise. « On a pu retrouver la trace de l’achat d’un billet de bateau Marseille-Propriano (Corse) fait par Matthias Schepp pour trois personnes, pour lui et ses deux filles, lundi soir », a pour sa part indiqué le procureur-adjoint de la République de Marseille, Christophe Barret qualifiant cette découverte « d’avancée intéressante ».

Selon le magistrat, le père « a effectué des retraits d’argent à Marseille puis a acheté ce billet et lundi soir, il embarque, en tout cas il a un billet et nous avons toutes les raisons de croire qu’il a embarqué même si nous n’en avons pas la certitude ».

Ces annonces apportent un élément nouveau sur le sort des deux jumelles suisses de six ans, qui, jusqu’à présent, avaient été vues la dernière fois le 30 janvier près de leur domicile à Saint-Sulpice, dans l’ouest de la Suisse.

Les enquêteurs helvétiques ont par ailleurs annoncé avoir retrouvé un testament au domicile du père, un Suisse de 43 ans qui vivait mal la séparation avec sa femme italienne, Irina Lucidi, 44 ans, et qui avait enlevé ses deux filles le 30 janvier.

« On a retrouvé un testament dans le courant de la semaine au domicile du père » à Saint-Sulpice, une petite commune au bord du lac Léman, a précisé à l’AFP un porte-parole de la police cantonale vaudoise. « Le testament est à double sens. Il pourrait laisser penser qu’il voulait mettre fin à ses jours comme il ne le voulait pas », a poursuivi le porte-parole de la police. Concernant le sort des deux jumelles, le testament est « encore moins précis », a-t-il ajouté.

Mais selon l’agence italienne Ansa, dans ce testament, Matthias Schepp laisserait à sa femme une maison, d’autres biens à quelques proches de sa famille, mais l’essentiel irait à ses deux filles.

(d’après AFP)