LES SIX EQUIPES INVITEES AU TOUR DE FRANCE SONT CONNUES 22,V'LA CE QUI SE FAIT DE MIEUX

DEBLANDER,BRUNO

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Mercredi 17 juin 1992

Les six équipes invitées au Tour de France sont connues

22, v'là ce qui se fait de mieux

Il n'y aura pas d'invité surprise à Saint-Sébastien. Les six convives de la Grande Boucle étaient attendus.

Plus aucune ligne ne manque désormais au générique du Tour de France 1992. Hier après-midi, en effet, les organisateurs du Tour de France ont procédé à l'attribution des six «wild-cards» donnant droit à une présence le 4 juillet à Saint-Sébastien. RMO (Mottet, Caritoux, Pensec), Telekom (Ampler, De Wilde, Madiot), Tulip (Van der Poel, Roosen, Van de Laer), Helvetia (Delion, Leclercq, Dufaux), Amaya (Montoya, Cubino, Parra) et Ryalco Postobon (Mejia, Kasputis) complètent un plateau qui comprenaient déjà les seize meilleures formations du monde.

La sélection opérée, hier, à Paris ne surprend personne. Elle tient simplement compte du classement FICP. Au soir du Giro, celui-ci révèle que les six groupes sportifs invités à participer au Tour se situent entre les 17e et 22e places dans la hiérarchie mondiale. Le choix de Jean-Marie Leblanc et de ses collaborateurs s'est donc limité à entériner un état de fait. L'équipe Kelme est tenue, pour sa part, en réserve de la république dans le cas où l'une des 22 équipes choisies déclarerait forfait ou ne présenterait pas ses meilleurs éléments.

On retrouvera donc au départ du Tour cinq équipes espagnoles (Banesto, Clas, Once, Lotus et Amaya), quatre formations hollandaises (Bückler, Panasonic, PDM, TVM) et italiennes (Ariostea, Carrera, Gatorade, GB-MG), trois groupes français (Castorama, RMO, Z), deux équipes belges (Lotto, Tulip), une formation allemande (Telekom), américaine (Motorola), colombienne (Ryalcao Postobon) et suisse (Helvetia).

Mais cette sélection définitive, aussi peu surprenante soit-elle, a évidemment des conséquences heureuses. Ainsi, chacun sait que Telekom et Tulip avaient conditionné leur survie à une participation à la Grande Boucle. Les coureurs de Walter Godefroot et de José De Cauwer qui ont alterné le moins bon et le franchement mauvais depuis le début de la saison ne pourront donc pas invoquer un avenir incertain pour expliquer leur discrétion. Pour les Belges, l'invitation attribuée à Tulip est d'autant plus intéressante qu'elle ouvre la porte du Tour à Luc Roosen et à Jim Van de Laer. Le premier, en l'absence de Johan Bruyneel, est notre meilleur espoir de classement général honorable. Vingt-septième en 1989, le Limbourgeois est demeuré deux ans sans disputer la Grande Boucle. Ses récentes performances n'incitent pas à l'optimisme, mais on peut croire qu'il a caché son jeu. Le second, après un début de saison caractérisé par quelques initiatives révélatrices, subira un test que son bon comportement dans la Vuelta 91 exigeait.

Le choix de Telekom est à peine moins intéressant si l'on sait que la formation allemande compte quelques coureurs belges en ses rangs dont Etienne De Wilde qui est, avec Museeuw, le seul de nos compatriotes à avoir gagné une étape du Tour au cours de ces quatre dernières années.

Br. D.