Les trois grands pour l’honneur de la patrie

THIRION,XAVIER; PAIROUX,ETIENNE; BERTI,CHRISTOPHE; DONNAY,JEAN-LOUIS; LARSIMONT,FREDERIC

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Jeudi 20 septembre 2007

Coupe de l’UEFA Matchs aller du 1er tour

P.37 & 36 Le StandarD, Bruges et Anderlecht ont plus à perdre qu’à gagner dans cette « petite coupe d’Europe ».

Alors que la première journée du premier tour de la Ligue des champions s’est clôturée hier soir, les clubs belges entrent seulement en scène ce jeudi, dans la « petite coupe d’Europe », celle de l’UEFA, celle qui rapporte moins d’argent, qu’on regarde moins à la télé et qui est snobée, parfois même par les clubs qui la jouent (dans les formations italiennes, c’est souvent l’équipe B qui évolue en UEFA).

Bref, il faudra se contenter de merles, faute de grives, puisque pour la première fois depuis 1999, aucun club belge n’émarge à la C1. Mais nos malheurs actuels ne s’arrêtent pas là car les spécialistes du football belge ne sont même pas sûrs que nos trois représentants, les trois ténors de la D1 depuis des lustres, Anderlecht, Bruges et le Standard, puissent passer la tête haute ce premier tour qui donne accès à une poule de cinq équipes et permet donc d’assurer quelques rentrées financières et quelques affiches, avec 4 matchs assurés.

Car le temps des certitudes est désormais loin pour nos représentants.

Le Standard, leader du championnat et auteur d’un début de saison qu’aucun analyste n’avait prévu, se déplace en Russie, chez un nouveau riche, le club de St-Petersbourg, qui a engagé, entre autres, l’ex-Gantois Nicolas Lombaerts (dans les couloirs de Gand, on dit même que le prix de transfert serait plus proche de 5 millions d’euros que de 4…) et dont l’entraîneur n’est autre que Dick Advocaat. Le Néerlandais a d’ailleurs entamé la « guerre psychologique » classique d’avant-match en s’étonnant que Michel Preud’homme déclare, dans quelques journaux flamands, que le Standard avait hérité d’un bon tirage. Alors que l’entraîneur liégeois sait bien que le Zenit – qui était tête de série – a les moyens financiers de ses ambitions et qu’il s’agira surtout, pour Defour et ses équipiers, de préserver leurs chances pour le match retour, surtout en l’absence de Jovanovic, blessé.

Bruges, de son côté, est parti mercredi après-midi pour la Norvège. A priori, l’équipe de Mathijssen est la plus gâtée, puisqu’elle affronte Brann Bergen, un nom qui n’a rien de ronflant en Europe. Mais la prudence est de mise, d’abord parce que le Club ne respire pas la grande forme (2 sur 9 lors des 3 derniers matchs de championnat) ensuite parce que Bergen est en tête du championnat norvégien, loin devant Rosenborg qui a pourtant créé la surprise en tenant Chelsea en échec, en Ligue des champions.

Anderlecht, enfin, joue à domicile face au Rapid Vienne, qui vient de subir deux défaites d’affilée contre le Sturm Graz, dont une cuisante (1-5), le week-end dernier. Dans des circonstances normales, ce match ne serait qu’une formalité pour le Sporting, mais le champion de Belgique en titre ne vit pas, actuellement, dans « des circonstances normales ». Annoncé comme un géant indétrônable du football belge en juillet, Anderlecht a perdu tous ses repères en même temps que le match retour contre Fenerbahçe, en préliminaires de la C1 et c’est peu dire que le parc Astrid vit sur un volcan depuis lors. Et le calme n’est évidemment pas revenu après le partage face à Zulte, samedi.

Même si la direction tente à tout prix de minimiser l’importance de la rencontre et ses conséquences éventuelles, il ne faut pas tourner autour du pot : la position de Franky Vercauteren serait très inconfortable en cas d’échec. Qui l’aurait imaginé, il y a un mois à peine ?

Boussoufa : « Silence et prestons ! »

Le Marocain sait qu’il a fort déçu au niveau européen. Il attend le Rapid Vienne comme un déclic.

Entretien

Une silhouette pas bien haute ni bien épaisse, mais un sacré bonhomme. Mbark Boussoufa est l’un des rares Anderlechtois, avec son capitaine Olivier Deschacht et le gardien Daniel Zitka à oser mettre publiquement le doigt sur ce qui ne tourne pas pour le moment à Anderlecht. Mais sans s’oublier non plus au moment de l’addition. Avec un cran qui rappelle une éducation toute hollandaise.

Mbark Boussoufa, le dernier quart d’heure de samedi, face à Zulte-Waregem, vous reste-t-il encore en travers de la gorge ?

Ça fait très mal car on doit tuer ce match à tous les coups. Un peu comme à Dendre lors de la troisième journée. Quand une équipe comme Anderlecht mène 2-0 ou 0-2, ça ne doit jamais se terminer par un partage !

A qui la faute ? Olivier Deschacht a durement fustigé l’attitude des joueurs offensifs après la rencontre. A raison ?

« Oli » était frustré, comme toute l’équipe et je peux le comprendre. Oui il y a eu des erreurs individuelles, mais c’est avant tout collectivement que l’on accepte de se faire remonter sans broncher. Alors digérons aussi en groupe, ce qui s’apparente à une défaite.

Pas vraiment l’idéal pour préparer un rendez-vous européen aussi crucial pour le reste de la saison, n’est-ce pas ?

Face au Rapid Vienne, on a deux solutions : rester sur ce match de samedi ou aller de l’avant. Commençons peut-être par nous dire que nous n’avons jamais que deux points de retard sur le Standard et ce sera peut-être le début d’un renouveau qui servira nos intérêts en Coupe de l’UEFA. En tout cas, moi je n’ai pas les genoux qui claquent avant ce match. J’ai envie de foncer !

Tactiquement, on s’étonne un peu de ce système hybride avec soi-disant trois attaquants, mais en réalité un seul de métier. Qu’en dites-vous entre joueurs ?

Rien de spécial. Le groupe recèle énormément de milieux et tout le monde ne peut pas jouer dans la ligne médiane. Mais ce n’est pas toujours évident pour Hassan ou moi de jouer à des postes qui initialement ne sont pas les nôtres. L’entraîneur s’adapte, nous aussi.

En cherchant un peu plus loin, on a l’impression que la réelle explication au malaise actuel se cache dans l’élimination en Ligue des champions. Vrai ?

Un peu oui. Et même certainement beaucoup. Certains sont restés ou venus à Anderlecht pour jouer la Ligue des champions et ça leur passe sous le nez. C’est dur à admettre. Nous n’avons pas encore trouvé les réponses à cette élimination en dehors du fait que nous avons encaissé un but qui a vite tué le suspense.

La vie continue, non ?

C’est exactement le raisonnement à tenir. On peut se poser autant de questions qu’on veut mais il va bien falloir recommencer à prester un jour. Alors, silence et prestons !

Vous le premier ?

Moi comme les autres.

Un mot sur l’absence de Frutos depuis le début de la compétition.

Pour un donneur d’assists comme moi, il est plus amusant d’avoir un Frutos à ses côtés. En plus, il monopolise l’attention de l’adversaire et de l’arbitre. On attend tous son retour dans un mois, si tout va bien. Mais là encore, il faut se regarder dans la glace et se dire qu’il est anormal qu’Anderlecht ne dépende que d’un joueur. On doit tous se dire, moi le premier, qu’on peut faire mieux et que notre début de saison n’est pas réussi. Depuis mon transfert de Gand, j’ai pu faire la différence en D1 mais pas en Ligue des champions. J’en ai bien conscience. La C1 c’est ce qui se fait de mieux dans le monde car il y a une extraordinaire concentration de joueurs de tous les continents dans les 32 meilleures équipes. Je suis encore jeune et j’ai de la marge, je le sens.

Plus de C1 mais la Coupe de l’UEFA. Avec un impératif absolu : la qualification.

Les poules c’est un minimum, effectivement.

échos

échos

Anderlecht

Pétition. La pétition qui circule sur le net pour le limogeage de Franky Vercauteren avait recueilli, mercredi en début de soirée, quelque 3.000 signatures. Une initiative qui ne fait pas rire les dirigeants d’Anderlecht. « J’ai rencontré des représentants de la Fédération des supporters, explique Herman Van Holsbeeck, le manager. Évidemment, ils ne sont pas contents du jeu proposé, ce que je peux comprendre, mais ils m’ont assuré avoir pris leurs distances avec cette pétition. Je vais essayer de savoir qui en est à l’origine. Je ne crois pas que ce soit un supporter d’Anderlecht. »

Von Schlebrügge. Le défenseur suédois souffre d’une blessure aux adducteurs plus sérieuse que prévu. Il sera absent pour 2 ou 3 semaines au minimum. De son côté, Juhasz s’est contenté d’un entraînement individuel, mercredi.

Cartes jaunes. Les avertissements reçus par les joueurs d’Anderlecht lors des deux matchs contre Fenerbahçe ne sont pas pris en compte pour l’UEFA. Tous les compteurs sont donc remis à zéro.

Public. On attend, au maximum, 15.000 personnes, ce soir, au parc Astrid.

Ramadam. Par solidarité avec les joueurs musulmans du groupe qui respectent le ramadan, tous les Anderlechtois ont mangé à 20h02, mercredi. (X.Th.)

Le FC Bruges va devoir se muscler en terre norvégienne

Le hasard fait bien les choses : pour son entrée en matière européenne, le FC Bruges affrontera un adversaire qui, comme lui, s’est qualifié pour l’UEFA par le biais de la coupe nationale.

Mais Brann Bergen, auquel les « Blauw en Zwart » rendent visite ce jeudi est largement en avance sur le Club puisqu’il occupe en championnat une position bien plus enviable que la sienne. A quelques journées du terme de la compétition, il trône en tête de la compétition avec 6 points d’avance sur le tandem Lilleström-Stabaek et 13 unités de mieux que… Rosenborg qui vient tout juste de tenir Chelsea en échec (1-1) en lever de rideau de la nouvelle édition de la Ligue des champions !

« Je crois que beaucoup d’observateurs sont allés trop vite en besogne en présentant, lors du tirage au sort, ces Scandinaves comme des clients, nous confiait Jacky Mathijssen peu avant l’envol de son équipe vers la Norvège. J’ai personnellement vu à l’œuvre Brann Bergen, ce dernier week-end et je peux vous assurer que c’est du costaud. » Sous les yeux de l’entraîneur limbourgeois, le leader norvégien a fait de fait du petit-bois avec Fredrikstad, qui avait pourtant l’avantage d’opérer à domicile. Vainqueur par 0-4, il a une nouvelle fois permis au redoutable avant-centre Thorstein Helstad, meilleur réalisateur de l’épreuve au long cours, d’ajouter deux roses supplémentaires à son bouquet personnel.

« Brann Bergen joue de façon classique pour une équipe du Nord, dans un 4-4-2 très souple qui fait la part belle à l’offensive. Mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est la puissance athlétique de cette formation que nous aurons bien du mérite à contenir. Nous devrons jouer très finement pour préserver là-bas nos chances de qualification. Il y aura des espaces, à nous d’en profiter ! »

Et à en croire le coach : « Il faudra un Bruges au top pour franchir ce cap et rallier les poules ! »

Le FC Bruges, qui récupérera tout à la fois Clement et Priske, suspendus contre Lokeren, aura tout intérêt à rester éveillé 90 minutes durant et, surtout, à muscler son jeu sous peine de connaître sur la scène européenne d’autres désillusions. Car jusqu’ici, il n’a guère été brillant, au point de devoir partager les honneurs avec son modeste voisin du Cercle !

Résultats et programme

Résultats et programme

Litex Lovech (BUL) - Hambourg (GER) 0-1

Lens (FRA) - FC Copenhague (DEN) 1-1

Jeudi

Larissa (GRE) - Blackburn (ENG) 17.00

Bayer Leverkusen (All) - U. Leiria (Por) 17.15

Groclin Grodzisk (Pol) - ER Belgrade (Ser) 17.30

Spartak Moscou (Rus) - Hacken (Suè) 15.45

AEK Athènes (Grè) - Salzbourg (Aut) 18.00

Saint-Pétersbourg (Rus) - Standard 19.00

Tampere United (FIN) - Bordeaux (Fra) 18.00

Mlada Boleslav (Tch) - Palerme (Ita) 18.15

Sochaux (Fra) - Panionios (Grè) 18.30

Dinamo Zagreb (Cro) - Ajax (PBS) 18.30

Hammarby (Suè) - Braga (Por) 19.00

SK Brann (Nor) - FC Bruges 19.00

Bayern Munich (All) - Belenenses (Por) 19.00

Lokomotiv Sofia (Bul) - Rennes (Fra) 19.30

Dinamo Bucarest (Rou) - IF Elfsborg (Suè) 19.30

Hapoël T-A (Isr) - AIK Stockholm (Suè) 19.50

FK Rabotnicki (Mkd) - Bolton (Ang) 20.00

FC Midtjylland (Dan) - Lok. Moscou (Rus) 20.00

FK Sarajevo (Bih) - FC Bâle (Sui) 20.00

FC Sion (Sui) - Galtasaray (Tur) 20.15

A. Bratislava (Slq) - Panathinaïkos (Grè) 20.15

Sparta Prague (TchE) - Odense (Blr) 20.15

Groningue (PBS) - Fiorentina (Ita) 20.30

Toulouse (Fra) - CSKA Sofia (Bul) 20.30

Aris Salonique (Grè) - Real Saragosse (Esp) 20.30

Nuremberg (All) - Rapid Bucarest (Rou) 20.45

Atletico Madrid (Esp) - K. Erciyesspor (Tur) 20.45

Anderlecht - Rapid Vienne (Aut) 20.45

Sampdoria Gênes (Ita) - Aalborg (Dan) 20.45

Heerenveen (PBS) - Helsingborgs (Suè) 20.45

Austria Vienne (Aut) - Valerenga IF (Nor) 20.45

Everton (Ang) - FC Metalist Kharkiv (Ukr) 21.00

Empoli (Ita) - FC Zurich (Sui) 21.00

Getafe (Esp) - FC Twente (Dan) 21.00

Aberdeen (Eco) - Dniepropetrovsk (Ukr) 21.05

Villarreal (Esp) - FC Bate Borisov (Blr) 21.45

FC Paços de Ferreira (Por) - AZ Alkmaar (PBS) 22.00

Matchs retour le jeudi 4 octobre.

Le Standard part dans l’inconnu

Sans Jovanovic, blessé, les Liégeois vont défier le Zenit Saint-Pétersbourg qu’ils n’ont vu que sur DVD.

Saint-Pétersbourg

De notre envoyé spécial

Quand le Standard entend participer à la coupe de l’UEFA, il fait le grand écart. Sur le plan météorologique d’abord puisqu’une pluie tenace a accueilli les Liégeois à Saint-Pétersbourg sous 14 degrés pour le match aller du premier tour, ce jeudi, à 18 h belges. Sportivement ensuite. Entre les Luxembourgeois de Käerjéng au budget de 75.000 euros, éliminés au 2e tour préliminaire, et les Russes du Zenit Saint-Pétersbourg dotés de 60 millions d’euros, il n’y a évidemment aucun point de comparaison. Sauf celui que Michel Preud’homme sort en boutade : « Cette fois, nous sommes Käerjéng ! » Outre aussi le fait que les deux matchs aller auront eu lieu sur une pelouse ceinturée par une piste d’athlétisme, rien n’est effectivement comparable. A commencer surtout par la préparation. Preud’homme avait mis un point d’honneur à visionner les Luxembourgeois deux fois, dont une personnellement. Les Russes n’ont pas eu cet honneur. En cause, d’abord, un problème administratif. La non-délivrance à Stan Van den Buys d’un visa lui permettant d’aller voir le match Zenit-Kuban. C’était le 2 septembre. Depuis, les Russes n’ont tout simplement plus joué !

« Il y a une grande différence entre analyser le jeu d’un adversaire en étant sur place et le voir sur DVD. Nous avons pu nous procurer 4 matchs, les deux derniers de championnat et ceux du tour préliminaire en Coupe de l’UEFA contre Moravce, explique Van den Buys qui estime que son travail ne peut être fiable qu’en ayant visionné deux fois l’adversaire. Mais cela ne permet pas de voir comment l’équipe se dispose en reconversion offensive ou défensive ou de faire des analyses individuels des joueurs. Le Zenit, lui, nous a visionnés deux fois. C’est un petit avantage. Il n’est pas déterminant. Mais il existe. D’autant que Dick Advocaat connaît beaucoup de monde. »

A tel point que l’entraîneur néerlandais du Zenit était lui-même dans une loge, à Gand, pour assister au partage du Standard. Histoire de constater de visu que les Rouches ont aussi un avantage. « Saint-Pétersbourg manque de taille, avoue Van den Buys. Et les phases arrêtées ne constituent pas l’une de leurs forces. »

Peut-être. En attendant, le Standard est parti en Russie sans son attaquant vedette, Milan Jovanovic. Le Serbe est resté en Belgique pour soigner ses adducteurs en espérant être opérationnel pour le match contre Westerlo. Preuve que le championnat est plus important que la Coupe de l’UEFA à Sclessin ? « Non, c’est la santé du joueur qui passe avant tout » interrompt Pierre François, le directeur général.

« Puisque le Zenit est obligé de jouer offensivement à domicile, il nous aurait été très utile, reprend Van den Buys. Mais je pense que Mbokani est aussi capable d’amener le danger. »

En attendant, le scout du Standard est resté, mercredi, à l’écoute de la Belgique. Il comptait en effet recevoir des nouvelles d’un certain Mostovoi qui, depuis cette année, entraîne les moins de 13 ans du club principautaire. Né à Saint-Pétersbourg, il devait faire jouer ses relations pour obtenir les dernières informations précieuses pour Michel Preud’homme toujours à la recherche du moindre détail. Mardi soir, à l’hôtel du centre de formation, tous les Liégeois ont ainsi regardé pendant une heure le match du Zenit contre Khimki. Il paraît qu’ils étaient tous attentifs. Comme ils l’étaient, mercredi soir, avant de se coucher en Russie. Chaque joueur a alors reçu le détail de son adversaire direct potentiel avec sa photo. Histoire de faire de beaux rêves. Du moins, le Standard l’espère-t-il pour poursuivre sa belle série de huit matchs officiels sans défaite depuis le début de saison. Ce qui signifierait faire un pas vers les poules de l’UEFA forcément moins rémunératrices que celles de la Ligue des champions.

Nicolas Lombaerts : « Notre stade peut être un enfer ! »

En acceptant l’offre du Zenit Saint-Pétersbourg qui a donné 4 (ou 5) millions à Gand pour l’acquérir, Nicolas Lombaerts ne s’attendait certainement pas à retrouver aussi rapidement une formation de son pays natal. Et pourtant, le voici appelé à défier le Standard.

« Ce n’est pas un tirage facile, explique-t-il. Je ne suis pas convaincu qu’on va gagner, mais on a le potentiel pour atteindre les poules. »

Tout simplement parce que, avec un budget aux alentours de 60 millions d’euros (mais extensible en cas de besoin puisque Advocaat avait le droit de dépenser 45 millions d’euros en transfert dès son arrivée), le Zenit, qui évolue en 4-3-3 ou 4-4-2, a les moyens de ses ambitions. Il a ainsi acquis Tymoschuk au Shaktar Donetsk pour 15 millions d’euros, soit le budget du Standard.

« Mais la vraie star de l’équipe, c’est Andrey Arshavin. C’est un numéro 10 qui évolue un peu dans le même style que Defour. Pour le reste, nous avons un jeu technique. En l’absence de grands gabarits, on évolue au sol avec des reconversions offensives rapides. Nos arrières sont également portés vers l’attaque à l’image d’Anyukov à droite. »

Tout cela au sein d’une équipe soutenue par un public qui se considère comme l’un des meilleurs d’Europe.

« Malgré la piste d’athlétisme, cela peut être un enfer pour l’adversaire en fonction du déroulement de la rencontre. Ici, les supporters n’arrêtent pas de chanter durant tout le match. »

Et ils devraient encore être plus performants dans deux ans puisque le Zenit entend construire un nouveau stade de 62.000 places sur le modèle de Schalke avec qui il partage le même sponsor. Et cela, Lombaerts devrait le vivre puisqu’il a signé pour quatre ans. Il est vrai qu’il y a plus laid comme port d’attache que Saint-Petersbourg. Surtout quand on sait qu’au terme de quatre années de contrat, le défenseur aura assuré son avenir.

« C’est une ville magnifique. On y voit des choses différentes de la Belgique. Elle est en perpétuel changement. Lorsque je suis venu signer mon contrat, j’étais dans le même hôtel qu’Elton John et, le lendemain, les Rolling Stones donnaient un concert en ville. Maintenant, j’ai un appartement et je vais bientôt rentrer en Belgique puisque le championnat se terminera le 11 novembre pour reprendre en mars. Durant cette période, nous aurons des stages en Espagne, en Turquie et aux Pays-Bas. »

Lombaerts est donc enchanté de son choix d’autant qu’il a mis son pied dans « la ville la plus occidentale de Russie. Mais il y a un mois, nous sommes allés jouer à Samara. Et là, j’ai découvert la misère. »

échos

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Un Américain en Russie

Oguchi Onyewu n’avait jamais mis les pieds en Russie. C’est chose faite depuis mercredi après avoir reçu un visa différent de celui de ses équipiers.

Advocaat prudent

Dick Advocaat n’est pas inquiet sur le fait que son équipe n’a plus joué depuis longtemps. « Ce n’est pas un problème. Le Standard ? Quand on gagne cinq matchs sur six en Belgique, c’est qu’on a une bonne équipe. Pour nous, ce tirage pouvait être mieux, mais il pouvait aussi être pire. Et si Preud’homme est aussi bon comme coach qu’il ne l’était en tant que joueur, alors c’est un très bon entraîneur. »