Lessines Dix emplois à la trappe La Ville licencie du personnel

DEHENEFFE,BRUNO

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Mercredi 7 mars 2001

Lessines Dix emplois à la trappe La Ville licencie du personnel BRUNO DEHENEFFE

La suppression de dix emplois à la ville de Lessines n'est pas vraiment une surprise. Dans l'impossibilité d'équilibrer le budget 2001 compte tenu de la précarité des finances communales, et face à un héritage plutôt lourd à (di)gérer, le nouveau bourgmestre André Masure avait fait comprendre voici déjà plusieurs semaines que son équipe devrait se résoudre à licencier du personnel afin de garantir un minimum d'investissements au service extraordinaire.

Dès l'annonce de cette mesure impopulaire, les salariés susceptibles d'être sacrifiés sur l'autel de cette politique d'assainissement avaient entrepris une action de grève qui s'était traduite par un arrêt de travail et une manifestation dans le centre-ville. A la recherche d'une solution moins douloureuse sur le plan social, le PS avait sollicité, à l'époque, une étude auprès du Crac afin d'explorer des pistes alternatives de nature à sauvegarder l'emploi. Dans ses conclusions, force est de constater que le Centre régional d'aide aux communes n'a pas vraiment tranché, laissant au pouvoir local le choix entre deux stratégies. A savoir préserver l'emploi au détriment de l'enveloppe destinée aux investissements ou bien privilégier la démarche inverse au risque de provoquer un nouveau conflit social.

Finalement, le collège est demeuré fidèle à ses positions initiales en optant pour la réduction de l'effectif communal qui s'articule autour de 181 travailleurs. La Ville s'apprête à procéder à dix licenciements. Au service des Travaux, huit personnes resteront sur le carreau tandis que deux emplois supplémentaires concernant des postes administratifs vont passer à la trappe. Dans un communiqué, l'Union socialiste communale a fait part de ses regrets quant à cet élagage salarial...

Le Crac avait passé en revue une trentaine de pistes dont certaines permettaient de boucler le budget ordinaire tout en faisant l'économie de licenciements secs, déplore Marc Gondat, président de l'UCS... Il se chuchote par ailleurs que des divergences de vue sur la manière d'éponger l'endettement auquel est confrontée la cité de Magritte seraient apparues ces dernières semaines dans les rangs de la coalition majoritaire Oser-Libre-PS.