LIEGE Ce mardi, les «students» de l'ULg élisent leurs représentants La démocratie fataliste est-elle obligatoire?

BODEUX,PHILIPPE

Mardi 23 mars 1999

LIEGE Ce mardi, les «students» de l'ULg élisent leurs représentants La démocratie fataliste est-elle obligatoire?

Après des élections avortées en 1998 - carence de candidats -, les urnes étudiantes sont de retour sur le campus. Seront élus (le vote est obligatoire) 4 étudiants au conseil d'administration de l'université et 60 membres à l'assemblée générale de la Fédé - le «parlement» des étudiants - qui, fin juin, choisira son conseil composé de 12 personnes chargées de la gestion journalière de la Fédé. Les 8 facultés reçoivent chacune 5 places, les 20 places restantes sont distribuées aux meilleurs scores, toutes facultés confondues. Ces 2 élections (CA de l'unif et AG de la Fédé) sont valables pour 2 ans. Au vu du nombre plus important de candidats cette année, le scrutin estudiantin suscite un regain d'intérêt.

A défaut de listes communes ou de «partis» - les candidats se présentent individuellement -, les programmes sont très disparates. Citons, par exemple, une meilleure gestion des salles informatiques dont les ordinateurs sont souvent en panne, des possibilités accrues pour l'apprentissage des langues, des nominations de profs prenant davantage en compte les compétences pédagogiques que les cartes politiques et enfin une meilleure organisation des programmes Erasmus.

Quant au système de représentation, il donne lieu à des ré- flexions, notamment celle de la jonction entre les 4 étudiants du CA de l'ULg et les 60 membres de l'AG. Les étudiants du CA ont plutôt l'habitude de siéger chacun dans leur coin, explique Stéphane Grétry, le président de la Fédé. Autre question cruciale: la motivation des étudiants. Malgré l'édition spéciale du «P'tit torê» , poursuit le président , beaucoup d'étudiants tombent des nues quand ils reçoivent leur convocation de vote.

Ph. Bx