Liège Le Crac et la tutelle très critiques Copie à revoir pour le budget

HUBIN,MICHEL

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Jeudi 17 mai 2001

Liège Le Crac et la tutelle très critiques Copie à revoir pour le budget MICHEL HUBIN

L'échevin des finances de Liège a dix jours pour revoir la copie du budget 2001 de la Cité ardente. Echéance du terme: le 25 mai!

Dix jours? C'est un délai plus que sévère pour la majorité PS-PSC. L'ire du ministre de tutelle, le libéral Charles Michel, s'arc-boute sur les critiques qu'a formulées il y a un mois le Centre régional d'aide aux communes (Crac) qui se plaint à voix haute du manque de collaboration de Liège et de la non-application du plan de gestion qui lui avait été prescrit.

William Ancion avait pourtant déclaré avoir préparé le budget 2001 en concertation avec le Crac, mais celui-ci n'identifie que trois réunions d'informations limitées à l'énoncé des orientations du budget. Le dialogue n'a pas été entier, estime donc le Crac. Il fait toutefois deux exceptions distinguant Jules Jasselette et Jean-Géry Godeaux en raison du plan de rationalisation des bâtiments lancé par l'échevin de l'instruction publique et des explications fournies par le nouvel échevin des Travaux publics et des Mairies de quartier, successeur de Willy Demeyer au département.

La tutelle déplore aussi l'absence d'une prévision de moyens pour le retour d'agents mis en disponibilité et la lenteur de la rationalisation des servicves de sécurité. Et le Crac d'exprimer le souhait de faire, avec les responsables liégeois, le point sur l'évolution des effectifs du personnel communal. L'augmentation de 17 % du budget de fonctionnement sur deux exercices (au lieu des 4 % autorisés) est encore pointée du doigt.

Certes, concède-t-on, Liège n'est pas totalement responsable de ce qui lui arrive: des décisions fédérales en matière d'emploi, de fiscalité de sécurité, de rémunération des mandataires grèvent irrésistiblement les finances de la commune (qui a donc pu dégager des solidarités avec d'autres grandes villes). L'évolution du coût de l'argent est aussi défavorable et les exigences environnementales coûtent 40 millions de plus (gestion des déchets ménagers). Reste à Liège 8 jours pour répondre.