Guillemins.be : « Des inquiétudes demeurent »

STAGIAIRE

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Jeudi 11 février 2010

Liège Les acteurs du quartier ont présenté leur bilan après un et demi d’existence

Après un an et demi d’existence, les membres de la plateforme « guillemins.be », un comité composé d’acteurs du quartier, ont présenté ce mercredi un « bilan mitigé ». Alors que la nouvelle gare est entrée en fonction depuis quelques mois, pour les membres de la plate-forme, l’aménagement du quartier des Guillemins reste un enjeu de premier plan. « Il n’est plus question de raser la moitié de la rue Paradis. Le débat a atterri, on en est heureux, lance François Schreuer (Urbagora), mais, il reste de nombreuses inquiétudes. »

Une des priorités des acteurs du quartier : faire passer le tram dans la rue des Guillemins. Pour maintenir la fonction commerciale de la rue et optimiser la connexion du centre-ville avec la gare.

Gérard Debraz, président du comité de quartier, pointe du doigt la mobilité cycliste, qui doit être améliorée, à l’aide de pistes cyclables et de nouveaux parking vélos dans la gare.

Il reproche également aux parkings voitures de la gare de ne pas être assez accessibles et trop coûteux. « Alors les voitures encombrent les rues. » Et la place de la voiture dans le quartier préoccupe particulièrement les membres de la plateforme. « On a l’impression d’assister à un effet d’appel de l’auto. Il faut un nouveau plan de circulation pour favoriser les transports en commun », affirme François Schreuer. C’est pourquoi, il propose plusieurs modifications : la mise à sens unique pour les voitures (vers la place Leman) de l’axe Buisseret-Sclessin, la mise à sens unique des rues Guillemins (vers Avroy) et Paradis (vers la gare). Ainsi que l’inversion du sens de circulation dans les rues Varin et de Serbie.

Et quid de la futur passerelle reliant la gare au parc de la Boverie ? Les acteurs du quartier souhaitent lancer un concours d’architecture, avec une visibilité citoyenne. « On voudrait qu’elle devienne un exemple au niveau urbanistique », lâche Lino Polegato (comité de riverains). « Le vrai point noir, ajoute François Schreuer, ce sont les espaces publics. Ce qu’on appelle le “nœud” (situé au carrefour de l’esplanade, de la rue de Fragnée, du boulevard Frère-Orban et de l’avenue Blonden, NDLR) est un espace central du paysage. Avec la nouvelle passerelle, la tour des finances, l’enfouissement des voiries, cet espace va devenir un repère dans la ville. Or, il n’y a aucune coordination entre les différents opérateurs. On veut qu’il y ait une concertation et nous voulons être partie prenante dans ce processus. »