8,7 millions pour les Guillemins

BODEUX,PHILIPPE

Page 19

Mercredi 28 octobre 2009

Liège Paul Furlan lance les travaux

La Ville de Liège ne devra pas attendre la constitution laborieuse de la – nouvelle – Société de développement de Liège-Guillemins pour commencer les travaux de l’aménagement de la place devant la gare. En visite ce mardi à Liège, Paul Furlan (PS), le ministre en charge des Pouvoirs locaux, a signé l’autorisation de mise en adjudication d’une série de dossiers liégeois. Parmi ceux-ci, la rénovation urbaine du quartier des Guillemins, plus particulièrement la réalisation d ’une place de 15.000 m2 devant la gare. Le permis avait été obtenu en avril dernier et les subsides – 8,7 millions d’euros – obtenus grâce aux fonds européens sont, comme ceux relatifs à la passerelle à construire au-dessus de la Meuse ou l’enfouissement des voies rapides, logés dans la SDLg.

« La mise en adjudication peut être lancée », déclare Paul Furlan. Ce qui signifie un début des travaux au printemps 2010, terminés, si tout va bien dans le courant de l’année 2012. Condition sine qua non : la constitution, d’ici 2010, de la SDLg à qui il reviendra d’honorer les factures. Pour rappel, la SDLg est censée fédérer tous les acteurs du dossier des Guillemins : Ville, Région et SNCB qui possèdent chacun des bouts de terrains devant la gare. Or, comme on le sait, la SNCB renâcle. Qu’adviendra-t-il si elle refuse que la place soit réalisée sur une partie de ses propriétés ?

« Dans le cadre du permis, elle ne s’est pas opposée formellement au projet, déclare l’échevin de l’urbanisme Michel Firket (CDH). Il serait donc malvenu qu’elle le fasse maintenant. »

Outre le dossier de la place des Guillemins, Paul Furlan a libéré une série de subsides pour la réalisation de la place Vivegnis à Saint-Léonard, celle du Gravier à Chênée ou encore les rues du Couvent ou de Fléron. Il confirme également la poursuite des opérations de rénovation urbaine à Saint-Léonard et à Sainte-Marguerite. Enfin, avec sa nouvelle casquette de ministre wallon de la Ville, il annonce un vaste chantier de recentrage des politiques en faveur des sept plus grandes villes de Wallonie.

« De par sa gestion par objectifs, Liège est un exemple à suivre, déclare le ministre hennuyer. Son évolution est impressionnante », poursuit celui qui a vécu 10 ans à Liège lorsqu’il était étudiant. De quoi satisfaire les autorités communales qui militent pour une reconnaissance du statut de métropole, avec toutes les dépenses de centralité que cela comporte.