Limiter le nombre de commerces Faire briller les vitrines commerciales

ROBERT,FRANCOIS

Page 28

Vendredi 17 décembre 1999

Limiter le nombre de commerces Faire briller les vitrines commerciales

Quand les surfaces commerciales sont trop nombreuses, les indépendants mettent la clé sous le paillasson et la qualité de vie en ville en pâtit. Les «Vitrines» de Bruxelles, qui regroupent une quarantaine d'associations (4.000 commerçants), tiennent ce discours aux autorités régionales et communales depuis longtemps. Il s'agit de limiter le nombre de commerces (30.000 en Région bruxelloise) en douceur et de réorganiser le secteur.

Les «Vitrines» ont examiné à la loupe les réformes déjà réalisées et celles que concocte le nouveau gouvernement régional. Les bonnes nouvelles? Le plan régional d'affectation du sol (Pras) donne un coup de frein à l'extension sans contrôle des surfaces commerciales. Elles devront se concentrer dans les noyaux commerciaux existants.

Mais il y a des problèmes! disent les «Vitrines». Les immeubles inexploités d'avant 1962 et les chancres permettent une grande liberté d'affectation. On peut y établir des surfaces commerciales sans contrôle, alors qu'il y a trop de magasins. Ce sont les commerces de proximité qui devraient être favorisés.

Les «Vitrines» distribuent des bons points: le ravalement des façades (largement subsidié) dans les rues commerçantes, par exemple. Et ce qui ne va pas? Le carnet des doléances des «Vitrines» est bien rempli. La charge fiscale est trop importante pour les petits commerces, et ils souffrent des chantiers interminables mal coordonnés. Enfin, les «Vitrines» craignent de voir détricoter l'aide à l'éclairage des vitrines, la prise en charge de cours de néerlandais aux vendeurs, l'exonération du précompte immobilier pour les gros investissements, etc.

FRANÇOIS ROBERT