Villo passe sur le grand plateau

MATHIEU,BENOIT

Mercredi 15 juillet 2009

Mobilité Toutes les bornes n’acceptent malheureusement pas les cartes de paiement

Cette semaine, la famille Villo s’agrandit et annonce la venue de huit nouveau-nés. La Ville de Bruxelles est gâtée, puisque six des huit stations inaugurées se trouvent sur son territoire. Bonne nouvelle : le système de vélos partagés continue son expansion hors du seul Pentagone bruxellois. Les vélos publics au garde-boue jaune investissent tout doucement l’avenue Louise et les rues Belliard et de la Loi. Les deux autres nouvelles stations sont à chercher du côté de Madou – voilà la Petite Ceinture bouclée une seconde fois – et de la rue Eloy à Anderlecht.

Après deux mois d’utilisation, les statistiques affichées par le bébé de Pascal Smet (SP.A), le ministre de la Mobilité sortant, et de JCDecaux sont déjà plus réjouissantes que celles du prédécesseur et pâle Cyclocity. Après deux mois, donc, Villo compte plus de 3.000 abonnés annuels, soit 4 fois plus que le décrié Cyclocity. Ajoutez à cela quelque 6.000 abonnements de courte durée, à la semaine ou à la journée. Au total, les Bruxellois ont déjà avalé 205.000 kilomètres – aidés par les touristes, soyons de bon compte.

Parmi les stations qui ont la cote, signalons Bourse, Stéphanie, Louise, De Brouckère, Cortenbergh, Agora ou encore Rogier.

Et puis, il y a les stations qui n’ont pas vraiment la cote – ou plutôt qui n’ont pas tout pour plaire. C’est que toutes les stations ne disposent pas d’une borne équipée d’un terminal de paiement. Autrement dit, à moins d’être déjà abonné (que ce soit pour un jour ou un an), il n’est pas possible d’y enfourcher un deux-roues. Prenons, au hasard, celle de la rue Royale, qui tutoie la colonne du Congrès – pas vraiment le lieu le moins touristique de la capitale. Pas de carte de paiement. « Veuillez vous rendre à une borne munie d’un dispositif de paiement », renseigne poliment la machine. Pour ce faire, il suffit de consulter le plan au dos de la borne. Sauf que dudit plan, nulle trace : il n’a jamais été installé. Oh ! l’eût-il été que cela n’aurait pas été plus simple : il recense toutes les stations prévues, pas forcément celles qui sont déjà en fonction. Parfois, il faut vraiment avoir envie de pédaler.