Nos choix scènes

WYNANTS,JEAN-MARIE; ANCION,LAURENT; MERTENS,WENDY; FRICHE,MICHELE; MAKEREEL,CATHERINE

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Mercredi 22 novembre 2006

Alcools, etc.

La Clarencière.

Tristan Moreau et Raoul Boffing livrent une lecture théâtrale du recueil emblématique d'Apollinaire, Alcool, qui jongle avec les mots, les sons, les rythmes et les idées.

Als, dan

Koninklijke Vlaamse Schouwburg.

Dans la première version de Galilée, Brecht dénonce la responsabilité du scientifique. Dans la seconde, après Hiroshima, il modifie son texte pour protester contre la bombe atomique. Un spectacle en néerlandais (surtitré en français à partir du 19 novembre)

A-Ronne II

Théâtre national.

Mi-musical, mi-théâtral, ce spectacle propose une interprétation scénique de l'univers du compositeur Luciano Berio. Du « théâtre pour les oreilles » où tous les éléments parfaitement combinés par Ingrid von Wantoch Rekowski entraînent le spectateur avide de découverte dans un voyage où nos sens sont constamment sollicités.

Aspartame

Théâtre du Méridien.

Maria est une acheteuse compulsive. Elle remplit sa vie comme un caddie, à toute allure, sans compter, comblant le vide de sa vie avec des promos. Texte d'Eric Durnez.

Blanche-Neige

Théâtre Océan Nord.

Le Suisse Robert Walser (1878-1956) imagine une suite au conte de Blanche-Neige. Que se passerait-il si le prince était nul, si l'héroïne en voulait éternellement à sa marâtre, si le conte n'avait plus de fin ? Nicolas Luçon livre une première mise en scène au vitriol, sans décorum ni paillettes, où quatre acteurs féroces composent un portrait de famille.

Ça suffit, Mathilde !

Comédie centrale, Charleroi.

Le détective privé Paul Klut héberge Mathilde dans son appartement et les forces de l'ordre encerclent le bâtiment. Loin de Philippe, Mathilde s'interroge : pourra-t-elle être heureuse alors que tant de couples se sont déchirés ? Réponse dans un solo d'humour léger et piquant, écrit et joué par Jean-Louis Leclercq, historien loufoque d'une galerie de portraits assez royale.

C'est tout moi

Ferme de Martinrou, Fleurus ; centre culturel de Welkenraedt.

Elle a tout d'une grande. Virginie Hocq, jeune femme de poigne, confirme sa souplesse de jeu à travers une galerie de portraits bien observés. De l'humour solo marqué par quelques faiblesses d'écriture, mais livré par une humoriste au sang chaud. Ce n'est qu'un début...

Christophe Alévêque

Maison de la culture de Tournai.

Râleur, cynique, joyeusement méchant, le Français Christophe Alévêque pratique un humour sans pitié dans Debout, son nouveau spectacle. Il flingue joyeusement les moralistes, les écolos, les cyclistes, le bon dieu sous tous ses noms et bien d'autres encore. Avec en prime, un petit moment de calme en chanson, accompagné de son Groupo.

Couple ouvert à deux battants

Atelier 210.

Un spectacle à la folle énergie, qui ressemble autant à un feuilleton américain qu'à un dessin animé de Tex Avery. Ce délire (bien) contrôlé par Véronique Dumont plonge Erico Salamone et Isabelle Jonniaux dans un dialogue signé Dario Fo et Franca Rame. L'adultère peut-il faire partie de la dynamique du couple ? Voici une réponse un peu hystérique, mais comique.

Délires

Collégiale Saint-Ursmer, Lobbes.

Grand amateur d'écrivains écorchés vifs, Christian Leblicq laisse les mots d'André Baillon nous étonner, nous secouer, histoire de tâter les limites entre folie et normalité. Avec un saisissant Fabrice Rodriguez en solo, dans le rôle de l'écrivain déchiré par la vie. Une expérience étonnante, qui ne laisse pas indemne.

Djurdjurassique bled

Théâtre National.

En solo, le jeune comédien Mohamed Ouachen empoigne la prose de Fellag, l'imparable humoriste algérien. Les mots dressent un portrait irrésistible d'un pays où les tabous font loi. Mais sous la chape de béton, on se marre ! Les gestes précis et l'ironie de l'acteur font mouche, même si la mise en scène de David Strosberg pourrait être plus mordante.

D'Orient

Aula Magna, Louvain-la-Neuve ; Waux-Hall, Nivelles.

Le chorégraphe Thierry Smits réinvente son Orient, avec huit danseurs et une scénographie où le blanc est maître. La traduction d'une atmosphère, de sensations, d'émotions, à travers une danse influencée par l'Orient mais définitivement contemporaine.

D'un soir un jour

deSingel, Anvers.

Avec D'un soir un jour, Anne Teresa De Keersmaeker livre une soirée pleine de surprises, de rêverie, de menace suspendue, d'humour, de sensualité, de désirs inassouvis... Plus que jamais, sa danse colle à la musique explorant les univers de Debussy, Stravinski et George Benjamin. Un spectacle aux atmosphères changeantes mais qui parvient toujours à combiner une rigueur absolue à une sensibilité à fleur de peau.

Elliot on ice

Magic Land Théâtre.

Clown visuel moderne, Elliot se lance dans un spectacle burlesque de patinage qui tourne au cauchemar.

En attendant Julio

Centre culturel de Woluwe-Saint-Pierre ; Comédie centrale, Charleroi.

Après Angel, l'ange déchu, Dali, c'est moi ou El Cid, Angel Ramos Sanchez, sur scène depuis vingt ans, reprend son spectacle phare, entre humour et dérision.

Fever

Théâtre de la Toison d'Or.

Par erreur, le gentil Michael se retrouve sur une planète étrange, Feverland, le pays des travestis, qui accueille les garçons à bras ouverts. Une parodie de conte de Noël en chansons qui traite des thèmes du ghetto et de l'exclusion.

Froid

Centre culturel d'Eghezée ; maison des jeunes d'Evelette ; grand manège, Namur.

Inspiré par un fait divers macabre, l'auteur suédois Lars Norén raconte la haine de trois jeunes nationalistes qui s'en prennent à Karl, un jeune d'origine coréenne adopté par une famille aisée. Au bout du moignon de dialogue, la mort. La mise en scène de Jean-François Noville, claire et lisible, s'appuie sur quatre jeunes comédiens au jeu précis et physique. Le rythme pourrait être resserré, mais cette pièce choc, livrée crue, encourage le débat.

Hansel et Gretel

Théâtre de la Balsamine.

Très impressionnante, la nouvelle création de Jean-Benoît Ugeux et Anne-Cécile Vandalem poursuit l'exploration de la solitude abordée avec Zaï zaï zaï zaï. On retrouve un couple isolé, cette fois confronté aux invités de leur mariage. Mais il n'y a personne : les époux ont joué et filmé leurs hôtes. La synchronie entre le jeu des acteurs et les téléviseurs est sidérante. La froideur qu'elle crée l'est tout autant. Un spectacle angoissant et magistral.

Hippocampes

Centre des Riches-Claires.

Un texte allumé, poétique, chaotique et fort de Laetitia Ajanohun sur la folie et l'enfermement, servi par une distribution colorée et savoureuse. Quatre « fous » exilés au milieu du désert attendent une visite surprise en ressassant leurs souvenirs. Un bel enthousiasme qui déborde parfois en vulgarité.

Johan Padan à la découverte des Amériques

Théâtre de la Roseraie.

L'histoire de la découverte des Amériques vue d'en bas, c'est-à-dire par un marin, gibier de potence. Johan, personnage venu de la commedia dell'arte, a inspiré un texte à l'auteur italien Dario Fo, aujourd'hui porté à la scène par Caroline Van Gastel et joué en solo par Alberto Garcia Sanchez.

La balade du Grand Macabre

Théâtre royal des Galeries.

Sous la plume de Michel de Ghelderode, Nékrozotar vient annoncer la fin du monde. A la cour du prince Goulave, monarque bégayant, totalement à la merci de ses ministres corrompus, on se prépare au désastre... On dirait l'apocalypse, mais c'est une farce ! Pascal Racan assure le rôle-titre d'un spectacle créé en juillet dans les ruines de l'abbaye de Villers-la-Ville.

L'allemand sans peine

Théâtre Poème.

Une pièce bilingue du Berlinois Manfred Flügge qui s'interroge sur la place de la langue allemande dans la barbarie nazie.

L'Amérique

Théâtre Jean Vilar, Louvain-la-Neuve.

Road-movie initiatique autour de la rencontre d'un jeune loubard et d'un idéaliste révolté, la pièce de l'auteur belge Serge Kribus oppose les illusions des années 70 au désenchantement de notre époque. L'excellente mise en scène, réalisée par Kribus lui-même, compense la nostalgie naïve du texte.

L'atelier

Théâtre Le Public.

Dialogue serré, mélange de rires et de larmes : Jean-Claude Grumberg signe un chef-d'oeuvre, où la grande histoire de l'Europe d'après-guerre rejoint la petite histoire d'un atelier de couture. L'ombre de la Shoah plane sur cette pièce toute en finesse et non-dits. Michel Kacenelenbogen coud magistralement le drame de façon naturaliste, avec notamment les excellents Guy Pion et Muriel Jacobs, piliers d'une vaste distribution.

La ville

Théâtre Varia.

Un couple de citadins a tout pour être heureux. Mais Sergueï est malheureux. Il voudrait changer de vie. Une pièce de Grichkovets.

Le jeu de l'amour et du hasard

Salle Baudouin IV, Braine-le-Comte ; centre culturel de Welkenraedt.

Intrigues et quiproquos légers, drôles ou galants, revoici le séduisant Marivaux, dopé à l'énergie d'une mise en scène inventive, signée Dominique Serron. De quoi revigorer le regard sur cet incontournable.

Le libertin

Palace, Ath.

Le philosophe Diderot fait face aux plaisirs de la chair. Quatre femmes viennent le séduire, le titiller ou le tourmenter, c'est selon. Alain Leempoel emmène cette comédie d'Eric-Emmanuel Schmitt, dirigée dans la bonne humeur et la précision par Michel Kacenelenbogen.

Le polichineur d'écritoire

Fabrique de théâtre, La Bouverie ; Moderne, Liège ; Maison de la poésie de Namur.

Un cours de littérature cynique, par Stéphane Georis. Le soliste résume Hamlet avec du papier déchiré, Roméo et Juliette avec des chiffons et Richard III avec un rôti de porc. Tout n'est pas abouti dans ce solo salé et épicé par Francy Begasse, mais Shakespeare en rit encore.

Le sas

Centre culturel de Huy ; Théâtre de La Louvière ; maison de la culture de Marche-en-Famenne.

Mis en scène par Sylvie Landuyt, ce monologue de Michel Azama brise les préjugés sur l'incarcération des femmes, grâce à Jo Deseure, éblouissante dans le rôle de la détenue, évoquant les brutalités de la vie derrière les barreaux. Le coeur pris en otage, le public ne peut s'évader !

Les athlètes dans leur tête

Comédie Claude Volter.

Paul Fournel croque les sportifs dans l'intimité des vestiaires. Neuf athlètes incarnés par Laurent Renard pour restituer un peu d'humanité à une discipline devenue surhumaine. Tour à tour boxeur, cycliste, lanceur de poids, joueur de tennis, le comédien évoque la compétition, le doute, l'échec, la peur, à fond les manettes mais en délicatesse.

Les croisés

Salle Jean-Pierre Catoul, Wanze.

Alarmé par les dérives d'une foi liée à la quête du pouvoir et du fric, le Théâtre Agora crache toutes ses dents contre le christianisme. Après les croisades, l'Inquisition, la nuit de la Saint-Barthélemy ou Bush, on est bon pour une revue de mutilés de guerre (sainte), entourés de nonnes à la poigne d'acier. Ce théâtre frappe aux tripes comme à l'âme.

Les dernières volontés

La Samaritaine.

Deux soeurs, maltraitées par la vie, ont fait leur chemin chacune de son côté. A la mort de leur mère, elles se revoient. Un texte de Dominique Breda et Alexis Goslain.

Le songe de Taniperla

Centre culturel de Schaerbeek ; maison Folie, Mons.

Ivan Fox ressort son théâtre d'objets, une guitare, un sombrero et plein de bonne humeur, pour conter cette fable dédiée aux Indiens du Chiapas. Il évoque les zapatistes, la lutte des indigènes pour réclamer terre, justice et dignité, le commerce équitable. Naïf et gentillet.

Les pestes

Koek's Théâtre.

Comment peut-on se moquer des hommes et les aimer autant ? Deux pestes jouent de l'esprit de contradiction et de la mauvaise foi.

Let's desk

L'Arrière-Scène.

Théâtre, percussions et danse pour ce show rythmé de la compagnie Tripox, peuplé de travailleurs qui transforment les objets de la vie quotidienne en instruments.

Le visiteur

Wolubilis ; Théâtre communal de Ciney ; Grand Théâtre, Verviers.

Encore un succès signé Eric-Emmanuel Schmitt. Grâce à son écriture habile, alliée à d'excellents acteurs, dont Alexandre Von Sivers et Benoît Verhaert, et à une mise en scène enlevée, la joute métaphysique entre Freud et Dieu dans la Vienne nazie de 1938 fait des étincelles.

Le voyage à La Haye

Théâtre Le Public.

Frédéric Dussenne prête ses traits à Jean-Luc Lagarce, auteur français mort du sida en 1995. Récit et texte autobiographique, Le voyage à La Haye restitue ce qu'un être peut ressentir quand il sait qu'il va mourir. Un regard sur le monde, qui érige la fragilité en art de vivre, dans une mise en scène d'Olivier Coyette.

L'indicible

Théâtre de l'Ancre, Charleroi.

Derniers rescapés d'une région qui a connu la guerre civile, Milan et Anna reçoivent une journaliste. A l'image d'une tragédie antique, la pièce de Jean-Marie Piemme dévoile ses ombres, qui ont pour nom faute et pardon. Allégorique, la pièce n'évite pas les aphorismes. La mise en scène de Patrick Descamps, très lisible, oeuvre à résoudre cette équation.

1914, le grand cabaret

Sous chapiteau, Montigny-le-Tilleul.

Un tournant dans le travail des Baladins : pour la première fois, Nele Paxinou cède la mise en scène à Gaspar Leclère, qui a rêvé un spectacle mêlant théâtre et cinéma, écrit avec Vincent Zabus. Récit et jeu trop fragiles, malgré les intentions douces : mêler la douleur de la Première Guerre mondiale à la dure vie d'un cabaret sans le sou, glisser vers un cinéma à la Méliès et mettre en musique le tout, pour dépeindre notre lutte pour un monde meilleur. La scénographie est magique, le film qui conclut est épatant. Le charme pourrait opérer si la direction d'acteurs donnait une fermeté à l'ensemble.

Molly à vélo

Théâtre de la Toison d'Or ; Théâtre Blocry, Louvain-la-Neuve.

Pour son premier monologue, Geneviève Damas fait très fort. Par un récit qui sillonne à vélo les routes de France, elle raconte l'histoire du courage, de l'indépendance, du destin qui sourit dans la grisaille. Un vrai moment d'émotion, mis en scène avec finesse par Pietro Pizzuti et défendu avec un sacré coup de jarret par la jeune auteur elle-même.

Occupe-toi de Feydeau

Rideau de Bruxelles.

David Lewis signe un vaudeville dont le héros est Feydeau, maître du boulevard, tiraillé entre la jeune Cécile, sa femme qui rentre inopinément, l'amant éploré de Cécile et son cocu de mari, sans oublier l'écrivain concurrent de Feydeau.

On ne peut pas savoir ce que ça peut gueuler un lapin

Le Jardin de ma Soeur.

François Champdeblés explore les coulisses d'un fait divers morbide. Un fils a tué son père... On a peu parlé de l'amour interdit qui unissait le père et le fils. Les acteurs Thibault Vanden Steen et Arthème retournent aux sources.

Pas de 3

Théâtre 140.

Dernier volet du triptyque d'Alis, initié par 100 mobiles à part 1 et... ou 2, cette pièce de théâtre-image entraîne le spectateur dans les aléas du sens, à la manière d'« une machine poétique à transformer les signes ».

Petits crimes conjugaux

La Flûte enchantée.

Une joute en couple, signée Eric-Emmanuel Schmitt, sur le temps qui ronge les liens et nourrit les fantasmes. De petits crimes conjugaux un peu sordides en amères réflexions, entre whisky et romans policiers.

Rêveries de sept éléphants

Atelier Théâtre de la Vie.

Riche idée de revisiter l'univers de Bertolt Brecht sous forme de cabaret. Ce « work in progress » lancé en 2004 se consacre au rêve avec un résultat assez nébuleux. Reste la musique, les fulgurances, la personnalité fureteuse des interprètes.

Saleté

Théâtre des Martyrs.

Monologue virulent contre le racisme de l'Autrichien Robert Schneider, où Olivier Coyette mêle cynisme et dénonciation pour décrire la vie de Sad, clandestin irakien et vendeur de roses à Vienne. Sobre et dérangeant pour défaire les non-dits.

S(e)mall belgian cabaretje

Théâtre Le Public.

Un joyeux waterzooï musical de Claude Semal pour fêter les 176 ans de la Belgique. Accompagné de l'excellent Eric Drabs, Semal convoque l'essentiel de notre pays : bière, frites, Omegang, Gilles de Binche et temps pourri. Sans nationalisme mais avec gouaille, sketchs et numéros burlesques. Savoureux !

Shéhérazade à l'aube de la 1002e nuit

XL-Théâtre - Théâtre du Grand Midi.

Le manuel d'érotologie du cheik Nefzaoui, adapté et mis en scène par Bernard Damien, met le public en émoi. Grâce à une Nathalie Stas sûre de ses charmes en Shéhérazade experte, on s'en laisse conter de toutes les couleurs dans ce spectacle coquin mais pas toujours fin.

Si c'est un homme

Théâtre de Poche.

Mise en scène sobre et puissante de Michel Bernard du texte autobiographique de Primo Levi, déporté à Auschwitz. Le comédien Frederik Haùgness décrit avec retenue et force l'horreur des camps. On ne sort pas indemne du réquisitoire.

Sinfonia Eroica

Théâtre Varia.

La pièce maîtresse de Michèle-Anne De Mey est de retour, avec de nouveaux danseurs. Emportée par la fougue de Beethoven, Mozart et Jimi Hendrix, la chorégraphie allie plaisir, vivacité, humour et tendresse. Une histoire de couples qui se font et se défont, ludique et tonique.

Spiegel

Maison de la culture de Tournai.

Wim Vandekeybus revisite vingt ans de sa compagnie Ultima Vez, à travers ce Spiegel. L'exercice est concluant, démontrant la cohérence du parcours du chorégraphe. On oublie l'aspect collage pour ne voir que le spectacle maîtrisé dont toutes les pièces semblent avoir été conçues pour vibrer à l'unisson.

To come

De Velinx, Tongres.

Dans cette création, la chorégraphe danoise Mette Ingvartsen étudie comment la joie s'exprime, comment la sphère privée et la sphère publique s'imbriquent.

Tout Buffo

Latitude 50, Marchin.

L'auteur américain Howard Buten reprend les traits de Buffo, le clown qu'il balade depuis 1974. Un piano à queue est son nouvel ami.

Une heure et demie de retard

Centre culturel et artistique d'Uccle.

Un couple est invité à dîner chez un ami. L'épouse refuse. Gérard Sibleyras livre l'histoire d'un couple bourgeois qui explose, avec Patrick Chesnais, Evelyne Buyle.

Vivarium

Théâtre du Méridien.

Le premier texte de théâtre de Giuseppe Lonobile nous entraîne dans les méandres intérieurs d'une kamikaze. Le monologue révèle les espoirs et la violence d'une vie soumise aux interdits. Un texte courageux mais sans véritable intrigue. Dans la mise en scène de Hassiba Halabi, la soliste Céline Degreef suit une partition toute en retenue, ne trahissant des sentiments qu'au final.