Notre sondage à une semaine du scrutin

COPPI,DAVID

Lundi 4 juin 2007

Malgré un tassement, le PS préserve sa première place en Wallonie devançant de 5% le MR, selon le sondage RTBF-Le Soir. Le cartel CD&V/N-VA reste largement en tête en Flandre, toujours aux alentours des 30%. A Bruxelles, le sondage confirme le retour en tête du MR devant le PS.

Le sondage RTBF-Le Soir publié ce lundi 4 juin, à sept jours des élections, indique un tassement du PS en Wallonie: 31,4% des intentions de vote, contre 33,4% dans notre sondage précédent, en avril, et 36,3% des voix aux élections législatives de 2003. Le PS reste le premier parti en Wallonie. Derrière, le MR recueille 26,5% des intentions de vote. Les libéraux-réformateurs avancent par rapport à notre sondage d'avril (24,5%), mais restent sous leur résultat des législatives de 2003 (28,4% des voix). Le CDH poursuit sa progression, enregistrant cette fois 19,2% des intentions de vote, contre 19% en avril, et 15,3% des voix aux législatives de 2003. Ecolo obtient 9,7% des intentions de vote, gagnant 0,1% par rapport à notre dernier sondage, alors qu'il avait recueilli 7,5% des voix en 2003. Le FN décroche 8,1% des intentions de vote, il avait réalisé 5,6% des voix en 2003.

A Bruxelles, le MR arrive premier, avec 27,4% des intentions de vote, devant le PS, qui obtient 25% des intentions de vote. Le CDH est pointé à 15,3%, et Ecolo 10,5%.

En Flandre, le cartel CD1V/N-VA fait toujours la course en tête, avec 29,7% des intentions de vote. Loin devant le Vlaams Belang, qui capte 21,6% des intentions de vote, le SP.A/Spirit, 19,7%, et Open-VLD, 17,3%, alors que Groen! confirme son regain de forme, avec 7,4% des intentions de vote.

Les Premiers ministrables préférés des Belges restent Elio Di Rupo dans le sud du pays, et Yves Leterme au nord, qui se détachent tous les deux dans leur communauté.

Enfin, en toile de fond de ce sondage d'opinion, il y a la terrible querelle en ce moment entre le PS et le MR, qui ont gouverné ensemble durant huit ans au fédéral, mais qui se heurtent l'un à l'autre sans répit. Entre libéraux-réformateurs et socialistes francophones, la rupture semble consommée.