Nouvelle grève au CPAS

LOUSBERG,BRIGITTE

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Mardi 12 décembre 2006

Spa Le directeur a réintégré ses fonctions à la tête de la Résidence du Parc

Une grève de 24 heures, à l'appel de la FGTB, a démarré ce lundi matin à la Résidence du Parc, seule MR-MRS du CPAS de Spa. En point de mire, encore et toujours, le conflit entre le directeur de cette maison de repos et les membres de son personnel.

Vendredi dernier, le directeur de la Résidence du Parc a en effet repris ses fonctions après que le gouverneur de la province eut cassé les décisions prises par le conseil du CPAS à son encontre.

« Le conseil du CPAS avait pris la décision de le suspendre dans l'intérêt du service dans la mesure où il avait déposé plainte contre des membres du personnel et que, réciproquement, ceux-ci avaient déposé plainte contre lui. Avec son départ, en octobre dernier, le calme était revenu mais sa réintégration remet le feu aux poudres », assure Antonio Bernet, secrétaire régional CGSP.

« Depuis le début du conflit qui a éclaté peu après l'arrivée de ce directeur en 2001, le conseil du CPAS a brillé par son incompétence. Il désavoue un directeur mais n'est pas capable de gérer le dossier disciplinaire » dénonce le secrétaire régional, en soulignant qu'une fois encore la décision du gouverneur porte sur la forme du dossier et non pas sur le fond.

« Les membres du conseil du CPAS n'ont même pas eu le courage de prévenir les travailleurs ou leurs représentants de la décision du gouverneur mais ils n'hésitent pas à recourir au chantage à l'emploi pour tenter d'imposer le calme », souligne-t-il encore notre interlocuteur

Une action de sensibilisation

Cette nouvelle grève est avant tout une action de sensibilisation. « A l'heure actuelle, à cause de l'incompétence du conseil du CPAS, il n'y a plus rien d'autre à faire que d'attendre que la justice statue sur les différentes plaintes (NDLR : dénonciations calomnieuses, vols domestiques et détournements) et celle-ci ne se prononcera pas avant un an ou deux », affirme Antonio Bernet.

La CGSP réclame cependant un comité de concertation de base le plus rapidement possible de manière à mettre en place un modus vivendi entre le directeur et le personnel obligés de cohabiter.

« Au lendemain de l'audit externe en 2005, qui pointait perte de confiance et souffrance du personnel et mettait en exergue le manque de compétences en gestion des ressources humaines du directeur, les autorités du CPAS mais aussi les autorités communales avaient promis au personnel de remettre de l'ordre. Où en est-on ? », se demande le responsable de la FGTB.