Nouvelle société pour le développement des Guillemins

BODEUX,PHILIPPE

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Samedi 6 juin 2009

Le 30 avril dernier, le parlement wallon a adopté un décret instituant la « nouvelle » Société de développement de Liège-Guillemins ayant pour mission publique la réalisation et l’exploitation de l’espace immobilier défini dans le périmètre de remembrement urbain du quartier. En clair, la nouvelle SDLg peut vendre et acheter des immeubles, dispose d’un droit d’expropriation, reçoit les fonds publics – y compris européens – pour aménager l’espace public aux alentours de la gare des Guillemins.

Actionnaire de l’ancienne SDLg, Meusinvest va céder ses participations à l’intercommunale SLF. Avec la Ville de Liège et la Région, ce seront les principaux actionnaires de la SDLg. La SNCB qui dispose d’importants terrains devant la gare, est invitée à en faire partie.

« Le but est de réunir tous les acteurs du dossier et d’avancer, ensemble. Dès le lendemain des élections, il faut trancher sur le développement du quartier », déclare le président de la SDLg, Willy Demeyer, qui fait du consensus son cheval de bataille. La Ville de Liège est en force à la SDLg. Outre la présidence et une des deux vice-présidences (assurée par l’échevin CDH Michel Firket), elle dispose de trois mandats – dont un MR – au CA tandis que l’ex-échevin des finances William Ancion représente la Région aux côtés de Dirk De Smet, directeur du Service public de Wallonie. Reste à la SLF à désigner deux représentants et à la SNCB à faire son entrée.

Si une partie des désignations a eu lieu avant les élections, le bourgmestre de Liège désire que « toutes les sensibilités soient représentées ». Ce qui laisserait une place à Écolo…

Réalisation de la place devant la gare, de l’esplanade, de la passerelle, enterrement des voies rapides le long de la Meuse, achat et transformation d’immeubles rue Paradis, appel à la promotion immobilière (hôtel, logements, commerces) pour les terrains publics situés devant la gare : la SDLg a du pain sur la planche.

« C’est toujours le PRU inspiré du projet Dethier qui nous guide », déclare Willy Demeyer qui regrette toujours la vente, par le ministre des finances Didier Reynders, de la Cité des finances à Fedimmo. « Nous lui avions demandé par écrit en 2006 de ne pas vendre mais il ne nous a pas suivis. Du coup, nous sommes obligés de composer avec Fedimmo pour l’aménagement de toute une partie du quartier ».

Reste à voir si les principes fédérateurs seront appliqués au lendemain des élections avec, éventuellement, des changements importants de majorité à la Région. Reste à voir également la motivation de la SNCB à s’inscrire dans la recherche d’un consensus…