Olivier Gourmet sera l’invité d’honneur

SCHARES,LUC; LAVIS,LAURA

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Vendredi 29 janvier 2010

Jemeppe Festival du cinéma belge de Moustier

Organisé depuis 1976, le Festival du cinéma belge connaîtra bien une nouvelle édition. Suite à l’incendie qui a totalement ravagé le centre culturel de Moustier en décembre dernier, les cinéphiles pourront finalement se rassembler six jours durant en la salle de l’amicale Solvay, à Jemeppe-sur-Sambre.

Si l’endroit diffère, la recette, elle, persiste : durant une semaine, courts et longs métrages belges seront projetés en présence de nombreux invités qui iront à la rencontre du public. Cette année, l’invité d’honneur n’est autre qu’Olivier Gourmet. Il succède à Yolande Moreau et sera présent le samedi avec trois films le mettant à l’honneur : Le Fils, des frères Dardenne, mais aussi Altiplano de Peter Brosens et Jessica Woodworth, ainsi qu’Un ange à la mer, de Frédéric Dumont.

Sept autres films ponctueront la semaine. Gaston Hénuzet, le directeur du centre culturel de Sambreville présentera le mardi De l’une et l’autre, film presque entièrement tourné dans la région. Le lendemain, place à La régate, premier long-métrage de Bernard Bellefroid, avec Sergi Lopez, tourné à Namur et dernièrement honoré lors du FIFF. Le fil a remporté le prix du jury junior et le prix du public.

Mr Nobody, de Jaco Van Dormael, les Barons de Nabil Ben Yadir et Le Concert de Radu Mihaileanu s’ajoutent au programme. À l’instar d’Oscar et la Dame Rose d’Eric-Emmanuel Schmitt, sans oublier la traditionnelle séance du mercredi après-midi pour les enfants, avec La véritable histoire du chat botté.

Du mardi 2 au dimanche 7 mars en la salle de l’Amicale Solvay (rue du Brûlé, à Jemeppe-sur-Sambre). Prix : 5 euros la séance. Renseignements : www.cinemabelge.be ou 0779-64.70.87.

Solvay invite le festival, après l’incendie

L’issue s’avère finalement positive pour le festival du cinéma belge. Pourtant les organisateurs ont craint le pire. Pour rappel, le centre culturel Gabrielle Bernard, à Moustier-sur-Sambre fut réduit en fumée le 12 décembre dernier.

Certains avaient imaginé que le festival aurait pu disparaître en même temps que le site qui l’accueillait.

Heureusement, les organisateurs ont, d’ailleurs fort rapidement, trouver dans la région de bonnes volontés. En l’occurrence, la société Solvay a tendu la main en mettant une salle à disposition. Plus qu’un coup de pouce. D’une certaine manière même, une action de mécénat.

Le feu s’était déclaré dans la toiture et s’est rapidement transformé en un brasier de septante mètres de long. Vu l’ampleur de l’incendie, les pompiers de Sambreville avaient pu compter sur le renfort de leurs collègues de Fosses-la-Ville, Charleroi et Namur.

Le bâtiment a fini par s’effondrer mais aucune victime n’a été à déplorer. Il s’était vidé à l’apparition des premières fumées. C’est tout un pan de l’histoire locale qui disparut ainsi. Outre le festival, qui donna tant la visibilité que la renommée à l’endroit dès 1976, diverses activités se tenaient dans ce petit centre, et de nature très variée. Des consultations ONE, des cours de danse et de musique de l’Académie d’Auvelais. La salle prêtait aussi sa scène à deux troupes de théâtre et accueillait des cours hebdomadaires de gymnastique, des conférences de l’université des aînés, des expositions ou encore une bibliothèque.

La volonté de construire un nouveau centre culturel à Moustier s’est rapidement fait sentir. Tout en sachant qu’il s’agira là d’un projet de très longue haleine.