Panne d'info autour de la centrale

PETIT,JEAN-PHILIPPE

Page 10

Vendredi 24 novembre 2006

Chooz Incident entre les autorités

En soi, le rejet gazeux qui s'est produit, mardi, pendant une opération de maintenance à la centrale nucléaire de Chooz peut être qualifié de mineur. Aucune balise de mesure, côté belge et côté français, n'a signalé une augmentation sensible de la radioactivité. Et les analyses des prélèvements effectués, mardi, dans l'environnement de la centrale devraient le confirmer aujourd'hui.

Ce qui est en cause, comme l'ont révélé nos confrères de Vers l'Avenir, c'est l'absence d'information officielle des autorités belges par les autorités françaises. Le gouverneur de la province de Namur, Amand Dalem, a écrit à madame la préfète des Ardennes pour lui rappeler les termes d'une convention, signée en 1997, qui prévoit un échange direct d'informations entre la préfecture de Charleville et le palais provincial de Namur dès lors qu'un accident « pouvant avoir une incidence médiatique se produit ». On est apparemment bien ici dans ce cas de figure.

Du côté de la centrale de Chooz, on plaide non coupable. « Nous avons informé nos autorités, comme le prévoit la procédure », explique Jean-Paul Joly, le directeur de la centrale. Qui reconnaît, tout de même, que la presse locale, mais du côté français seulement, a reçu un communiqué dès mardi. Comme cela arrive, apparemment, assez régulièrement.

Pour sa part, Franck Chaulet, le chef de cabinet de la préfète des Ardennes, dit avoir bien entendu la réaction du gouverneur Dalem. « Nous allons rencontrer les autorités belges, très prochainement, pour améliorer les procédures de communication, même à propos d'incidents mineurs qui se produiraient à la centrale. Une première réunion de travail devrait avoir lieu début décembre. »