Parcours d’antiquaires au Sablon

COLJON,CLAIRE

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Mercredi 25 mai 2011

Revoici donc celles que l’on appelle familièrement les « 3B » ! A savoir, quatre jours durant, une synergie entre Bruneaf, Baaf et BOAFair, mise en évidence des arts non européens, des antiquités classiques et des créations de l’Orient. Autant de trésors exposés par les antiquaires du Sablon et par leurs pairs venus de l’étranger, accueillis alors dans de nombreuses galeries. Autant d’occasions pour les curieux, amateurs de belles choses ou collectionneurs de voir, toucher, sentir tous ces objets. Et de rencontrer les antiquaires, ces érudits toujours disposer à partager leur passion et à échanger leurs connaissances.

Des arts non européens

Initiatrice, la Bruneaf, ou Brussel Non European Art Fair, voit le jour en 1983 et met en exergue les arts d’Afrique, d’Océanie, d’Indonésie ou encore l’art précolombien et celui des aborigènes d’Australie. Voyages parmi les plus belles pièces de l’art des Kuba ou des Tschokwe (RDC), des Zombo d’Angola, des Papous de l’île de Kurudu, de Nouvelle Guinée ou de Nouvelle Irlande.

Epinglons cette année l’organisation par l’équipe de Bruneaf d’une exposition toute dédiée aux lamellophones de la collection F. & F. Boulanger-Bouhiere : « Sanza », plongée parmi ces instruments de musique à lames pincées, si fréquents en Afrique centrale et orientale.

Autre événement, la première vente aux enchères d’objets d’Arts Premiers proposée par la toute récente Maison de Vente Native. Une centaine d’objets soigneusement sélectionnés, mis à l’encan le 11 juin dans la Galerie Lin et Emile Deletaille.

Un monde classique

L’exemple de Bruneaf fait des émules et, il y a neuf ans, les antiquaires spécialisés dans le domaine des antiquités classiques, égyptiennes et du Proche-Orient fondent la Baaf, Brussel Ancient Art Fair. Une foire qui a son écho à Bâle (Basel Ancient Art Fair) entre le 4 et le 9 novembre 2011.

Présents cette années, une quinzaine d’antiquaires venus de Belgique, d’Allemagne, de Hollande, de Suisse, de France et des Etats-Unis, - tous membres de l’Iadaa (International Association of Dealers in Ancient Art) et respectueux d’un code d’éthique concernant l’authenticité et la provenance des objets - auxquelles s’adjoignent les laboratoires allemands Ralf Kotalla (analyse de la thermoluminescence des objets en céramique et en terre cuite) et Paz Laboratories for Archaometry.

Promenade chez Arteas (Londres) pour un sarcophage à la tête de faucon, Royal-Athena Galleries (New York) pour des pièces étrusques, puis Harmakhis (Bruxelles), la Galerie Rhéa (Suisse) ou encore Cybèle (Paris).

Départ pour l’Orient

Troisième B enfin, deux ans après la Baaf, voici la BOAFair, Brussel Oriental Art Fair toute dédiée aux arts d’Orient. Une trentaine de marchands ont assuré de leur présence, parmi lesquels la galerie Asta Mangela (Pays-Bas) qui a choisi pour thème de son exposition « Taste for Tantra », soit des peintures et des objets rituels du Gokhang et la galerie Roots Contemporary (Bruxelles) qui a souhaité établir des passerelles entre la Chine d’hier et celle d’aujourd’hui en proposant des œuvres de deux artistes chinois contemporains.

BOAF, BAAF et BRUNEAF, dans le quartier du Sablon, à Bruxelles, du 9 au 12 juin.

Infos : www.bruneaf.com, www.baaf.be et www.boafair.be.