PAS D'INCENDIE : LES MAIEURS NE VEULENT PAS BRULER LA CITE ARDENE OK POUR L'INTERCOMMUNALE DES POMPIERS LIEGEOIS

RENETTE,ERIC

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Samedi 21 novembre 1992

Pas d'incendie: les maïeurs ne veulent pas brûler la Cité ardente...

OK pour l'intercommunale des pompiers liégeois

Les dernières propositions du ministre des Communes et des Intercommunales, Guy Mathot, semblent avoir rencontré les revendications des maïeurs réticents au compromis proposé pour la création de la nouvelle intercommunale du Service régional liégeois d'incendie (SRI). Elles tiennent compte de leur désir de ne pas figer le mode de répartition du financement de la future intercommunale. Selon les propositions initiales, en effet, cette dernière doit passer des 70 % actuels redevables par la ville de Liège et 30 % aux autres communes, respectivement à 55 % et 45 % à l'horizon 2009. Le tout étant de trouver quand et comment...

Le «nouvel» accord prévoit donc le début de la redistribution des charges dès 1996. Il laisse toutefois la possibilité aux différentes communes de l'intercommunale d'en changer le cours en fonction «de circonstances exceptionnelles», non prévisibles actuellement. Un libellé suffisamment précis et suffisamment vague, au gré des humeurs de chaucun... Ces décisions, en tout cas, devront se prendre à une majorité de 75 % des voix, ce qui implique que la ville de Liège ne détiendra plus une minorité de blocage.

Par ailleurs, l'accord des 19 bourgmestres ou représentants de communes présents hier à Liège (toutes les communes impliquées, sauf Engis) pour souscrire à l'accord préétabli par les 5 maïeurs mandatés pour représenter leurs pairs, semble également porter sur les propositions salariales. À savoir, sur une majoration globale promise de 15 %, une réévaluation de 6,75 % des salaires des combattants du feu en 1993.

Concrètement, ces différents accords ratifiés par le collège des 19 bourgmestres, qui devront encore en référer à leurs instances communales, impliquent un certain nombre de données politiques et économiques. Politiquement, les communes périphériques associées dans l'intercommunale voient leur autonomie accrue et, partant, la sécurité de la pérennité de l'accord qui visait à soulager Liège d'une partie de ses charges sujette à une opposition plus facilement exprimable. Économiquement, la mise en place de la nouvelle intercommunale soulagera le budget 1993 de la Cité ardente, mais prolongera le poids de la répartition actuelle jusqu'en 1995. En revanche, l'accord social, notamment en ce qui concerne les pensions, délivre la ville de tout surplus supplémentaire, n'ayant plus à supporter que les pensions déjà allouées dans la mesure où celles qui sont à venir seront débitées au compte de l'intercommunale. Solidarité... obligée?

E. R.