Séjour écourté pour 80 Tziganes

LEJEUNE, REGINE

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Vendredi 30 juillet 2010

Pecq Vingt caravanes sur une prairie

Alors que la polémique sur les gens du voyage bat son plein à Dour et chez nos voisins français, une vingtaine de caravanes a fait arrêt mercredi soir sur une prairie privée à Hérinnes (Pecq), à l’arrière des bâtiments du CPAS. À leur bord, quatre-vingts Tsiganes chassés mardi d’Audenarde, la commune flamande voisine, où ils ont occupé un terrain communal durant cinq jours.

La communauté a conclu un contrat de location avec le propriétaire de la prairie, afin d’y occuper l’hectare de terrain jusqu’au 17 août. Une situation que n’approuvait guère le bourgmestre de Pecq, Marc D’Haene (CDH), qui estime que le terrain n’est pas adapté à leurs installations. Dès leur arrivée, il menaçait de prendre une ordonnance d’expulsion pour ce dimanche.

« Nous ne partirons pas sans avoir été remboursés des 1.200 euros de location », a rétorqué Moueuille Lebec, porte-parole de la communauté. Selon lui, les autorités communales pecquoises font l’amalgame entre leur situation et celle de Dour, où sont installés 750 Tziganes. « On nous prend pour eux. »

Entre-temps, un compromis semble avoir été trouvé. « Ils devraient partir ce samedi à 16 heures, tandis que le propriétaire du terrain versera une partie du montant de la location, affirmait le bourgmestre hier après-midi. Nous avons un accord oral et devrions avoir une trace écrite de cet accord pour ce soir. »