David Clarinval en modérateur

LAVIS,LAURA

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Jeudi 10 juin 2010

Politique Parties de campagne (15/16)

Aux alentours de l’hôtel de l’Aubépine, ce mardi soir à Beauraing, les voitures relookées aux couleurs du parti libéral arrivent en nombre. À l’instar des habitants de la région, venus assister à une conférence-débat donnée par Louis Michel sur l’avenir de la Belgique. L’événement est orchestré par David Clarinval, député-bourgmestre de Bièvre et deuxième effectif à la Chambre pour l’arrondissement de Namur (MR).

« Les tracts et affiches c’est bien, mais à chaque campagne j’essaie d’allier l’utile à l’agréable en invitant une personnalité politique dont l’intervention vise à informer le citoyen sur un enjeu particulier. Pour cette conférence, j’ai envoyé 1.000 invitations et fait paraître deux publicités dans les journaux locaux », confie-t-il avant d’aller accueillir ses premiers invités et de les diriger vers la salle ad hoc.

L’endroit se remplit, accueillant bon an mal an 150 personnes. Une dernière mise au point et le candidat à la chambre introduit son hôte, saluant au passage les colistiers présents. Puis, très vite, son rôle se limite à celui de modérateur.

La conférence débute, mettant en lumière des thèmes d’actualité : séparatisme, fédéralisme, confédéralisme. Le nom de Bart de Wever ressort lui aussi à maintes reprises.

David Clarinval est tantôt attentif, tantôt impassible durant l’intervention. Il prend des notes, consulte son GSM, guette l’arrivée des retardataires et les salue, acquiesce les dires de l’invité.

« N’ayez pas peur, la Belgique ne va pas disparaître, on a des atouts », conclut ce dernier avant de laisser la parole aux personnes présentes. « Comment allez-vous vous en sortir avec le FDF ? », demande alors un monsieur. Rires dans la salle. « Une autre question ? », lance de façon ironique David Clarinval. Les interventions s’enchaînent quelques dizaines de minutes autour d’une circonscription électorale unique ou de l’immersion linguistique. Puis l’accent est mis sur l’importance d’aller voter et la partie officielle de la soirée se termine par la présentation des listes au Sénat et à la Chambre. « David est un parlementaire remarquable. Il a saisi que pour faire de la politique il fallait un parcours initiatique », vante alors Louis Michel.

Le débat terminé, place au drink et premières impressions. « Les questions ont été dans tous les sens et les gens semblaient intéressés, explique le candidat organisateur. Le ton est différent lorsque quelques mètres plus loin il se confie à une dame. « Je suis fatigué. Les sondages ne sont pas très bons. » Il évoque alors le thème de la campagne : la sécurité. Très vite la discussion s’enlise autour des demandeurs d’asile. « S’ils n’entrent pas dans les conditions, on doit les renvoyer chez eux, point à la ligne. Pas les laisser moisir pendant 6-7 ans dans des centres », répond-il avant de s’attaquer à une demande sur le dossier non abouti d’une prison à Baronville. En fin de soirée, les convaincus restent majoritaires. « Advienne que pourra », crie en guise de conclusion un monsieur d’un certain âge à la sortie de l’établissement.

repères

Son parcours

David Clarinval devient en 2000 le plus jeune bourgmestre de Belgique. Il officie en tant que conseiller provincial et chef du groupe MR à Namur jusqu’à sa démission en 2007, pour accéder au poste de député fédéral. Âgé de 34 ans, il est papa de deux jeunes enfants.

Sa promesse

« Être très attentif aux dossiers énergie et médecine rurale. Mais aussi au socio-économique dans son ensemble. Il y a notamment une profonde injustice à résoudre en ce qui concerne les pièges à l’emploi. »