Pour le vice-recteur, l’allocation est insuffisante

DE HARLEZ,RENAUD

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Mercredi 14 novembre 2012

Alors que l’Université Catholique de Louvain fêtera ses 40 ans de présence à Louvain-la-Neuve ce lundi 19 novembre, Didier Lambert, le vice-recteur aux affaires étudiantes revient sur la problématique du financement de l’Université néo-louvaniste.

Dans quelques années, il n’y aura plus assez de subsides pour que l’UCL continue à bien fonctionner. Une affirmation correcte ?

Disons que le financement des universités pose toujours question. Nous estimons que l’allocation de fonctionnement est insuffisante pour entretenir à la fois les infrastructures, soutenir concrètement la recherche et maintenir le niveau actuel de l’enseignement. Même si pour le moment, il n’y a pas encore de péril pour l’UCL.

S’il n’y a pas encore de péril aujourd’hui, y a-t-il néanmoins des risques réels pour les années à venir ? Et dans quelle mesure ?

Oui. On considère que durant les trois années à venir, l’Université arrivera à boucler son budget. Mais par contre, à moyen terme, cette opération deviendra plus compliquée.

Quels sont les coûts qui ont augmenté dans la gestion de l’université ?

Il y a l’entretien des bâtiments et puis surtout, évidemment, le coût du personnel. La pyramide des âges évolue et donc le coût du personnel augmente sensiblement. Mais je le répète, il n’y a pas encore de péril actuellement. Le financement de ces postes reste pour le moment tout à fait assuré.