Presse

VANTROYEN,JEAN-CLAUDE; AFP

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Samedi 3 mai 2008

n.c.

Brèves (3)!

Presse

La pratique de l’embargo balisée après l’affaire dEUS

L’Association des journalistes professionnels (AJP) et le Collège des rédacteurs en chef de la presse quotidienne ont réagi ensemble à l’affaire dEUS pour baliser la pratique de l’embargo. Ils considèrent que celle-ci « doit rester une exception à la libre circulation de l’information mais qu’elle est légitime dans certains cas, circonscrits et limités dans le temps, moyennant due motivation. L’acceptation de l’embargo dans de telles conditions entraîne l’obligation de le respecter. Par ailleurs, l’engagement formel qu’implique cette acceptation dans le cadre d’une relation de confiance ne requiert ni convention écrite ni, moins encore, menace de sanction financière. Dès lors, les journalistes professionnels sont invités à refuser systématiquement de signer en leur nom ou pour leur média le moindre document de ce type. » Voilà un conseil clair. L’AJP et le Collège des rédac-chefs disent vouloir établir avec les représentants des rédactions un code de bonnes pratiques dans les relations entre informateurs et presse, ainsi qu’un observatoire des usages en la matière et un centre d’appels. (J.-C. V.)

Liberté de presse
RSF s’inquiète des journalistes européens

C’est la Journée internationale de la liberté de la presse ce samedi. Reporters sans frontières (RSF) en profite pour dénoncer la situation dans certains pays de l’Union européenne. RSF dénonce des menaces contre des journalistes, des tentatives d’assassinat par des groupes privés, des agressions et des intimidations. L’organisation cite le cas de la France, où les journalistes s’exposent à des représailles physiques lorsqu’ils couvrent les banlieues. En deux ans et demi, des dizaines de photographes, cameramen et reporters ont été malmenés physiquement. En Italie, RSF pointe du doigt la mafia « ou plutôt les mafias qui œuvrent dans le sud du pays ». Au total, des dizaines de journalistes travaillent sous protection policière. « Tous les journalistes qui écrivent sur les activités de la mafia ont, à un moment ou un autre, un signal les avertissant qu’ils étaient sous surveillance. » RSF dénonce également la situation au Pays basque espagnol où les journalistes supportent parfois depuis des années les intimidations de l’ETA. En Irlande du Nord, plusieurs journalistes continuent à faire l’objet de menaces de mort de la part de loyalistes protestants. RSF

cite aussi des violences contre des journalistes en Suède, Bulgarie, Roumanie, Hongrie, Tchéquie, Roumanie. (afp)