Une réussite le pari de Dour ?

MARECHAL,GISELE

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Mercredi 6 juillet 2011

Propreté Des conteneurs à puce

Des sacs de détritus, un peu partout dans les rues de Dour. Pierre Tachenion, chef de file PS au conseil communal, interpelle le bourgmestre Carlo di Antonio. Les ramasseurs de déchets pirates auraient-ils plus de pain sur la planche qu’avant ? « Vous feriez bien d’analyser nos résultats exceptionnels, en regard desquels Shanks et l’IDEA pourraient bien suivre notre exemple dans le cœur du Hainaut », rétorque le mayeur.

Les conteneurs individuels à immondices à incinérer ont été offerts à la communauté douroise début 2011. « En six mois de fonctionnement, nous sommes en passe de gagner notre pari risqué en matière de gestion des déchets », insiste Di Antonio. En 2010, 3.200 tonnes de déchets ont été ramassées en porte-à-porte, dans des sacs payants. « Une extrapolation sur les 24 premières semaines de l’année nous permet de penser qu’en 2011, nous récolterons 1.500 tonnes via les conteneurs à puce ! Plus 800 à 850 tonnes de bio en sacs pour compostage. Plus 200 tonnes de verre, papier, tissus collectés. »

De 3.200 à 1.500 tonnes : « La commune peut réaliser une économie de 170.000 euros pour la gestion annuelle de ses déchets. Nous allons ristourner cette somme sur la taxe déchets. Si on continue sur notre lancée, la taxe ménage passera de 150 à 130 euros, et la taxe isolé, de 90 à 75 euros. »

Coût du tonnage ramassé ? « Les 70 premiers kilos sont gratuits. Nous pensons que 10 à 15 % des citoyens seulement dépasseront cette limite. » Libre aux gaspilleurs de payer 16 centimes de taxe par kilo d’immondices de plus. Ou de déposer leurs sacs non réglementaires partout. S’ils se font prendre, ils risquent une amende administrative. « Le phénomène nous mène la vie dure. Mais pas que chez nous, hélas », peste Di Antonio.

La fin des nominations ?

A l’entame du conseil, ce lundi soir, la CGSP protestait devant la maison communale de Dour. Elle redoute de voir la commune renoncer au pacte de solidarité qu’elle a signé en 2008 avec les autres communes wallonnes. Un pacte en vertu duquel un agent communal nommé, retraité, est remplacé par un travailleur nommé. La commune se propose de cotiser pour le 2e pilier de pension en faveur de ses contractuels (APE), moins favorisés à la retraite. Interrogé par Pierre Tachenion (PS), Carlo Di Antonio, le bourgmestre (CDH) se veut rassurant. « Le deuxième pilier veillerait à octroyer un complément de pension à nos 111 contractuels. Nous ne comptons pas cesser les nominations. Même si nous comptons trois nommés de moins ce jour qu’en 2008. » Un comité de négociation entérinera la question en septembre.