PVV:MARTENS IX OU LE REGNE DES COCUS

DELFOSSE,LUC; BELGA

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Lundi 7 octobre 1991

PVV: «Martens IX ou le règne des cocus»

La chute du gouvernement Martens IX met fin à un an et demi de tripotages. L'électeur doit maintenant pouvoir s'exprimer. Après quoi, il faudra revenir à une politique centrée sur les vrais problèmes des citoyens... Ainsi parlait, samedi, Guy Verhofstadt, à l'issue de la réunion du bureau du PVV. Le Parlement devra ensuite arriver à un arrangement communautaire définitif mettant fin à la confusion des réformes précédentes.

Martens VIII ou le chaos communautaire intégral? Oui, répond avec opiniâtreté le chef de l'opposition libérale flamande qui tient le même discours depuis le vote de la loi (indigne) de financement des Communautés et des Régions, durant l'hiver 1988-1989. Et que dire de Martens IX, cette cocufication mutuelle et momentanée.

Parlant de son ex-adversaire gantois, le ton du «wonder boy» est à peine moins tendre: Wilfried Martens s'est obstiné à rester en fonction pour mener une bonne campagne électorale. Du coup, le Premier ministre n'était plus à même de résister à Spitaels. À tout le moins aurait-il dû s'opposer au chantage de Philippe Moureaux.

Quant à la pseudo-fermeté actuelle du CVP, elle n'obéit qu'à des calculs électoraux.

En fait, c'est tout le Landerneau flamand qui en prend pour son grade: Il a fait preuve tout au long de la crise d'une rare faiblesse, lâchant une longue série de concessions auxquelles la VU a participé. Des exemples? Le bétonnage des facilités, la possibilité de coopter les francophones de la périphérie au Conseil de la Communauté française, l'abandon des dettes des grandes villes....

Le PVV exige une politique centrée sur les vrais problèmes: la dette publique, les immigrés, l'environnement, la sécurité publique.

Et le communautaire? Le règlement définitif de ces questions revient au Parlement, non au gouvernement. Ce sera le prix à payer pour nous ramener au gouvernement.

Mais, pour les bleus, fédéralisme ne rime pas avec aventurisme: Nous désirons un État central efficace dans lequel les Régions et les Communautés disposent de compétences larges et en particulier d'une autonomie financière et fiscale.

Et de répéter ses trois commandements: simplification des institutions, réduction drastique du nombre des ministres et création d'une véritable Cour constitutionnelle.

L. D.(avec Belga)