Quand l’auto-stop redémarre en douceur

LHUILLIER,VANESSA

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Jeudi 8 janvier 2009

Boitsfort 1.200 membres pour les voitures à partager

Avez-vous déjà remarqué ces auto-stoppeurs arborant un drôle de pictogramme ? Alors vous avez croisé la route d’un membre de la tribu des VAP, les voitures à partager.

Un projet lancé en 2005 par une conseillère communale Ecolo de Boitsfort, Claire Laloux. Qui souhaitait permettre aux personnes se dirigeant vers un même endroit de voyager ensemble. Grâce à un logo, le piéton sait que l’automobiliste connaît les règles de sécurité des VAP et est enregistré dans la base de données de l’association.

Une idée qui en a séduit plus d’un. En trois ans, plus de 1.200 personnes se sont inscrites et plusieurs communes bruxelloises et du Brabant wallon ont montré leur intérêt pour le projet. Les VAP ont également été nominées pour le grand prix des générations futures.

Mais Claire Laloux n’a pas tout à fait comblée. « Nous avons beaucoup d’inscrits mais en réalité, peu de gens utilise le système. Dommage car visiblement l’idée plaît. C’est pour cela que je ne me décourage pas et nous réfléchissons à de nouvelles pistes pour rendre l’utilisation des VAP plus efficace. »

Par exemple, le système de prise en charge a évolué depuis sa création. Aujourd’hui, plusieurs points de ramassage ont été balisés. Le trajet entre les Trois Tilleuls et la station de métro Demey va être promu car aucun bus ne l’emprunte. Idem pour le trajet entre le quartier du Blankedelle à Auderghem et celui entre les campus de la Plaine et du Solbosch. Mais c’est surtout dans le Brabant Wallon que les VAP vont se développer. « J’ai l’impression que la demande y est plus forte car les distances sont plus grandes et l’offre de transports en commun moins dense. »

Durant ce temps mort hivernal, Claire Laloux pense également à la création de parapluies aux couleurs des VAP ou de plots à apposer sur la voiture pour que piétons et automobilistes se rencontrent plus facilement.