QUATRE DIZAINES DE JUILLETS TOUT EN MUSIQUE A SAINT-HUBERT DE LAVACHERIE A ST-HUBERT,DEMANDEZ LE PROGRAMME

BURGRAFF,ERIC

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Mercredi 4 juin 1997

Quatre dizaines de juillets

tout en musique à Saint-Hubert

«Le» festival de musique classique du Luxembourg souffle ses 40 bougies. Le programme 97 est digne de l'événement.

Si c'était à refaire, on ne recommencerait pas ! Le commentaire de Robert Parrière, jusqu'il y a quelques mois administrateur délégué du Juillet musical de Saint-Hubert, est éloquent. L'organisation d'un tel événement dans une province rurale a en effet souvent été une gageure. L'homme précise : Les impératifs économiques et culturels sont tels que ce ne serait plus possible de recommencer aujourd'hui dans les mêmes conditions. Lorsqu'il fut lancé en 1957, le Juillet musical était l'oeuvre des administrateurs et employés d'une ASBL culturelle provinciale. C'était une gestion privée, on était condamnés à réussir. Ailleurs, il y a des festivals qui ont eu leurs heures de gloire et qui sont à la traîne aujourd'hui. Malgré quelques difficultés, nous sommes restés constants.

R. Parrière tire des leçons de ces 40 ans passés à la tête du plus ardennais des festivals. Il faut, dit-il, une structure de gestion professionnelle. A Saint-Hubert, ce sont des fonctionnaires provinciaux qui s'en chargent. Il faut aussi de l'enthousiasme, une volonté de réussir. Il faut être perpétuellement en recherche du nerf de la guerre.

Compte tenu de ces éléments, le Juillet musical s'est adapté. Ainsi, après une décentralisation ratée vers les pôles touristiques dans les années 70, le festival a regagné sa commune d'origine. On a fait des concerts avec 6 ou 7 personnes dans la salle ! Aujourd'hui, le public vient de très loin. La programmation aussi a évolué : Il fut une époque où elle était réservée aux musicologues. Le Luxembourg n'est pas fait pour cela. Nous avons donc diversifié.

De diversification, il en est toujours question. Le nouvel administrateur délégué, Francis Tinchi, en fait d'ailleurs son cheval de bataille. Au-delà de concerts pointus, il faut de la musique accessible au commun des mortels. Le programme 97 (ci-dessous) est un début d'illustration de cette nouvelle politique.

ÉRIC BURGRAFF

De Lavacherie à Saint-Hubert, demandez le programme

Comme les autres événements affiliés au Festival de Wallonie, le Juillet musical de Saint-Hubert a adopté le thème : Du spleen à l'extase. Déclinaison.

Vendredi 6 juin. Concert d'ouverture du Festival de Wallonie. Dame Margaret Price, soprano et l'Orchestre philarmonique de Liège. Basilique de Saint-Hubert.

Samedi 5 juillet. Le Philharmonisches Staatsorchester Halle. L'occasion d'entendre le meilleur clarinettiste belge, W. Boeykens. Basilique de Saint-Hubert.

Dimanche 6 juillet. Le Quatuor Keller (violons, violoncelle, alto). Franz Schubert, dont on célèbre le 200e annniversaire de la naissance, sera la vedette de ce spectacle. Eglise de Libin.

Samedi 12 juillet. Orchestre Prima la Musica. On attend une brillante prestation du jeune baryton Stephen Salters, lauréat 96 du Reine Elisabeth. Basilique de Saint-Hubert.

Dimanche 13 juillet. Schubertiade avec notamment le ténor Guy de Mey. Une soirée légère pour chanter, danser et s'amuser. Le tout dans l'ambiance unique de la Converserie à Saint-Hubert.

Samedi 19 juillet. Le choeur symphonique de Namur et l'orchestre national de Belgique : près de 200 personnes sur la scène de la basilique ! Une soirée qui s'annonce époustouflante toute entière consacrée à Mendelssohn.

Dimanche 20 juillet. Musica Antiqua Köln. L'occasion d'écouter des oeuvres peu ou pas jouées de Bach, Händel ou Telemann. Eglise de Nassogne.

Samedi 26 juillet. Françoise Groben (violoncelle) et Yvan Cajan (piano) s'exprimeront notamment dans l'oeuvre de Schumann. Eglise de Lavacherie.

Dimanche 27 juillet. Clôture du festival avec M. Dalberto au piano. Nouvel hommage à Schubert. Eglise Saint-Gilles à Saint-Hubert.

É. B.

Tous les concerts ont lieu à 20 h 30. Entrée : 450 FB pour tous les concerts. Réductions diverses. Infos au 061-61.33.50.