Cuisiner, une fois toutes les lunes

BODEUX,JEAN-LUC

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Jeudi 11 février 2010

Rendeux Ni table d’hôte ni resto, tout simplement chez Florence Hubert et Vincent Godelaine

Une fois toutes les lunes… Un nom énigmatique et un peu envoûtant. Un nom aussi savoureux qu’un dessert craquant. « Ni table d’hôte ni resto. Tout simplement chez nous. » Une initiative gourmande originale, en tout cas. Car quand « on est bien lunés, quand ça nous toque », Florence Hubert et Vincent Godelaine transforment leur maison de Rendeux-haut en un petit restaurant convivial.

Comme ils le disent sur leur site internet, principale source de réservations, cela signifie « des canapés à déménager, des tables à dresser, des bougeoirs à astiquer, des nappes à repasser, des petits plats à concocter… Bref, plein de choses à penser en plus de la maison à chambouler ! » Car c’est bien cela la réalité.

Et ce le sera notamment ces vendredi et samedi de la Saint-Valentin. Branle-bas de combat. Au revoir cuisine et living familiaux. Place à un autre esprit. Les convives d’un week-end prennent en effet place dans la maison de ce couple qui aime cuisiner et bien manger.

Les tables bigarrées, achetées dans des brocantes, débarquent de l’abri de jardin. Et tout le reste suit. Ambiance chaleureuse assurée, avec des poêles à bois d’antan. La salle à manger se tend à vous avec ses vieux pavés colorés. Dans le living, c’est un climat plus boisé. Sur les tables, des bougeoirs multiformes.

Testé en famille

Elle, enseignante et lui, infographiste, changent de tenue de six à huit fois par an, le temps de deux soirées, en un week-end. « Nous avions envie de faire quelque chose qui nous correspond, dans une chouette ambiance, commente Florence Hubert. Souvent, en allant dans des restaurants, il nous manquait un petit quelque chose. Nous avons toujours eu un regard et des papilles critiques. Cela pouvait être très bon mais trop rapide. Ou très sympa mais pas tout à fait cela côté assiette, etc. Alors, on s’est dit qu’on allait faire quelque chose à nous. La table d’hôte était un esprit qui nous attirait, mais on n’a pas le côté petites tables. Tout le monde est réuni à une grande table. Et puis, il faut que ce soit très régulier. Ici, on n’a qu’un agenda temporaire. »

Pour avoir accès à la profession, le duo a suivi des cours du soir à Namur, durant trois ans, et des stages dans des restaurants. « C’est là qu’on apprend à gérer son timing et son stress. C’est primordial », commente Vincent. « À deux, cela nous a motivés, poursuit son épouse. On s’est lancé, sans lourds investissements. Juste une chambre froide pour être aux normes. Et un four qu’on ajoute dans notre cuisine. Le reste, c’est notre cuisinière à cinq becs. Mais il faut évidemment tout arranger dans nos trois pièces de vie qui peuvent alors accueillir une bonne vingtaine de personnes. On commence à tout arranger fin de semaine. Mais mon mari est déjà aux fourneaux pour préparer ce qui peut l’être en début de semaine. »

Florence et Vincent fonctionnent avec une carte de deux entrées, deux plats et deux desserts au choix, sur réservation. Sauf ce prochain week-end, pour la Saint-Valentin. Il n’y a qu’un seul menu. Mais le samedi, c’est déjà plein. Une idée de ce que vous avez raté fin décembre dernier ? Une bisquebouille de homard, crustacés et tartine rouillée en entrée, des pâtes artisanales de Sicile au foie gras, jus tartuffé et kromesky surprise en plat principal, ou une brioche perdue aux pommes du verger, crème anglaise et caramel laitier en dessert.

« On invente nos plats, c’est varié, et bien sûr testé en famille, avec nos deux enfants qui apprécient. On travaille avec des produits frais, de la région ou d’ailleurs. » « Une fois toutes les lunes » éclaire alors vos assiettes, dans un cadre sympa. Qui sent aussi l’amitié.

www.unefoistoutesleslunes.be