Ron Jans arrive au Standard. Et John van den Brom à Anderlecht ?

JOSEPHY,VINCENT; BERTI,CHRISTOPHE; BUSIAU,THOMAS

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Mercredi 30 mai 2012

Division 1 Invasion d’entraîneurs néerlandais en Belgique

Après Mario Been (Genk), Adrie Koster (Beerschot) et Harm Van Veldhoven (Malines), et en attendant peut-être Dennis van Wijk à Charleroi même si cette perspective s’éloigne, les entraîneurs néerlandais ont continué à investir le marché belge mardi. Tout a commencé du côté du Standard où, à 8h45, une conférence de presse était annoncée pour le début d’après-midi. Quatre heures plus tard, Roland Duchâtelet annonçait l’arrivée de Ron Jans (l’entraîneur d’Heerenveen susurré un temps à Anderlecht) à Sclessin pour une durée d’une saison seulement.

Pendant ce temps-là, Herman Van Holsbeeck avait appris de la bouche de l’Allemand Ralf Rangnick, sur le point de se lier ailleurs, qu’il ne répondrait pas favorablement à l’appel du Sporting pour succéder à Ariël Jacobs. Comme il avait déjà senti le vent tourner dans la journée de lundi, il a confirmé à John van den Brom, l’entraîneur de Vitesse, qu’il était le bienvenu à Anderlecht et ce, malgré l’annonce effectuée le mercredi précédent quant à un avenir que le Néerlandais voyait toujours à Vitesse.

A peine rentré de son séjour au Surinam avec le club d’Arnhem sur le temps de midi, il a donc emmené son agent pour effectuer la jonction jusque Neerpede où il est arrivé à 19h52 précise pour s’entretenir avec Herman Van Holsbeeck. Cinquante minutes plus tard, les deux hommes filaient ensemble vers le parc Astrid où ils ont trouvé porte close.

L’accord est-il pour autant conclu avec le Néerlandais ? Si une conférence de presse était en préparation pour ce mercredi, aucune confirmation n’est tombée dans la foulée de cet entretien.

Au Standard, par contre, c’est officiel. A un peu moins de trois semaines de la reprise des entraînements (le 18 juin), Roland Duchâtelet a sorti de son chapeau un nom improbable, celui de Ron Jans. Qui ? Malgré une expérience de dix ans en tant que T1 en Eredivisie, où il est connu et reconnu, le Néerlandais est un parfait inconnu de ce côté-ci du Moerdijk. Pour le président des Rouches, cela ne pose aucun problème, Jans l’ayant visiblement séduit par ses beaux mots, sa philosophie résolument offensive démontrée à Nimègue puis à Heerenveen et, probablement, sa déférence envers ses supérieurs.

Mardi, Ron Jans est en effet apparu souriant et affable mais aussi particulièrement docile. « De commun accord avec la direction, on a décidé de ne signer un contrat que d’un an avant de faire le point, explique le Néerlandais. L’idée de base est pourtant de travailler sur le long terme mais je comprends que le club ne veuille pas s’engager trop longtemps avec moi initialement et, de mon côté, je veux pouvoir faire le point sur mon adaptation avec un football belge et un club que je connais de manière générale, pas encore sur le bout des ongles. J’espère avoir mon mot à dire dans la campagne de recrutement mais, le cas échéant, je saurai aussi m’adapter au groupe qui me sera fourni en essayant d’y apporter ma touche. Même si j’avoue une prédilection pour le 4-3-3, je n’ai pas de schéma tactique fixe. Tout dépendra du groupe que j’aurai à disposition. »

En lisant entre les lignes, on comprend aisément que Ron Jans, s’il n’est pas dénué d’ambitions (« Le but initial sera le Top 3 mais j’espère pouvoir viser plus haut »), est prêt à consentir quelques concessions à sa direction pour entraîner un club dont il va rapidement découvrir le fonctionnement. « Quand j’ai annoncé à mon fils aîné que j’allais peut-être entraîner le Standard, la semaine passée, il m’a dit de foncer, explique Ron Jans. Il connaît la ferveur de ses supporters, son histoire aussi, et je ne pouvais donc pas ne pas l’écouter. Depuis jeudi, j’ai regardé six matchs du Standard afin de me faire une idée générale de ses individualités. Je me réjouis de découvrir leurs qualités à tous mais aussi et surtout leur caractère. » Il sera secondé par Peter Balette mais plus par Bernard Smeets.