SAFE FRIC Le monde entier est un cactus Note Les épines de Delphine LA DÉBANDADE Mets ta capote, mon pote L'épidémie de l'ignorance Parrains FACE CAMÉRA Bruxelles, mercredi 1er décembre Tout à l'abri ! Pleins feux Le coup de la languette Encore plus « Têtu » En attendant la victoire Carnet d'adresses

DEGAN,CATHERINE; FAUVIN,SANDRINE; PONCIN,JACQUES; ZINTZEN,PASCALE

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Samedi 27 novembre 2004

SAFE FRIC

Et enragent parce que, comme chaque année, cette saloperie nous fait la nique. « Menace sans précédent pour l'humanité », « défi le plus urgent à relever dans le monde », selon l'OMS. Autrement dit : arme de destruction massive. Or qu'est-ce qu'on fait, en notre beau siècle, contre les armes de destruction massive ? La guerre. Et qu'est-ce qu'il faut pour faire la guerre ? Du pognon. Beaucoup de pognon.

Le hic, c'est que s'il y en a bien un qui sort toujours couvert, c'est le pognon. Mieux : lui, quand il y a risque, il ne sort pas. C'est le safe fric. Et c'est aussi un argent, un agent de transmission. Par omission.

Catherine Degan

CHAPEAU

CHAPEAU

CHAPEAU

Le monde entier est un cactus

Par Catherine Degan, Sandrine fauvin, Jacques Poncin et Pascale ZintzenFidèle au poste, la Plate-Forme Prévention Sida coordonne la Journée mondiale du 1er décembre à Bruxelles. La désormais traditionnelle exposition d'info et de sensibilisation, intégrée cette année à « Bruxelles en scène », s'intitule « On s'est déjà rencontrés quelque part ? ». Topo avec Thierry Martin, directeur de la plate-forme.

Quel est le but de la journée du 1er décembre ? En est-on encore à « simplement » informer les gens sur le fait que le sida existe, ou est-ce plutôt l'occasion de tirer la sonnette d'alarme ?

S'il faut mettre des priorités dans nos actions, on peut dire que le sida est une maladie relativement bien connue du grand public. Bien sûr, il faut continuer à informer les jeunes générations. Mais, d'une façon générale, je dirais que la Journée mondiale du sida nous permet surtout, en effet, de tirer la sonnette d'alarme. Plus de 1.000 personnes ont été contaminées en Belgique en 2003. Le record de contaminations est battu. Et les premiers chiffres de 2004 sont très négatifs. Le but premier de cette journée, c'est donc de rappeler que tout le monde est concerné par l'épidémie. Que le préservatif est une responsabilité partagée. Que les gens se protègent, mais pas tout le temps, et qu'ils prennent ainsi des risques énormes.

Qu'est-ce qui caractérise plus spécifiquement la Belgique au niveau de l'épidémie ?

La politique de prévention pose clairement un problème dans notre pays aux compétences éclatées. En Communauté française, il est difficile de trouver un lieu où les personnes séropositives peuvent se rencontrer. La Communauté dit que ce domaine ne relève pas de ses compétences. Ce que soutient aussi le fédéral. Il y a les lieux médicaux, bien sûr, mais on manque cruellement d'endroits où les séropositifs pourraient se voir, parler de tout et de rien, organiser des activités. Et aussi partager des choses sur leur maladie, puisque ce genre de sujet reste souvent secret ou tabou au sein de la famille. De même, on manque aussi, dans ce pays, de lieux où des femmes séropositives d'origine étrangère pourraient se côtoyer. Pour le reste, la Belgique, comme l'ensemble de l'Europe, montre un relâchement général au niveau de la prévention, et le nombre de contaminés augmente.

Vous parlez de rencontre, de dialogue. C'est aussi autour de ce thème que s'articule l'exposition « On s'est déjà rencontrés quelque part ? ».

L'exposition s'inscrit, de fait, dans la continuité de ce que nous cherchons à réaliser toute l'année : être à l'écoute et offrir des lieux pour aborder le thème du sida. Avec l'expo, on crée un lieu où parler, pendant dix jours, de la maladie, de la prévention, de la solidarité. O.K., le grand public sait qu'il faut mettre un préservatif. Les campagnes de communication se chargent de le dire. Nous, nous devons faire un travail en profondeur, nécessaire parce qu'on aborde la sexualité, et que cela reste un sujet intime. Pour cela, il faut dialoguer avec les gens.

Concrètement, comment cela se passe-t-il dans l'expo ?

L'an dernier, beaucoup de personnes se sont exprimées devant ce que nous avions appelé des « caméramatons ». Nous avons sélectionné certains de ces témoignages, et ils vont défiler dans l'expo avec ceux de personnalités belges. Il y aura en outre des stands d'information et de discussion. L'idée centrale, cette année, c'est vraiment de faire de la prévention par les pairs. Le sida évolue, et nous devons faire avec. La maladie a 25 ans, les progrès thérapeutiques sont indéniables, et ils entraînent une normalisation du sida. C'est une nouvelle étape qui commence. Notre challenge est de continuer à rappeler que le sida ne se guérit pas et qu'il faut se protéger et protéger son partenaire. Pour cela, nous devons utiliser de nouvelles voies de communication. D'où l'implication du grand public, pour mieux toucher les gens.

L'exposition s'intègre aussi à « Bruxelles en scène », en plein coeur de la capitale...

Il était important que l'expo se tienne dans un lieu central, un lieu de passage, facile d'accès, comme l'est la galerie de la Reine. Parce que, malheureusement, le sida est aujourd'hui une thématique pour laquelle les gens ne se déplacent pas beaucoup.

Et les ados moins encore, sans doute. Vous cherchez donc à les toucher par la musique.

C'est clair, et c'est pour cela qu'on a imaginé, avec l'auteur-compositeur-producteur Alain Verdier, une chanson : « Mets ta capote, mon pote », qui sort en CD ce 1er décembre. Nous sommes partis de notre principe de base : l'implication par les pairs. Il faut que des jeunes s'adressent aux jeunes. La preuve, c'est que la campagne de cet été, « Sans latex, t'es déjà mon ex », a été un gros succès.

L'exposition présente également une oeuvre originale de Delphine Boël...

Elle illustre aussi une autre façon de communiquer. Cette oeuvre est également un message de prévention par rapport aux séropositifs qui s'ignorent. Elle nous dit que tout le monde doit s'asseoir et se poser la question : « Et moi, est-ce que je me suis correctement protégé ? ». Et agir en fonction de la réponse. (Propos recueillis par P. Z.)

Le Fonds de Solidarité Sida organise pour sa part, ce 27 novembre, à partir de 19 heures, un spectacle belgo-africain à la salle Lumen, 32, chaussée de Boendael, à Ixelles. Avec des artistes bénévoles tels Banafro, Team Superfly, Sangalayi, les Tambourinaires du Burundi, Ken Ndiaye, Dieudonné Kabongo, Kungu Luziamu, Makaya, Ihanika, Sylvie Nawasadio, Aline Bosuma... www.fondsdesolidaritesida.be/

Les épines de Delphine

Une chaleureuse ambiance bohème règne sur cette maison uccloise. Du rez-de-chaussée sourdent des pépiements d'enfant. Au sous-sol, comme alanguie sur ce qui n'est pour l'heure qu'un long socle couvert d'un drap taché de peinture, une énorme créature pailletée, toute en courbes, plonge ses yeux exorbités dans son miroir ventral, les pieds fichés dans un pot de fleur.

Je vous présente « Le cactus qui pète plus haut que son cul » ! Delphine Boël met l'avant-dernière main à l'oeuvre qu'elle bâtit, depuis deux mois, pour l'exposition de la Plate-Forme Prévention Sida. Sa blouse d'atelier est arlequin. Son cactus, vert de chez vert. Pas une once de noir, jaune, rouge ? C'est vrai, j'ai dû me retenir ! ironise-t-elle. Ce que vous voyez là est un « work in progress ». Je dois encore dorer le pot à la feuille. Coucher mon cactus sur son vrai fauteuil : un authentique Récamier, magnifique, que le Sablon Antiques Center me prête gracieusement. Et puis, surtout, il lui manque encore ses épines : des pointes de grands clous de tapissier, rouillés. Il faut qu'il soit piquant, pas subtil !

Même si elle avait déjà donné des oeuvres à l'une ou l'autre occasion, le cactus est à proprement parler la première commande faite à Delphine Boël pour une cause. Le lien avec la Plate-Forme Prévention Sida se nomme Serge Goldwicht, « créatif à facettes » et maître d'oeuvre de l'exposition née en 2003 sous les Galeries Saint-Hubert, « Bruxelles en Scène ». Après Venise, j'avais envie d'exposer mon Manneken Pis qui pisse et qui pète à Bruxelles, le plus près possible de la Grand-Place. Un ami m'a fait rencontrer Serge. Mais avec ses 4,5 mètres de haut, mon Manneken n'entrait pas dans les Galeries. Lorsque la Plate-Forme contacte Goldwicht pour son exposition, celui-ci pense tout de suite à Delphine. Je lui ai proposé comme première piste de réflexion : quand l'humour protège l'amour.

C'est là-dessus que j'ai enclenché - confirme-t-elle. En outre, j'aimais beaucoup le petit musée de « Bruxelles en Scène », et l'espace m'intéressait. Bien sûr, lorsque Serge m'a parlé de la thématique sida, je me suis d'abord dit : « Aïe aïe aïe, c'est un sujet très délicat. » J'ai eu un peu peur. Et puis, j'ai pensé : « Non, au contraire, c'est une bonne chose. » En Angleterre, où j'ai été élevée, c'est un sujet totalement ouvert, dont tout le monde parle librement. Se protéger, là-bas, est non seulement évident, mais même romantique. Celui qui ne se protège pas passe vraiment pour un con. Je ne me rendais pas compte que ce n'était pas tout à fait la même chose en Belgique, qu'il existait encore ici cette idée que « le sida, ça n'arrive qu'aux autres ». Je me suis donc dit que c'était intéressant. D'autant qu'on est encore plus sensible au sujet quand on a un enfant, qu'on sait qu'il faudra lui expliquer qu'il va grandir avec.

L'humour préside donc à la gestation du cactus flashy. Quoique... Cet été, j'avais beaucoup de cactus dans la tête. Après l'exposition à laquelle j'ai participé à Coxyde, en juillet dernier, quelqu'un d'important, que je ne nommerai pas, a dit beaucoup de choses très désagréables sur moi. Je me suis demandé comment on pouvait être aussi cruel. J'ai hésité à lui envoyer un gros caca de ma fille, ou un gros cactus. Recevoir un gros cactus par la poste, ça fait mal ! Et puis, quand Serge m'a appelée, je me suis dit : « Je vais faire un cactus ! » C'est comme cela que je fonctionne : je transforme les choses désagréables en positif. Là, voilà, j'ai fait mon cactus, il est sorti : je n'en ferai plus !

« Le cactus qui pète plus haut que son cul » est un être terriblement égocentrique. Il se regarde le nombril, qui en outre est un miroir. Il parle trop, il exagère, il est tellement brillant. Son pot en or raconte qu'il est riche. Il a du charme, il attire, il a un beau lit. Mais il est moribond. Et il est hérissé de clous rouillés : c'est un être qui tue. Il faut bien dire qu'ici, en Europe, bien plus qu'en Afrique par exemple, les gens ont de la chance. Et pourtant, mon voisin aussi a peut-être le sida. Mon cactus est tellement vaniteux que sa vanité le tue, mais il transmet la mort aussi. Quant à le rendre un peu humoristique, c'était évident, sans quoi je ne serais pas restée moi-même. C'est pour tout cela que cette commande était pour moi un excellent challenge.

Un pari, voire un risque que Serge Goldwicht revendique partagé. Sans aucune arrière-pensée médiatique, eu égard au nom de l'artiste ? J'avais demandé carte blanche à la Plate-Forme, on me l'a donnée. Ni Delphine ni nous ne savions ce qui allait sortir de cette commande. Les conditions premières, la fonction d'une oeuvre d'art, pour moi, c'est la transmission, et la puissance. Je travaille beaucoup sur l'idée d'une autre narration. Or, des artistes puissants qui transmettent, ça ne court pas les rues ! J'avais trouvé tout cela dans le Manneken Pis de Delphine. Alors, bien sûr, à la question de la médiatisation, à laquelle je vais certainement encore être confronté, je vous dirais honnêtement que, oui, c'est la cerise sur le gâteau. Mais c'est dangereux, aussi. De toute manière, la vérité, c'est l'oeuvre qui la donne, en définitive.

Celle-ci trônera seule dans une pièce sombre, en fin de parcours de l'exposition, nimbée d'un travail sur la lumière, sur l'ombre portée. Un travail sonore, aussi, histoire de créer une ambiance qui, selon le voeu de Delphine, mette mal à l'aise, donne le frisson. Quelque chose de répétitif, un peu à la « Eraserhead ». J'ai d'ailleurs travaillé en écoutant sans cesse le même CD de Studio Pagol. BMembre dudit collectif de musiciens Studio Pagol, et autrefois l'un des fondateurs du groupe Largo, Boulon signe le travail électronique sonore, plus que purement musical des deux CD qui tourneront de manière aléatoire dans la pièce. Au départ de conversations avec Delphine autour du projet dont il a ensuite suivi l'élaboration, il a tenté d'installer une ambiance qui contraste un peu avec l'allure plus joyeuse du cactus, une atmosphère plus lourde, plus dramatique. Quelque chose dans la veine de Brian Eno.

Un minimalisme qui n'est, de fait, pas précisément dans la manière Boël. C'est vrai, je fais toujours de grandes oeuvres. Ça flashe plus. C'est pour se faire remarquer ! Péché de vanité, peut-être ? Je ne sais pas : non, plutôt péché d'existence. Et puis j'adore être physique, je me dépense beaucoup quand je travaille. Je commence petitement, d'en bas, et puis quand je relève la tête, j'adore voir cette énorme chose au-dessus de moi, tellement plus grande que moi.

L'ambition qu'elle place dans son cactus est, elle, plus mesurée. Simplement, par exemple qu'en le découvrant, les jeunes s'exclament d'abord : « Waouw ! » Et puis que ça participe à dédramatiser, à rendre le sujet moins tabou et plus ludique que la pure info des brochures. Les gens qui connaissent mon travail s'attendent peut-être à ce que j'aie mis plein de zizis ou de capotes ! Ils vont être déçus ! plaisante-t-elle. Avant d'ajouter, sur le fil : Pour en revenir à cette question de médiatisation... Je rencontre chaque fois tellement d'obstacles. Je ne crois pourtant pas que je ne fais que la crotte... (C. DG.)

LA DÉBANDADE

Après dix années d'âpres combats, Exaequo, ASBL bruxelloise de prévention contre le sida, souffle les bougies et rallume les braises. Car le constat est loin d'être festif : les comportements ont changé, les gays se protègent moins, la maladie progresse.

Dix ans de trop ! En ce jour de novembre, Exaequo, rameute ses troupes sous un étendard rouge de colère et de frustration. Fred accueille les participants et ne mâche pas ses mots : 1.032 personnes infectées par le virus en 2003, c'est une catastrophe. Nous sommes ici pour tout remettre sur la table. Après dix années de prévention, assister à une recrudescence de la maladie constitue un véritable échec. Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment remobiliser la communauté gay ? Quels outils pour un regain de conscience ?

La journée promet d'être riche et animée. Prise de température au brunch, où différents représentants d'associations homosexuelles discutent en sirotant un café et en grignotant un croissant. Damien, 22 ans, aborde la raison de sa présence : Je suis assistant social, il est important pour moi de travailler sur la prévention et les méthodes de communication. Il répond, timide, quant à ses pratiques sexuelles : Je suis bien informé des risques, c'est vrai que je calcule un peu. Cela dépend de l'intensité du flirt. La prise de risque calculée ? Un des nombreux effets pervers de ces dix années de présence du sida. Après la mobilisation et la surmédiatisation, les gays ont baissé la garde. Vigilance et combat ont laissé place à la lassitude et à la facilité. Les trithérapies ont rendu la maladie quasi invisible, et on ne voit toujours aucune campagne de sensibilisation à la lourdeur du traitement, aux effets secondaires désastreux ou au rejet social encore tenace des malades.

Qu'en pense la ministre de la Santé ? Invitée à ouvrir la séance plénière, Catherine Fonk insiste sur les chiffres, gratifie l'assistance d'un discours qui laisse perplexe plus d'un auditeur et disparaît, après 5 minutes. Dans le cadre d'un chantier de réflexion où l'innovation, l'originalité des propositions et la créativité sont de mise, on apprend donc que le ministère va privilégier l'accord de crédits aux ASBL ou aux méthodes de prévention ayant déjà fait leurs preuves. Et, dans les faits, qu'est-ce que ça donne ? Un soutien affiché aux associations, l'affirmation d'une priorité quant à la prévention, mais une baisse des crédits de l'ordre de 4 %...

Vladimir Martens, de l'Observatoire du sida et des sexualités, enfonce le clou avec un sombre record : 66,8 % des malades infectés par le virus l'auraient été lors de rapports homosexuels. Dans la salle, on compte à peine une dizaine d'individus venus à titre privé. Où sont les premiers concernés ? Difficile de mener une guerre quand les principaux acteurs ont déserté le champ de bataille. Quant aux partenaires commerciaux, seuls trois représentants des 87 lieux gays de Belgique ont fait le déplacement. La discussion se poursuit pourtant entre derniers résistants. En petits ateliers, quelques axes importants de chantier s'ébauchent sous forme de propositions : coordination accrue entre associations, présence de la prévention dans toutes les ASBL homosexuelles, campagnes sur le dépistage et le statut sérologique, collaboration visible avec les personnes malades. Miloud, en vieux combattant aguerri, commente : Le problème n'est pas géographique ou pratique. Tu peux distribuer autant de capotes que tu veux sur les lieux de drague ou de consommation sexuelle, la question est de l'ordre de la responsabilité individuelle, du respect de soi et de son partenaire.

La prévention contre le sida résonne comme un rappel à l'ordre : celui du contrat social qui, s'il reconnaît des droits, impose aussi des devoirs à ses citoyens, quelles que soient leurs sexualités. (S. F.)

Mets ta capote, mon pote

Tel est le titre du single qu'Alain Verdier, auteur, compositeur, producteur, en association avec la Plate-Forme Prévention Sida, NRJ et TSP Records, lance le 1er décembre sur la place Fernand Cocq, à Ixelles, puis dans les radios jeunes et chez « tous les bons disquaires ». Et telles en sont les paroles :

Si tu fais l'amour

Ou une baise d'un jour

Tu risques la détresse

Enfile ton latex

Si tu te crois plus fort

C'est vraiment là qu't'as tort

Tu joues avec la mort

Tu vas perdre ton corps

Dans un moment d'ivresse

Quand précèdent les caresses

Ne sois pas trop hâtif

Mets ton préservatif

Ne fais pas de blocage

C'est trop con à ton âge

Surtout ne pas rougir

Ça gâche le plaisir

Et si t'es de sortie

Avec une jolie fille

Et que ça aboutit

Tout au fond de son lit

Si tu aimes l'aventure

Si tu veux qu'ta vie dure

Montre que t'es mature

Emploie des moyens sûrs

Amateur d'érotique

Quand tu « so-res » ta trique

N'oublie pas le déclic

Gaine-toi de plastique

Quand t'as enl'vé ta ch'mise

Quand t'as enl'vé ton froc

Regarde si tu l'as mise

Regarde si tout est OK

Pour une fellation

Pour un' pénétration

Fais toujours attention

Et prends tes précautions

Pensant à ton pénis

Sans y voir le vice

Pour pas que tu dévisses

Protège ton appendice

Si t'es noir, si t'es blanc

Ou si t'es basané

J'ai l'espoir que tu comprends

Qu'il faut te protéger

Musulmans, catholiques

Amants qui la niquent

Céder à la panique

Attitude archaïque

Tu connais la menace

Te prends pas pour un as

Enfile ton caoutchouc

Je dois pas te dire où

Si tu aimes la vie

Et pas le paradis

Ne lance pas de défi

Couvre-toi le kiki

Ne vis pas ça trop triste

Fais ça comme un artiste

Pratique ça comme un jeu

Un jeu qui rend heureux

Et pour que l'avenir

Te garde ton sourire

Je sais qu'c'est pas marrant

Mais pour ça prends le temps

Elimine les risques

Faut pas que ça te crispe

Ce n'est que provisoire

Nous on garde l'espoir

Homo ou hétéro

Et toi aussi « l'accro »

Fais passer le « mot »

Mets ta capote mon pote

J'te comprends pas ça craint

Mets ta capote mon pote

En tout cas moi ça m'botte

Ces cons d'hommes

Sans condom

Quels cons d'hommes.

L'épidémie de l'ignorance

Comment va le sida ? Il va bien, merci, hélas ! Il poursuit son petit bonhomme de chemin, d'une manière qu'on pourrait qualifier de hautement prévisible. Comme était prévisible la difficulté de mettre en branle et de poursuivre une riposte efficace. Le dernier rapport d'Onusida, cet organisme qui, de manière quasi continue, ausculte la planète et y traque le passage du redoutable virus, ce dernier rapport donc n'apporte guère de surprises : les pays les plus touchés continuent de l'être, les pauvres, les faibles (les femmes, souvent) et les ignorants continuent d'être une cible facile. La course aux médicaments continue - doublement : une course pour mettre ceux qui existent à la disposition d'un maximum, une course pour en élaborer de nouveaux. Et le vaccin se fait attendre, ce qui aussi ne constitue qu'une demi-surprise.

Naguère, lors d'une visite officielle en Belgique, le président sud-africain Thabo Mbeki a lancé un cri d'alarme, un appel à l'aide. Un appel bien compréhensible quand on sait qu'une personne sur trois mortes du sida séjournait en Afrique australe. Mais surtout un appel qui témoigne, comme le rappelait naguère un de nos meilleurs spécialistes de cette affection, le Pr Arsène Burny (ULB et Faculté des sciences agronomiques de Gemboux), d'un retour à la raison d'un homme politique qui passa plusieurs années à nier l'origine virale de la maladie et qui possède pour cela un peu de responsabilité dans la croissance de l'épidémie dans cette partie de la planète.

Sans doute, en effet, pourra-t-on un jour écrire l'histoire du sida comme l'histoire de toutes nos ignorances, tous nos aveuglements. Il ne faut pas aller bien loin pour le constater : il n'y a pas d'autre explication à la récente augmentation du nombre de personnes infectées dans notre propre pays que la croyance ô combien ! erronée que la maladie est désormais curable, croyance qui entraîne un relâchement des mesures de précaution. C'est cette ignorance aussi, couplée avec une situation chronique de dépendance, qui fait qu'en Afrique ce sont surtout les femmes qui sont touchées : plus de trois quarts des porteurs du virus de 15 à 24 ans au sud du Sahara sont des femmes. Saisissant. Ahurissant.

Voilà pourquoi il y a sur la planète quatre fois plus de séropositifs qu'il y a de Belges, que ce nombre a augmenté en 2004 d'un nombre équivalent à celui des francophones de Belgique, que la maladie a emporté sur l'année écoulée autant d'humains qu'il y a de Wallons. Plus que des chiffres bruts, ces comparaisons se veulent éclairantes. Et s'il fallait encore une donnée, on devrait dire qu'en Afrique noire l'espérance de vie a été d'un seul coup diminuée de 13 ans par le seul fait de la mutation d'un virus anodin de quelques singes. Seule une généralisation des traitements les plus modernes pourrait changer la donne. Mais...

Mais on sait qu'ils ne sont pas parfaits, qu'ils ont beaucoup d'effets secondaires. Mais surtout qu'ils sont chers, abominablement chers. Il n'empêche : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) tient toujours à son objectif de mettre 3 millions de personnes dans le monde sous traitement à la fin de l'an prochain. Elle y travaille d'arrache-pied et vient de prendre une initiative à un million de dollars, en confiant à une fondation américaine (Tides) le soin d'accompagner les futurs patients traités pour... les éduquer. Le patron de l'OMS, le Dr Kim, rappelle volontiers que la philosophie de son organisation est que « la santé dépend autant de ceux qui sont malades que de ceux qui les soignent », ce qui dans le domaine du sida se traduit par de vastes programmes de « préparation au traitement ». L'éducation, dont le manque est un facteur de risque considérable, devient ainsi, automatiquement, un facteur de bonne prise en charge. Si l'on n'a pas appris le safe sex, qu'au moins on apprenne à bien prendre ses médicaments...

Souvent aussi, les chercheurs doivent faire preuve d'humilité, et rappeler combien leurs erreurs ont été patentes. Mais qu'importe puisque, cent fois, ils remettent leur ouvrage sur le métier. Ils furent naïfs au point de croire qu'ils allaient préparer un vaccin presque aussi facilement que Pasteur le fit pour la rage. Et ils commirent beaucoup d'erreurs, mais, de chacune d'entre elles, ils apprirent quelque chose et, s'ils ne savent pas quand ils aboutiront à une préparation vaccinale parfaite, ils savent qu'ils progressent dans la bonne direction. La cible, explique Arsène Burny, est désormais clairement identifiée : il faut empêcher la molécule connue sous les initiales TAT de former un bouclier autour du virus, ce qui le rend hors d'atteinte pour toute intervention de type immunitaire.

On le voit donc : la science s'efforce de combler le fossé d'ignorance dont l'apparition du virus de l'immunodéficience humaine a révélé l'existence. La Belgique y contribue modestement, mais sûrement. Un des éléments classiques des trithérapies, le tenofovir, a été inventé à l'institut Rega, de la KULeuven. Et une fondation particulièrement généreuse (la Fondation Pierre et Colette Bauchau) vient de soutenir le laboratoire de Patrick Goubau, à l'UCL, qui tente d'élucider les raisons pour lesquelles le second virus du sida (VIH2) échappe si facilement aux traitements essentiellement conçus pour lutter contre le VIH1. Encore un peu d'ignorance qui devrait s'effacer... (J. P.)

XXXThomas Van Hamme.

J'ai le sentiment que les campagnes de prévention adoptent un ton assez léger et ne sont pas assez agressives. Moi j'irais vers des campagnes à l'anglaise. Est-ce qu'il ne faut pas dire les choses de façon encore plus crue ?

Jacques Mercier.

Le sida, ce n'est pas non plus une question d'âge. Tout peut arriver dans la vie, qu'on soit jeune ou vieux. On peut se retrouver célibataire, on peut se séparer... Il faut être en état d'attention, d'éveil, d'urgence tout le temps.

Jeff Bodart.

Est-ce qu'on va froidement laisser 60 millions de types crever d'ici 2020 ? Est-ce que nous allons bouger ? Nos gouvernements, c'est nous. C'est à nous d'élire des gens qui respectent nos revendications. C'est devant les fabricants de produits pharmaceutiques et les gouvernements qu'il faut aller brailler.

Opak.

Extrait d'une chanson écrite et chantée par Scylla (le virus) et l'AB (le contaminé). T'as plus d'mordant, hein ? Tu croules. Pourtant t'étais fort dans l'art d'épater les foules. Ma vie s'étale sur un fil. Elle se fige dans l'asphalte, sur la route de la mort / Mes initiales se profilent.

Donald Marsden

(séropositif). Les traitements sont extrêmement lourds au niveau des effets secondaires, très désagréables et parfois très lourds à porter dans la vie quotidienne. On sait aussi maintenant qu'ils ont des effets iatrogènes très importants. Moi-même, depuis deux ans, j'ai fait un cancer et j'ai aussi de très graves problèmes hépatiques.

Laurence Bibot.

C'est aux parents d'expliquer aux enfants. Il faut être pragmatique, expliquer comment cela se transmet, si c'est par-devant, par-derrière, par la bouche, par les yeux, par les mains, tout. C'est important que cela se fasse à l'école aussi. Il est important d'utiliser les mots justes, de ne pas prendre les enfants pour des idiots.

Maureen Louys.

C'est vrai qu'on peut avoir peur de casser l'instant, de jeter un froid. Pourtant on peut très bien se servir du préservatif de façon fun. Je laisse libre cours à votre imagination. Ce n'est pas être une fille facile ou un tombeur que d'avoir des préservatifs dans son portefeuille (peut-être pas 300, non plus... Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit !).

Mud Flow.

Peut-être aussi que les séropositifs n'ont pas envie de le dire car ils n'ont pas envie de sentir la compassion. Cela peut être lourd aussi. C'est la problématique du regard de l'autre.

Superlux.

Je trouve que la distribution de préservatifs dans les soirées, les concerts, les festivals, c'est une très bonne chose parce que souvent, dans ces occasions, on boit de l'alcool, et cela peut faire oublier des gestes très importants. Le seul fait d'avoir un préservatif en poche à ce moment-là peut sauver une vie.

Sylvie Desauw

(séropositive). Je suis encore là. Je vais bien, le moral est bon. La vie continue, je fais du sport, je voyage, je m'amuse, je vis la vie de toute personne en bonne santé... avec mon âge, évidemment. Et je vis toujours avec le même compagnon, depuis six ans.

Carlo de Fun Radio.

Je pense que le sida a des conséquences éthiques, philosophiques, sociales, morales... Sans le sida, on n'aurait jamais pu avoir un Reagan dans les années '80, un Bush maintenant et même Jean-Paul II n'aurait jamais pu remettre en question les acquis de Vatican II avec Jean XXIII, Paul VI, etc. C'est un peu comme si le sida avait permis à ce que j'appellerais les forces du recul, les forces réactionnaires, d'avoir un bon justificatif pour revenir à l'avant-plan.

FACE CAMÉRA

L'année dernière, dans le cadre de son expo « Le sida, exprimez-vous », la Plate-Forme Prévention Sida avait ouvert un caméramaton où les visiteurs étaient invités, seuls ou en groupe, à dire ce qu'ils avaient sur le coeur. Morceaux choisis.

Jérôme et deux amies

(un garçon et deux filles : 23 min 49 sec)

- Pour les hommes, cela paraît facile de mettre la capote. Mais non, ce n'est pas aussi simple.

- Alors, comment peut-on faire pour rendre le « mettage » de capote sexy et excitant ?

- Avec la bouche, peut-être ? Mais alors, attention aux dents pour ne pas abîmer le préservatif.

- Il faudrait trouver un moyen sensuel et qui ne casse pas l'ambiance du moment.

- On peut essayer de l'amener de manière marrante, en rigolant. Mais il ne faut pas nier que c'est une contrainte et qu'on ne peut pas faire sans.

Leila

(jeune fille maghrébine, 1h 05 min 2 sec)

On est dans une génération où l'amour est caoutchouté, mais cela n'enlève rien à la magie de l'amour. Mettre la capote, c'est respecter l'autre. Et c'est peut-être comme cela qu'on pourra commencer une belle histoire d'amour. Laisser tomber la prévention, c'est laisser tomber la capote et laisser tomber l'autre.

Carlotta

(jeune fille blonde 55 min 34 sec)

Il faut se protéger de la maladie, mais pas des séropositifs : les associations le rappellent chaque jour, mais on ne les écoute pas toujours. Car on a peur souvent d'eux... Nous devons apprendre à surmonter cette peur, car il n'y a aucune raison d'être contaminé en vivant tout simplement avec eux.

Esméralda

(fille black 13 min 25 secondes)

Quand on entend les jeunes, et surtout les jeunes Africains, eux, ils n'ont pas le sida, ce n'est pas pour eux, ce sont les homosexuels qui ont le sida, ou les Africains dans les pays pauvres, mais pas ceux qui sont ici en Europe. Et petit à petit, quand vous vous promenez dans les quartiers africains, à Bruxelles par exemple, il y a des gens qui disparaissent. On dit alors qu'ils sont morts de la méningite. Mais ça fait longtemps qu'on a compris que la méningite, c'était le VIH. Alors, il faut rappeler qu'il faut se protéger parce que c'est important. C'est facile d'aller en soirée, c'est facile de sortir, c'est facile de frimer, c'est facile de dire « elle, et elle, et aussi elle, je l'ai eue » ou de dire « lui, et lui et lui aussi, je l'ai eu ». Mais on ne sait pas avec qui tous ces gens ont couché avant et si ils ou elles ont utilisé le préservatif.

François Didier

(un poème : jeune garçon black à 13 min 57 sec)

Mesdames et Messieurs, bonsoir

Le sida est une triste histoire

40 millions de contaminés avec ou sans espoir

Comme la peste, comment faire pour que ce fléau ne soit plus qu'une ancienne histoire

Il n'existe aucune cure, alors attention

Contre lui, il (le préservatif) est votre seule protection

Parlez-en à tous ceux qui à vos yeux ont de la valeur

Et ensemble nous contribuerons vers un monde meilleur

Négligez sa valeur c'est parier sur sa vie et sa grandeur

40 millions sont ceux qui pleurent et parmi eux à épargner il n'y en a aucun

Utilisez et offrez le préservatif à votre prochain

Vous pourriez épargner sa vie et sauvez la vie à plus d'un

Nous tombons tous amoureux un jour

La confiance d'accord mais la prudence d'abord

Et ce pour toujours.

Bruxelles, mercredi 1er décembre

11 heures. Ouverture de l'exposition « On s'est déjà rencontré quelque part ? », 17 Galerie de la Reine, 1000 Bruxelles. Entrée libre tous les jours de 11 heures à 18 h 30 jusqu'au 10 décembre inclus.

18 h 30. Projection sur écran géant, place Fernand Cocq, à Ixelles, du court-métrage de Tesph Carlier, Viktor Gil Garcia et Gilles Granville, « Entre ou vers ».

18 h 45. Miniconcert de lancement du disque « Mets ta capote mon pote ».

19 heures. Départ de la Marche, avec diverses animations, de la place Fernand Cocq jusqu'à la Grand-Place.

20 h 15. Déploiement du Patchwork des noms des victimes dans la cour intérieure de l'hôtel de ville, Grand-Place.

Tout à l'abri !

Cette année, la Plate-Forme Prévention Sida fait aussi dans la culotte. Produits par la marque Eskimo, les slips et boxers sont imaginés pour mettre tout à l'abri : les fesses d'abord... et le partenaire ensuite. Avec en prime la petite pochette à l'avant pour y glisser ou y saisir tranquillement la capote. Et à l'arrière, le titre de l'expo 2004 « On s'est déjà rencontré quelque part ». Une culotte rigolote et toujours plus sûre.

Slips et boxers « Eskimo » pour femmes et hommes (en blanc et en noir), 5 et 7 euros. En vente à l'expo.

Pleins feux

Depuis 2002, l'initiative « Ithemba » réalise, en collaboration avec des personnes séropositives, des objets design inspirés par diverses cultures locales. Objet phare : l'ampoule Ithemba, décorée de perles et de silicone par un groupe de Sud-Africaines. Une initiative qui procure un revenu fixe à une trentaine de femmes. Deux nouvelles créations fantasques signées Elvis Pompilio attendent donc ces habitantes des townships. Elles vont maintenant reproduire les deux prototypes, puis les ampoules relookées seront vendues en Occident. Les dessins et prototypes seront mis aux enchères le 29 novembre, à Paris, au bénéfice de l'association « Dessine l'Espoir » ; qui, ensuite, touchera 6 euros par ampoule vendue.

www.dessinelespoir.org.

Le coup de la languette

Le goût vanille, la couleur rose ou l'effet strié... c'est bien. Mais enfiler la capote à l'aise, c'est peut-être encore mieux. Le labo français Protex a imaginé le « Pullon ». À la base du morceau de latex, une languette qui doit rester côté extérieur. Pratique pour comprendre dans quel sens placer le truc. En plus, la languette facilite nettement la pose. On tire dessus une fois la capote placée à l'endroit stratégique et, de l'avis des testeurs, ça s'enfile comme un gant : sans douleur, sans effort, et même à une main.

Préservatifs « Pullon », 4 euros le paquet de quatre et 7,50 euros le paquet de dix. En pharmacie.

Encore plus « Têtu »

Le magazine gay français « Têtu » du mois de novembre est, pour la 6e année consécutive, accompagné d'un « Têtu + », guide d'information gratuit sur le VIH. Derrière la couverture fushia, on trouve des portraits, des témoignages, des malades et des chercheurs, des infos concrètes, des reportages, des conseils, des adresses... Pratique et accessible, il est aussi sur le Net.

www.tetu.com.

En attendant la victoire

On ne le répétera jamais assez : pourquoi il est rouge, le célèbre petit ruban ? Parce qu'il est rouge comme la vie, la joie, et le sang. Et pourquoi il a une forme de « V » inversé ? Parce qu'il symbolise le « V » de la victoire et que, tant qu'un remède contre le HIV n'aura pas été trouvé, il gardera la tête en bas. Aujourd'hui, toujours tout retourné, il continue de nous rappeler le souvenir des personnes décédées du sida et la solidarité avec les malades et les séropositifs.

Carnet d'adresses

Prévention à l'attention

des publics étrangers et réfugiés

Sireas. Information et prévention du sida à l'attention des personnes immigrées, aide individuelle, publication de brochures et de matériel pédagogique en différentes langues, organisation de formation à la demande de tout groupe.

22 rue de la Croix, 1050 Bruxelles. 02-649.99.58.

Prévention à l'attention des usagers de drogues

Modus Vivendi. Prévention du sida et des maladies à transmission analogue à l'attention des usagers de drogues, réduction des risques liés à l'usage de drogues.

67 av. Emile de Béco, 1050 Bruxelles. 02-644.22.00.

Prévention à l'attention des prostitué(e)s et de leurs clients

Espace P. Prévention du sida et des maladies sexuellement transmissibles auprès des prostitué(e)s et de leurs clients.

116 rue des Plantes, 1030 Bruxelles. 02-219.98.74. Hainaut : 071-30.98.10. Namur : 081-72.16.29. Liège : 04/221.05.09.

Prévention à l'attention des hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes

Ex æquo. Promotion de la santé auprès des personnes ayant des relations homosexuelles ; édition de divers matériels pour la prévention du sida.

41 rue Locquenghien, 1000 Bruxelles, 02-736.28.61

Autres associations de prévention du sida

Plate-Forme Prévention Sida. Prévention à l'attention du public général.

67 av. Emile de Béco, 1050 Bruxelles. 02-733.72.99. ou www.preventionsida.org/

Coordination Sida Assuétudes Namur. Dépistage sida et développement d'action de prévention du sida et des MST.

3-13 rue Château des Balances, 5000 Namur. 081-72.16.21.

Aide Info Sida. Soutien aux personnes séropositives.

45 rue Duquesnoy, 1000 Bruxelles. 02-511.45.29. Ligne d'écoute tous les jours de la semaine de 18 à 21 heures : 0800-20.120.

Sidaction - Pays de Liège. 19 bd de la Constitution, 4020 Liège. 04-349.51.42.

Sida-MST Charleroi. Accueil, écoute, information, dépistage et suivi psycho médico-social des patients HIV.

1 bd Zoé Drion, 6000 Charleroi. 071-92.54.11.

Fonds de solidarité sida. Soutien, aide individuelle, financière et matérielle aux personnes séropositives en Région de Bruxelles-Capitale et en Communauté française.

1a rue de la Filature, 1060 Bruxelles. www.fondsdesolidaritesida.be/

Dépistage anonyme et gratuit

Centre Elisa. Centre de dépistage anonyme et gratuit financé par Médecins sans frontières.

46 rue d'Artois, 1000 Bruxelles. 02-513.26.51.

Dépistage et suivi des personnes séropositives et malades du sida

Centre de référence de l'ULB. Hôpital Saint-Pierre 322 rue Haute, 1000 Bruxelles. 02-535.31.77.

Centre de référence de l'UCL. Hôpital Saint-Luc, 10 av. Hippocrate, 1200 Bruxelles. 02-764.36.69.

Centre de référence Ulg. Polyclinique Brull, 45 quai Godfroid Kurth, 4020 Liège. 04-270.31.90.

CHU-Charleroi / Centre Arthur Rimbaud. 92 bd Emile Janson, 6000 Charleroi. 071-92.23.05.

Hôpital Erasme. 808 route de Lennik, 1070 Bruxelles. 02-555.45.36.

Centres locaux de promotion de la santé et autres organismes

Centre local de promotion de la santé de Bruxelles. 67 av. Emile de Béco, 1050 Bruxelles. 02-693.66.88.

Centre local de promotion de la santé du Brabant wallon. 56 av. Wisterzee, 1490 Court-St-Etienne. 010-62.17.62.

Centre local de promotion de la santé de Charleroi-Thuin. 1b av. Général Michel, 6000 Charleroi. 071-33.02.29.

Centre local de promotion de la santé du Hainaut occidental. 9 rue des Cordes, 7500 Tournai. 069-22.15.71.

Centre local de promotion de la santé de Huy-Waremme. 139 chaussée de Waremme, 4500 Huy. 085-25.34.74.

Centre local de promotion de la santé de Liège. 19 bd de la Constitution, 4020 Liège. 04-349.51.44.

Centre local de promotion de la santé de Mons Soignies. 30 rue de la Loi, 7100 La Louvière. 064-84.25.25.

Centre local de promotion de la santé de Verviers (CVPS). 9 rue de la Station, 4800 Verviers. 087-35.15.03.

Centre local de promotion de la santé du Luxembourg. 1bis chaussée d'Houffalize, 6600 Bastogne. 061-21.64.60.

Team Info Sida de l'armée. Test dépistage gratuit et anonyme et prévention du sida et des MST pour les militaires et leur entourage. Dépistage et suivi des personnes séropositives et malades du sida. Hôpital militaire Reine Astrid, rue Bruyn, 1200 Bruxelles. 02-264.44.45.

Projet Rousseau. 20 place Gaucheret, 1030 Bruxelles. 02-201.65.50.