Schaerbeek: prime de fin d'année menacée?

ROBERT,FRANCOIS

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Jeudi 28 mars 2002

Schaerbeek: prime de fin d'année menacée? FRANÇOIS ROBERT

Schaerbeek pourra-t-elle payer les primes de fin d'année à de ses fonctionnaires? Prise à la gorge par son plan de redressement, la commune doit faire 4 millions d'euros d'économie sur le personnel sur la période 2002-2005. Le «saut» de la prime représenterait une économie d'un million d'euros.

Cette prime n'est pas acquise d'office. Chaque année, en décembre, sur proposition du collège, le conseil communal en vote l'octroi. Un millier de personnes environ (dont sans doute 300 à statut précaire) la reçoivent. Au sein du personnel communal se manifeste un mouvement de grogne et une pétition circule. Ni le personnel de police (400), ni les enseignants (800) ne sont toutefois concernés.

Inévitable, le saut de la prime de 2002? Il y a une alternative, tout aussi désagréable: la suppression d'une trentaine d'emplois contractuels pour un montant salarial équivalent. Le bourgmestre Bernard Clerfayt rappelle cependant qu'aucune décision sur le saut d'une prime (ou le licenciement de contractuels) n'est formellement décidée au collège. Ces options font partie d'un panel de mesures sur lesquelles le collège réfléchit. Une autre solution consiste à ne pas remplacer les partants.

Nous avons calculé, déclare Bernard Clerfayt, que le non-remplacement permet d'économiser 2,5 millions d'euros d'ici 2005. Nous ne sommes plus loin des 4 millions exigés par la Région. C'est tout l'enjeu des discussions actuelles. Ou bien on parvient à restructurer les services et les faire fonctionner correctement avec moins de personnel. Ou bien il faudra prendre des mesures impopulaires. Je signale que le retrait de la prime de fin d'année pour 2002, si elle est décidée, serait un «one shot». Elle ne serait pas reproduite les années suivantes.