Sommet de crise à Bruxelles pour les dirigeants européens

n.c.

Dimanche 23 octobre 2011

Les dirigeants européens vont tenter de surmonter leurs divergences ce dimanche sur les moyens d’enrayer la crise de la dette lors d’un sommet capital, où l’Italie se retrouvera sous pression pour respecter ses engagements budgétaires.

La réunion est la première grande étape d’un processus en dux temps censé s’achever mercredi par un nouveau sommet et des décisions attendues par le monde entier, de plus en plus inquiet du risque de contagion planétaire, à l’image des Etats-unis et de la Chine. Elle s’ouvre à 10h par une rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement des 27 pays de l’Union européenne et se poursuit l’après-midi et sans doute très tard le soir par une réunion des dirigeants des seuls dix-sept Etats de la zone euro.

Les deux acteurs-clé, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy, se sont déjà rencontrés samedi soir pour tenter d’aplanir leurs divergences sur la réponse à apporter.

Leurs déclarations optimistes laissent penser qu’un rapprochement timide s’est amorcé. Paris et Berlin se disputent depuis plusieurs jours notamment sur les modalités pour renforcer le Fonds de secours de la zone euro en faveur des pays en difficulté, le FESF, principal pare-feu contre la contagion.

Il faut commencer pour la zone euro par stabiliser la Grèce, asphyxiée par une dette colossale de quelque 350 milliards d’euros, en demandant aux banques créancières du pays d’accepter une perte d’au moins 50 %, contre 21 % décidé en juillet.

En contrepartie, une recapitalisation des banques européennes, supérieure à 100 milliards d’euros, est prévue afin de les aider à amortir le choc.

Les ministres des Finances de l’UE se sont mis d’accord samedi soir sur un plan en ce sens. Le chiffre de 107 à 108 milliards d’euros a été retenu. Restent à définir les modalités.

Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, va aussi se retrouver sous pression lors du sommet. Car Rome suscite l’irritation de ses partenaires qui redoutent une crise de la dette grande ampleur en zone euro si les comptes publics de Rome ne sont pas fermement tenus.

Avant le début du sommet, un tête-à-tête doit du reste avoir lieu entre M. Berlusconi et le président de l’UE, Herman Van Rompuy. Le chef du gouvernement italien a dû aussi entendre samedi soir les récriminations de la chancelière allemande Angela Merkel.

(d’après AFP)