Statut ouvrier

DEMONTY,BERNARD

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Mardi 15 décembre 2009

Le gouvernement tente une médiation

Les partenaires sociaux ne sont toujours pas parvenus à s’entendre sur la prolongation du chômage économique de crise et sur l’harmonisation des statuts d’ouvrier et employé.

Devant le blocage, le conseil des ministres restreint est entré en scène, lundi. Il se réunira encore ce mardi. Il y a urgence : sans accord, le chômage économique de crise ne sera pas reconduit après le 1er janvier, ce qui provoquerait des milliers de licenciements. Une perspective impensable, ce qui explique l’entrée en scène des autorités politiques.

Le premier dossier litigieux concerne la prolongation du chômage économique de crise pour une nouvelle période de six mois. Les patrons veulent assouplir les conditions d’application du système, en l’ouvrant aux entreprises qui n’ont subi que des pertes limitées. Les syndicats refusent.

Le second dossier a trait à l’harmonisation des statuts d’ouvrier et d’employé. Les représentants des travailleurs exigent que les délais de préavis des ouvriers soient alignés sur ceux, plus favorables, des employés.

Les patrons sont opposés à cette revendication. « Si nous devons augmenter le préavis des ouvriers, cela va induire des coûts pour les entreprises et des licenciements », martèle Pieter Timmermans (FEB).

Ce mardi, les partenaires sociaux se retrouveront pour une réunion du Conseil national du travail. La fumée blanche pourrait émerger, suite à la médiation du « kern ».

Les syndicats exigent, en toute hypothèse, des avancées sur l’harmonisation des statuts. Et se montrent menaçants. La CSC n’exclut pas d’aller en justice pour obtenir l’harmonisation, même si le syndicat dit privilégier la concertation. Quant aux métallos de la FGTB, ils ont publié un communiqué qualifiant le groupe des Dix de « sclérosé et inopérant. » Le syndicat menace : « A défaut de solution allant dans le sens d’une extinction des discriminations entre travailleurs, nous envisagerons toute autre possibilité nous permettant d’obtenir gain de cause. » Des menaces qui irritent le patronat, qui relève avoir toujours joué le jeu de la négociation et affirme que les syndicats n’ont pas toujours eu une position unique ces derniers jours.